L'essoufflement est une sensation réellement oppressante. S’il peut être expliqué par certaines pathologies somatiques, en leur absence, il est généralement attribué au stress. Parallèlement, cette réaction physiologique accentue à son tour le poids des angoisses créant ainsi un cercle vicieux. Pour le rompre, il est crucial de trouver des solutions préservant la santé respiratoire et permettant une gestion plus efficace de l’état émotionnel.

Qu'est-ce que l'essoufflement lié au stress et comment le reconnaître ?

À mesure que les recherches progressent dans la compréhension du stress, il devient de plus en plus évident que ce phénomène exerce une influence sur l'ensemble des organes et des fonctions corporelles. Aujourd’hui, nous allons expliquer comment cet état mental peut conduire la personne à se retrouver à bout de souffle.

Les facteurs de stress pouvant causer l'essoufflement

Le stress va provoquer l'essoufflement à travers un enchaînement de réactions physiologiques complexes.

En effet, lorsqu'une personne y est exposée, son corps réagit par l'activation du système nerveux sympathique qui vise à la préparer à faire face à une situation anxiogène. Il va alors libérer de l'adrénaline et du cortisol.

Les catécholamines, sécrétées par les glandes surrénales, vont augmenter le débit sanguin vers les muscles. Quant à l’hormone du stress, elle va favoriser la mobilisation les réserves d'énergie. A ce stade, l’organisme va exiger une quantité accrue d'oxygène pour optimiser le fonctionnement des groupes musculaires et des organes vitaux. Ce besoin en oxygène supplémentaire va également permettre de dupliquer la vigilance. 

Cependant, quand la respiration devient trop rapide, cela peut conduire à une hyperventilation. Nous observons alors, selon Schleifer et ses collaborateurs (2002), une perturbation de l'équilibre entre l'oxygène et le dioxyde de carbone dans le corps qui se traduit par une baisse du taux CO2 artériel et un excès d’O2. C’est ce déséquilibre gazeux qui peut entraîner la sensation d'essoufflement.

Les symptômes de l'essoufflement lié au stress

L'essoufflement, ou la dyspnée, se définit comme une perturbation du rythme respiratoire occasionnant une difficulté ou un inconfort au niveau des inspirations et des expirations.  Le sujet a l’impression de manquer d’air, et cela peut être réellement angoissant.

Ces manifestations peuvent être dues à un effort physique prolongé ou intense. Mais elles peuvent être occasionnées par des pathologies cardiaques, métaboliques ou pulmonaires, comme le souligne Dezube (2021). Cependant, il n’est pas rare que ce trouble soit une conséquence du stress. 

Pour confirmer cela, il serait pertinent de considérer le quotidien actuel de la personne afin de chercher les diverses causes qui peuvent expliquer des tensions mentales. Parallèlement, nous devrions observer des symptômes associés à l’essoufflement, tels que :

Les conséquences de l'essoufflement lié au stress sur la santé

Il est essentiel de ne pas négliger l'essoufflement en cas de sa persistance. En effet, ce symptôme, apparemment bénin, peut avoir un impact considérable sur le fonctionnement de l’organisme et sur la qualité de vie du sujet.

L'impact de l'essoufflement sur l’organisme

Le fait que le rythme cardiaque soit perturbé et que les poumons aient à fournir une grande quantité d’oxygène, perturbant l’équilibre gazeux, va engendrer une sensation de gêne et de fatigue pulmonaire.  Par ailleurs, ces inspirations excessives vont également avoir des conséquences sur le cœur et sur le cerveau. En effet, le premier se verra battre trop fort, et si cela dure longtemps, des soucis cardio-vasculaires pourraient apparaître.  Quant au second, son activité pourrait être modifiée par cet apport accru d’O2, entraînant des vertiges, de l’agitation et des difficultés cognitives.

Enfin, Schleifer et ses collègues (2002) ont démontré que l’essoufflement se traduit généralement par le passage d'une respiration abdominale à une respiration thoracique. Cela occasionne une tension dans la région du cou, des trapèzes et des épaules et peut, sur le long terme, provoquer des troubles musculosquelettiques.

L'influence de l'essoufflement sur la qualité de vie quotidienne

Le fait d’être essoufflé de manière régulière va avoir un retentissement significatif sur la mobilité et les activités quotidiennes. Le sujet rencontrera des difficultés à accomplir les tâches physiques qui lui incombent, qu'elles soient d'ordre professionnel, ménager ou autre. Ceci peut conduire à un mode de vie de plus en plus sédentaire.

En parallèle, la personne peut réduire ses sorties et ses engagements sociaux par appréhension de l’essoufflement et du regard des autres. Cet isolement peut avoir un impact sur ses relations interpersonnelles

Enfin, reclus et préoccupé par son symptômes, l'individu peut développer des angoisses et une détresse psychique accrues.

Les conséquences de l'essoufflement lié au stress sur la santé

Solutions rapides pour mieux respirer et diminuer l'essoufflement dû au stress

Les recherches scientifiques ont confirmé que le stress peut entraver la façon de respirer, la rendant saccadée et provoquant des épisodes d'essoufflement. À l'inverse, une respiration adéquate peut significativement réduire le niveau de stress. Dans cette perspective, nous allons explorer des méthodes visant à améliorer l'échange gazeux, favorisant ainsi la sérénité et mettant un terme aux sensations de dyspnée.

Techniques de respiration pour apaiser immédiatement l'essoufflement

Afin de palier le stress et l'essoufflement rapidement, il est possible d’utiliser une des méthodes suivantes :

Activités physiques bénéfiques pour améliorer la respiration et réduire le stress

Le sport est une drogue douce et bienfaisante. En effet, pendant l’exercice, le corps sécrète de dopamine, de l’adrénaline ou des endorphines. Le bien-être et le plaisir, dégagés grâce à de telles substances, peuvent rendre la personne dépendante de la pratique physique et aux effets que les neurotransmetteurs provoquent sur elle. Cela est loin d’être une mauvaise chose, puisque l’impact d’une sécrétion régulière de ces hormones va réduire le stress de l’individu sur le long terme.

Et pour combiner l’apaisement et l’amélioration du souffle, il est conseillé d’opter pour les sports d’endurance tels que la natation, la marche soutenue ou le vélo.

Pratiques de relaxation pour diminuer l'anxiété et favoriser une meilleure respiration

Parmi les techniques de relaxation qui peuvent être redoutables face au stress et à l’essoufflement, il y a :

Solutions rapides pour mieux respirer et diminuer l'essoufflement dû au stress

Conseils pour prévenir l'essoufflement lié au stress à long terme

Pour contrer les effets du stress et prévenir les symptômes respiratoires qui en découlent, il est impératif d'incorporer dans la routine quotidienne des méthodes axées sur la promotion du bien-être.

Gestion du stress au quotidien pour éviter les épisodes d'essoufflement

La méditation, le sport, le yoga et les techniques de respiration peuvent être utilisés à l’instant où le sujet se sent à bout de souffle, si son environnement et sa situation le permettent. Par ailleurs, ces pratiques peuvent être intégrées de manière régulière dans la routine quotidienne, tout comme la relaxation musculaire progressive et l'auto-hypnose.

La tenue d'un journal peut également être une stratégie bénéfique afin de libérer l'esprit des ruminations et pour réduire le niveau de stress. Enfin, une formation aux méthodes de gestion du temps et des priorités semble être une alternative pertinente pour prévenir l'épuisement au travail et éviter d'être submergé par les angoisses et les contraintes temporelles à respecter.

Adoption d'un mode de vie sain pour renforcer la capacité respiratoire

Adopter une alimentation saine revêt une double importance. Premièrement, un régime alimentaire équilibré contribue à la réduction du stress. Deuxièmement, cela prévient la prise de poids, qui est considérée comme un des principaux facteurs associés aux affections respiratoires. Il faut savoir que l’obésité fatigue l'organisme et altère l'efficacité de la cage thoracique (Ameli, 2022).

Par ailleurs, il est crucial d'abandonner les cigarettes. Nous savons tous à quel point le tabagisme est nocif pour les poumons.

Enfin, il est essentiel de bénéficier d'un sommeil de qualité pour éviter l'essoufflement. Il est intéressant de noter que les pneumologues sont fréquemment consultés en cas de problèmes de sommeil. Cela met en évidence le lien étroit existant entre le fait de bien dormir et le bien-être respiratoire.

Quand consulter un professionnel de la santé pour l'essoufflement lié au stress ?

Selon Ameli (2022), il est important de contacter rapidement un médecin si les essoufflements s’aggravent ou s’accompagnent d’expectorations, d’une toux qui dure depuis plus de 3 semaines ou d’une intensification des symptômes en position allongée.

Le Dr Sharoha (2023), rajoute d’autres signes qui devraient alerter le sujet, tels que :

Quand s’adresser à un professionnel de la santé mentale ?

Une fois que le médecin exclura tout problème somatique, expliquant les symptômes, il orientera le patient vers un professionnel de la santé mentale pour qu’il l’aide à prendre en charge son stress. Dans de rares cas, ce dernier pourra prescrire un traitement médicamenteux visant à réduite le niveau d’anxiété.

Mais généralement,  le psychologue ou le psychiatre évaluent le cas pour recommander la thérapie la plus adaptée. Ils pourront opter pour la thérapie cognitivo-comportementale, la thérapie systémique ou la psychanalyse. Le choix dépendra en grande partie de la propension du sujet à l'introspection et de son histoire personnelle. 

Conclusion

L'essoufflement associé au stress a des répercussions importantes sur la santé physique et mentale. L'isolement et à la sédentarité, secondaires à ces manifestations respiratoires, sont préjudiciables à la qualité de vie. Quant aux effets sur les poumons, le cœur, le cerveau et le système musculosquelettique, ils soulignent l'importance de trouver des solutions. Les techniques de respiration, les activités physiques et les pratiques de relaxation se révèlent comme des moyens rapides pour atténuer les symptômes, alors que la gestion du stress et l’adoption d’un mode de vie sain concourent à restaurer le bien-être sur le long terme.

Essoufflement lié au stress : Solutions rapides pour mieux respirer

Dès le plus jeune âge, nous acquérons diverses compétences nécessaires pour réussir dans la vie, mais la relaxation fait très rarement partie de cet apprentissage. Pourtant, il s’agit d’une aptitude exceptionnelle pour améliorer la qualité de vie. Heureusement, il n'est jamais trop tard pour s'initier aux techniques anti-stress. Intégrer les exercices dans la vie quotidienne constitue un point de départ vers un nouveau chapitre empreint de sérénité.

Les bienfaits de la relaxation pour évacuer le stress

D'après Baste (2014), le verbe "relaxer" a fait son apparition dans la langue française au 12ème siècle. Appartenant au jargon juridique, il signifie le fait de libérer un prisonnier ou un accusé. Plus tard, il a également été intégré dans le vocabulaire médical, puis psychologique. Depuis, il désigne aussi le relâchement musculaire et psychique. Il est important de souligner la connexion entre ces deux définitions, car même dans le domaine mental, les techniques de relaxation, en tant que méthodes psychocorporelles, visent la libération du sujet de son stress et de ses angoisses.

Selon le Dr Lee Ryu (2018), cet état de détente profonde procure divers bénéfices à celui qui l’expérimente :

Les techniques de relaxation les plus efficaces

Dans sa recherche de la quiétude, l'être humain a découvert des techniques de relaxation favorisant une bonne santé mentale. Ces méthodes, reposant parfois sur un savoir-faire ancestral, s'appuient aussi sur des données scientifiques et neurophysiologiques qui attestent de leur efficacité.

La respiration profonde et contrôlée

Le réflexe de la respiration est géré par le tronc cérébral, et principalement par le bulbe rachidien. Par contre, le fait de respirer de manière profonde contrôlée va se faire sous l’impulsion du cortex cérébral.  Selon Herrero (2018), cette pratique favorise une synchronie spécifique entre les zones du cerveau et va améliorer la concentration et le contrôle émotionnel.

Pour la pratiquer, il est possible de s’allonger sur le dos ou de s’asseoir. Il est recommandé de placer une des mains au niveau du diaphragme et l'autre au-dessus de la poitrine. Il faut ensuite inspirer lentement par le nez. Le ventre doit se gonfler durant l’inspiration et la poitrine devra rester immobile. Lors de l’expiration par la bouche, il faut que l’abdomen se contracte petit à petit.

Il est conseillé de répéter cet exercice tous les jours pendant 2 minutes au début, puis d’augmenter progressivement sa durée jusqu’à 10 minutes ou plus.

La respiration profonde et contrôlée

La relaxation Progressive de Jacobson

Selon cette méthode, la relaxation musculaire et le bien-être psychique sont interdépendants l’une de l’autre. C’est pourquoi il est capital de détendre ses différents groupes musculaires afin d’atteindre la sérénité.

Pour s'exercer à cette technique, il est recommandé de s'installer dans une position confortable, de fermer les yeux afin de favoriser une concentration maximale et d'adopter une respiration profonde. Ensuite, il convient de diriger son attention vers une partie spécifique du corps, de contracter délibérément les muscles de cette région pendant quelques instants avant de les relâcher. Cette séquence est répétée pour chaque zone du corps, et ce, en allant du bas vers le haut ou inversement, pour accéder à un état de relâchement physique et mental total.

La méditation guidée

D’après Neuville et Yaïch (2019), diverses études ont démontré les effets positifs de cette pratique sur le stress, la régulation émotionnelle et sociale, la qualité du sommeil, et même sur le processus de vieillissement.

Lorsque la méditation est guidée, c’est-à-dire dirigée par un narrateur, elle modifie l’état de conscience permettant une communication avec l'inconscient. Cela favorise un profond travail mental aidant à atteindre le bien-être émotionnel. Pour que la séance se déroule correctement, la position du sujet doit être confortable, sa respiration consciente et la concentration optimale sur les indications du guide qui font appel à l’imagination. En cas d’émergence d’idées distrayantes, il est conseillé de ne pas se bloquer, mais de  se focaliser à nouveau sur sa respiration et sur l'écoute du narrateur.

La visualisation créative

C’est Shakti Gawain qui a développé cette méthode dans les années 70. La technique repose sur la notion de plasticité cérébrale et sur le principe selon lequel des connexions neuronales s’opèrent au fil des expériences vécues, mais également de celles imaginées. Quand une personne ressent du stress en anticipant un événement futur, elle peut se représenter mentalement la situation de manière positive, se préparant ainsi à la confronter et à minimiser l'impact de son appréhension.

L’approche implique les étapes suivantes :

Le yoga

Diverses études scientifiques ont confirmé l'efficacité de ce sport dans la régulation de la sécrétion de cortisol, l’hormone du stress. Ces recherches ont également mis en évidence une amélioration significative de l'état général des individus pratiquant le yoga, ainsi que de leur capacité à faire face à des situations anxiogènes.Il faut savoir que cette pratique se décline en plusieurs types. Parmi les plus populaires, nous pouvons citer le Hatha, le Vinyasa, l'Ashtanga, le Yin, et le Kundalini. Bien que tous intègrent des postures, la respiration et la méditation, ils se distinguent par leur intensité. Certains sont plutôt sportifs, tandis que d'autres adoptent un rythme plus lent.

Comment intégrer les exercices de relaxation dans sa routine quotidienne ?

L'optimisation des bienfaits des méthodes de relaxation nécessite une pratique régulière, même si cela peut sembler difficile au départ. Souvent, les journées sont déjà bien remplies, et le temps dédié pour soi est quasi-inexistant, et ce, surtout en semaine. Cependant, ceux qui font face au stress et à ses répercussions physiques, telles que des problèmes dermatologiques, des douleurs abdominales ou des symptômes cardio-vasculaires, savent à quel point l'établissement d'une routine apaisante est impératif. Afin de faciliter la mise en place de ce type de rituel, il est recommandé de prendre les mesures suivantes :

Les erreurs à éviter lors de la pratique des exercices de relaxation

Afin que le rituel de la relaxation soit efficace et que la personne ne s’en détourne pas, il est capital de connaître les erreurs à ne pas commettre :

Les ressources complémentaires pour approfondir ses connaissances sur la relaxation et le stress

Pour mieux s’informer sur les moyens de rompre avec le stress et sur son impact négatif sur la vie, il existe une infinité de sources et de documents accessibles à tous qui permettant de connaître les meilleures techniques de relaxation et les autres méthodes de gestion des angoisses.  

Les Livres 

Il est possible de se les procurer en version PDF en ligne ou de les acheter en format papier. Parmi les livres que nous recommandons, il y a :

Articles scientifiques

Pour accéder à des contenus de qualité, il suffit de faire de recherches sur Google Scholar. Cela permet de trouver des articles universitaires et des publications issus de revues médicales et psychologiques reconnues. Il est également possible de s’inscrire sur des plateformes comme Cairn ou ScienceDirect

Toutes ces alternatives garantissent des informations parfaitement vérifiées et étayées par des arguments scientifiques.

Sites web

Les sites spécialisés dans la psychologie et qui proposent des articles rédigés par des professionnels ou vérifiés par des psychologues et des médecins, aident à faire le tour des dernières informations et techniques en matière de gestion de l’anxiété et du stress. Parmi les plus conseillés, il y a :

Vidéos et Chaînes YouTube 

Certains experts en santé mentale diffusent des contenus sur des plateformes telles que YouTube, proposant des vidéos enrichissantes pour ceux qui font face au stress. Parmi ces derniers, il y a le psychothérapeute,  Benjamin Lubszynski, qui permet de découvrir et de s’initier facilement à diverses pratiques relaxantes. Il y a également Cédric Michel,  un hypnothérapeute qui propose d’excellentes vidéos appréciées par les amateurs de méditation.

Conclusion

Les avantages de la respiration profonde, de la relaxation progressive, de la méditation, de la visualisation et du yoga sont nombreux. Cela va de l’amélioration de la santé cardiaque au renforcement de l’immunité en passant par le développement des ressources mentales pour mieux faire face au stress. Pour tirer pleinement profit de ces bienfaits, il est essentiel d'incorporer la pratique de ces exercices dans un rituel quotidien. Cela requiert de la discipline, un suivi régulier des résultats, mais il faut aussi envisager ces activités relaxantes comme une expérience plaisante plutôt que de les appréhender comme une obligation contraignante.

Exercices de relaxation efficaces pour évacuer le stress

Une étude menée par IPSOS, en 2023, révèle que 65 % des Français s’estiment stressés. 45 % d’entre eux signalent une augmentation de leurs angoisses au cours des deux dernières années. Si cette problématique était limitée à une souffrance mentale, elle serait peut-être moins préoccupante, mais le stress s’attaque pratiquement à chaque organe et cause des manifestations gênantes. Aujourd'hui, nous nous concentrons sur sa capacité à générer des douleurs œsophagiennes, entraînant une altération de la qualité de vie. 

Comment le stress génère-t-il des douleurs à l’œsophage ?

Le stress exerce une influence significative sur plusieurs composantes des systèmes gastrique et digestif, dont l'estomac, les intestins et le côlon. Lorsqu'il induit des douleurs à l'œsophage, ce phénomène peut être attribué à divers mécanismes physiologiques complexes.

Les effets du stress sur l'œsophage

Nombreuses recherches ont permis de décrire les conséquences du stress sur l’œsophage :

Il convient de souligner que les variations de la motilité œsophagienne, l'augmentation de l'acidité et l'élévation de la sensibilité de l'œsophage peuvent engendrer des douleurs parfois intenses dans cette région.

Les conséquences des douleurs œsophagiennes dues au stress

Les douleurs œsophagiennes induites par le stress compromettent considérablement le bien-être quotidien, avec l'installation de brûlures et de spasmes dès le réveil. De plus, l’alimentation peut aggraver ces symptômes. Tout cela participe à intensifier la focalisation sur les ressentis physiques et à biaiser l'évaluation de l'intensité de la douleur, créant ainsi un cercle vicieux d'angoisses croissantes.

Par ailleurs, les algies ont aussi pour conséquence la perturbation du sommeil, car le sujet est trop crispé. Enfin, la vie sociale peut également être impactée. Cela se manifeste généralement par une réticence à participer à des activités habituelles ou à sortir avec le groupe d’amis proches.

Les solutions efficaces pour soulager la douleur à l‘œsophage due au stress

Pour venir à bout des douleurs à l’œsophage, il faut aussi bien agir sur le mal-être psychique que sur les manifestations physiques.

Les techniques de gestion du stress

Les techniques de gestion du stress ont des racines généralement ancestrales. Certaines ont été perfectionnées ou réglementées par des médecins et autres spécialistes de la santé mentale afin d’optimiser leurs effets sur les angoisses, mais également sur le bien-être physique. Parmi celles que nous recommandons aux sujets ayant des douleurs à l’œsophage dues au stress, il y a :

L'alimentation adaptée pour prévenir la douleur à l’œsophage due au stress

Quel que soit le mécanisme sous-jacent aux douleurs œsophagiennes dues au stress, il est généralement conseillé de :

Les médicaments et traitements recommandés pour soulager la douleur œsophage due au stress

Les médicaments qui pourront être prescrits dépendront de la cause des douleurs ressentis dans l’œsophage. Si elles sont dues aux spasmes induits par le stress, les docteurs s’orienteront plutôt vers des inhibiteurs calciques ou des antidépresseurs tricycliques. Ces deux alternatives favoriseront le relâchement musculaire. Dans le cas de l’inefficacité de la médication, il se peut qu’une injection de toxine botulique soit recommandée.

Mais lorsque ce sont les brûlures dans l’estomac qui sont à la racine des algies, le patient aura droit à du charbon, à des antiacides et des pansements gastriques.

Le praticien pourra également donner des comprimés contre l’anxiété. Cela peut aller d’une supplémentation en magnésium à des traitements anxiolytiques.

Conseils pratiques pour éviter la douleur à l’œsophage liée au stress au quotidien

Une bonne organisation, du sport et un mode de vie sain sont des démarches faciles à mettre en place et accessible à tous afin de réduire le stress au quotidien et prévenir ainsi les douleurs à l’œsophage.

La gestion du temps et des priorités

Benjamin Franklin disait que le temps était de l’argent. Nous dirions que sa gestion, c’est également une source d’apaisement incontestable. En effet, en ayant une grande maîtrise sur son planning, le sujet sort du flou et anticipe facilement et sereinement l’avenir. Pour cela, il est bien sûr capital de définir les priorités. Il faut donc recenser toutes les tâches à exécuter et les classer selon leur importance et leur urgence afin d’arriver à les réaliser dans les bons délais. La planification, le fait de ne pas se laisser déstabiliser par les distracteurs ainsi que la capacité à dire non quand il le faut, rendent le quotidien plus organisé et plus simple à aborder. L’individu ne se laissera alors plus déborder par ses activités professionnelles et pourra s’accorder des moments de repos et de bien-être.

L'exercice physique régulier pour réduire le stress

Il est de plus en plus préconisé par le corps médical d'adopter une pratique sportive régulière pour réduire les risques d'obésité, de maladies cardio-vasculaires et de troubles anxieux. L'exercice physique induit, en effet, une sécrétion de dopamine et d'endorphines, engendrant une sensation de sérénité et d'apaisement.

Cependant, il est crucial de noter que dans le cas où une personne souffre de douleurs à l'œsophage, et particulièrement si ces algies résultent d'une production accrue d'acide gastrique, des activités sportives intenses ou stimulant l'abdomen, peuvent aggraver les symptômes. Par conséquent, il est recommandé d'opter pour une marche de 20 à 30 minutes quotidiennement. Cette dernière devra être programmée une à deux heures après le dernier repas.

L'importance d'une bonne hygiène de vie pour limiter la douleur à l’œsophage due au stress

Un mode de vie sain constitue l'une des principales stratégies pour apaiser et prévenir les symptômes physiques liés au stress. 

Ainsi, afin de réduire les douleurs œsophagiennes, il est impératif de restreindre les repas excessivement copieux et riches en matières grasses, ainsi que les aliments mentionnés précédemment. En plus, il est recommandé de maintenir une bonne hydratation, en buvant  au moins 1 litre et demi d’eau par jour. Il faut aussi s'abstenir de consommer de l’alcool, vu qu’il irrite l’œsophage et amplifie le vécu anxiogène.

Par ailleurs, le sommeil joue un rôle crucial et il est conseillé de dormir au minimum 7 heures par nuit. Des recherches, telles que celle menée par Fass et ses collaborateurs en 2008, indiquent que ce type de douleur est souvent attribuable au stress résultant de troubles du sommeil.

Quand consulter un professionnel pour la douleur œsophage liée au stress ?

Lorsque les algies se font persistantes et qu’elles impactent lourdement la qualité de vie de l’individu. Il est recommandé de consulter un gastro-entérologue. Il est également conseillé de le faire si les douleurs œsophagiennes s’accompagnent d’autres symptômes tels qu’une perte de poids significative ou d’une dysphagie (difficulté à avaler).

Si le médecin ne détecte aucune explication somatique au trouble, il orientera probablement le patient vers un professionnel de la santé mentale. Ce dernier se chargera alors d’établir un diagnostic et de proposer à la personne la psychothérapie qui l’aidera à mieux gérer son stress. Les psychologues et autres psychiatres proposent généralement une thérapie cognitivo-comportementale. Cette approche se focalise sur l'identification et la modification des pensées dysfonctionnelles et des schémas comportementaux liés à l’état de tension psychique. Elle permet ainsi de mieux gérer les pressions et les angoisses et d’atténuer les manifestations physiques associées.

Conclusion

Pouvant être déclenchées par les angoisses, les douleurs œsophagiennes affectent le bien-être physique et émotionnel. Les réactions physiologiques dues au stress, telles que la stimulation de l'acidité gastrique et la sensibilité accrue de l’œsophage, font émerger les symptômes douloureux. Les conséquences s'étendent au quotidien, perturbant le sommeil et impactant la vie sociale. Pour prévenir cela, les techniques de gestion du stress, du temps et de priorités, la relaxation, une alimentation adaptée et le sport peuvent être d’excellents alliés. Les approches thérapeutiques, notamment la thérapie cognitivo-comportementale, se présentent comme des solutions prometteuses lorsque la qualité de vie est altérée. Il est également conseillé parfois de recourir à des traitements médicamenteux.

Douleur à l’œsophage due au stress : causes et solutions efficaces

Chaque symptôme peut être examiné à travers diverses perspectives. Du point de vue psychopathologique, les nausées induites par le stress peuvent être comprises comme une manifestation de l'inconscient en réaction à des tensions émotionnelles. Ceci pourrait refléter une incapacité subconsciente à digérer les pressions psychologiques. Nous nous focaliserons aujourd’hui sur l’explication physiologique de ce phénomène gênant et nous examinerons les approches naturelles qui permettent de l’atténuer.

Comprendre le lien entre les nausées et le stress

Selon Clere (2018), le stress peut induire une palette de troubles gastro-intestinaux qui peuvent aller de la gastrite au reflux en passant par les nausées, ces sensations désagréables provenant du tractus digestif supérieur et parfois associées à des vomissements. Dans cette situation, l'individu se trouve non seulement aux prises avec l'angoisse, mais également dans un état d’inconfort physique. Il se sent barbouillé et il a l’impression d’être entravé dans ses actions habituelles.

Les mécanismes physiologiques des nausées liées au stress

Lorsqu'il est confronté au stress, le corps entre en mode Combat ou Fuite. Cela est induit par une activation du système hypothalamo-hypophyso-surrénalien qui conduit à la libération d'hormones telles que l'adrénaline et le cortisol. Ces dernières vont provoquer une kyrielle de réactions physiologiques comme l’augmentation de la fréquence cardiaque et de la tension artérielle, la dilatation des pupilles…

Mais, selon Richards (2022), elles vont aussi agir en altérant la muqueuse de l'estomac et en détournant le sang du système digestif afin d’empêcher l’organisme de perdre de l’énergie dans l’assimilation de la nourriture.  Parallèlement à cela, il y a une tension musculaire dans la région abdominale. L’association de tous ces phénomènes engendre des sensations de nausées. 

Les facteurs de stress pouvant entraîner des nausées

Le stress peut être causé par diverses situations. Certaines personnes ont une très faible aptitude à tolérer les pressions professionnelles ou les problèmes financiers. D’autres sont plutôt sensibles aux conflits relationnels. Certains individus souffrent de maladies chroniques qui en font des êtres très angoissés. Il y a également des sujets qui ont du mal à supporter des nuisances dans leur environnement, comme le tapage des voisins, par exemple.

Les origines des tensions psychologiques sont extrêmement variées et elles dépendent du seuil de tolérance de chacun et de son histoire personnelle. Certains parviennent à les identifier de manière explicite, tandis que d'autres éprouvent des difficultés à le faire.

Mais il est important de savoir que, parallèlement à ces facteurs déclencheurs des symptômes dérangeants, les conséquences des angoisses, placent elles-mêmes le sujet dans un inconfort somatique. En effet, le stress entraîne des perturbations du sommeil, des habitudes alimentaires défectueuses, et parfois la consommation d'alcool et d'autres substances psychoactives. A leur tour, ces dysfonctionnements physiques et comportementaux contribuent à l'apparition ou au maintien des nausées, créant ainsi un cercle vicieux.

Les conséquences des nausées sur le bien-être et la qualité de vie

D’après Bruley des Varannes et ses collaborateurs (2019), la qualité de vie des personnes sujettes aux nausées est clairement altérée. Ils ont remarqué que ce type de symptôme entraîne des difficultés de concertation ainsi que des répercussions négatives sur les activités professionnelles.

Cet inconfort physique augmente le mal-être de l’individu stressé et son irritabilité. Il réduit également l’appétit et surtout l’envie de sortir et d’interagir avec autrui. Cela peut isoler les individus et participer même à l’éclosion d’affects dépressifs.

Les solutions naturelles pour soulager les nausées liées au stress

Des antiémétiques sont disponibles en pharmacie, et ce, sans ordonnance. Cependant, leur utilisation nécessite l'avis du pharmacien ou du médecin en raison des effets secondaires potentiels. Avant d'envisager cette option, il est fortement recommandé d'explorer des méthodes naturelles pour atténuer aussi bien le stress que  les nausées.

La relaxation et la gestion du stress comme approche préventive et curative

Dans une étude réalisée en 1997 auprès de patient en oncologie, Arakawa a découvert que la relaxation progressive réduisait significativement l’anxiété et les nausées. En agissant sur le système nerveux autonome, cette méthode favorise la décontraction des muscles abdominaux et un meilleur fonctionnellement digestif.

Par ailleurs, la méditation est une autre technique de gestion du stress qui aide à dompter les angoisses, mais également les manifestations corporelles que celles-ci provoquent. Elle permet d’accepter ses ressentis, de réduire le vécu anxiogène et d’apprendre à supporter les symptômes physiques dérangeants. Enfin, il y a aussi l’hypnose qui peut détourner l’attention de la personne de ses hauts-le-cœur. De plus, lors des séances, l'individu est plus réceptif aux suggestions positives, ce qui peut influencer sa perception des symptômes et de leur intensité. La vidéo qui suit permet de s’initier à cette pratique :

L'utilisation d'huiles essentielles pour apaiser les nausées

L'aromathérapie constitue une approche médicale alternative exploitant les extraits volatils des plantes dans le but de promouvoir la santé physique et mentale. Afin de retrouver le bien-être et de prévenir ou de traiter les nausées, il est conseillé d’utiliser :

L'alimentation et les remèdes naturels pour soulager les nausées

Conformément aux directives du service de Nutrition de l'hôpital Harrogate pour soulager les nausées, il est recommandé de :

L'importance d'un mode de vie équilibré pour réduire les nausées liées au stress

Adopter une alimentation équilibrée, tout en suivant les consignes susmentionnées, assure une réduction des sensations de lourdeur. Il est également capital de bien se reposer et de dormir au moins 8 heures par nuit pour favoriser un fonctionnement optimal du système digestif. D’ailleurs, il est connu que les nausées épuisent la personne physiquement et mentalement.

De plus, l'engagement dans une activité sportive de faible intensité contribue à diminuer le stress et à prévenir l'émergence des symptômes. Cela régule la digestion et apaise les tensions. Enfin, des promenades régulières en plein air sont aussi recommandées.

Quand consulter un professionnel pour les nausées liées au stress ?

Les nausées induites par le stress ne suscitent pas de préoccupations médicales majeures. Néanmoins, dans certaines circonstances, il est vivement recommandé de consulter un professionnel de la santé.

Les signes indiquant qu'une consultation médicale est nécessaire

En cas de nausées, la prise de rendez-vous chez un médecin est recommandée dans les cas où :

Quand consulter un professionnel pour les nausées liées au stress ?

Les professionnels de la santé à contacter en cas de nausées persistantes

Pour ce qui est des spécialistes qu’il est recommandé de consulter, il vaut mieux s’adresser en premier à son médecin traitant. Ce dernier se basera sur l’anamnèse du patient et sur son examen pour déterminer s’il a besoin d’une visite chez un médecin spécialiste.  Il optera pour un gastro-entérologue s’il suspecte qu’une maladie digestive ou gastrique pourrait expliquer les nausées. Il pourra l’orienter vers un ORL, si les manifestations évoquent un trouble à l’oreille. Une consultation chez un cardiologue peut également être envisagée si les signes cliniques font suspecter un problème d’ordre cardio-vasculaire.

Une fois la cause psychogène confirmée, et si les symptômes sont réellement persistants et contraignants et au quotidien, il faudrait faire appel à un psychiatre ou un psychologue afin de prendre en charge le stress.

Témoignages de personnes ayant utilisé des solutions naturelles pour soulager leurs nausées

Voici les témoignages de L. et Y., des récits qui ouvrent la voie à l'espoir tout en dévoilant d’autres astuces et techniques susceptibles de libérer l’individu du poids des angoisses et de l’inconfort des nausées.

Témoignage de L.

Je suis une jeune consultante de 25 ans. Malgré une excellente santé, il y a environ un mois, j'ai traversé une période très difficile à cause d'un stress inhabituel. Les symptômes comprenaient des crises de nausées matinales, liées aux angoisses et accompagnées d'une gêne abdominale. La première fois, cela s'est produit alors que j'étais en route vers le travail avant une réunion de deux heures, une tâche que je gère normalement sans problème. Cependant, cette fois-là, le stress m'a causé des nausées et m'a profondément affectée. Depuis cet incident, la simple pensée à cet état d'inconfort ravivait la tension psychique et déclenchait à nouveau les mêmes manifestations fort désagréables. J'ai consulté un médecin qui m'a prescrit du propranolol pour me soulager, mais je n'ai pas réellement vu d'effet, car la cause était clairement psychologique.

J'ai essayé diverses stratégies. J’ai travaillé sur l'acceptation du stress en reconnaissant sa présence tout en cherchant à le gérer activement. Le contrôle de ma respiration s'est avéré être un outil essentiel, m'aidant à maîtriser les moments de tension. En me concentrant sur des aspects positifs de la situation qui me préoccupe, je réussis aussi à détourner mon esprit des pensées anxiogènes. Le recours à la musique, en particulier lors de mes trajets en métro ou avant de m’endormir, a constitué une autre approche bénéfique. Les mélodies relaxantes m'offrent une échappatoire momentanée. Par ailleurs, j'ai découvert que la menthe a des vertus apaisantes. Lorsque je sens l'angoisse monter entre deux réunions, sucer une pastille mentholée m'aide à atténuer les nausées. En résumé, je ne suis pas guérie du stress, mais j’ai appris à y faire face et j'explore toujours différentes méthodes pour m’assurer un bon équilibre émotionnel. »

Témoignage de Y.

« En ce moment, je traverse une période où je parviens à stabiliser mon niveau d'anxiété, ce qui est plutôt encourageant ! Il y avait un temps où mes angoisses déclenchaient des vomissements quotidiens. Cela commençait par des nausées persistantes qui pouvaient durer pendant plusieurs heures. C’était vraiment infernal ! Malgré l'utilisation d'un spray naturel anti-vomissements et du Motilium, les résultats n'ont pas été concluants.

J'ai remarqué que les symptômes semblaient se calmer lorsque le stress diminuait. Conscient de la nécessité d'apprendre à maîtriser mes émotions, je me suis tourné vers des approches alternatives telles que l’homéopathie et les séances l’acupuncture.  Ces dernières m’ont permis d’améliorer significativement mon état psychique général. Elles m'offrent un moment de calme et de concentration qui libère mon esprit des tensions accumulées. Le contact des aiguilles semble créer un équilibre énergétique réduisant les manifestations physiques du stress. Les nausées ont commencé à diminuer en intensité et en fréquence au fil de mes visites chez le spécialiste et je me sens beaucoup plus détendu qu’avant. »

Conclusion

Sur le plan physiologique, le stress et le cortisol induisent des nausées en favorisant la contraction des muscles abdominaux et en perturbant le processus de la digestion. Cela impacte négativement la qualité de vie de la personne. Pour atténuer naturellement l’inconfort, des approches comme la relaxation, l'utilisation d'huiles essentielles, une alimentation adaptée et un mode de vie équilibré sont recommandées. Bien que ces manifestations soient généralement bénignes, des consultations médicales sont conseillées en cas de symptômes persistants, de vomissements, de fièvre ou de perte de poids. S’il y a une conformation de l’origine psychogène des nausées, une consultation auprès d'un professionnel de la santé mentale permettrait de renouer avec le bien-être quotidien.

Nausées et stress : les solutions naturelles pour vous soulager

Au cœur des préoccupations des cardiologues, le stress est devenu un des principaux facteurs psychosociaux associés aux pathologies cardio-vasculaires. Ses conséquences, à priori bénignes, peuvent se compliquer avec sa persistance dans le temps. Nous nous penchons aujourd’hui sur la capacité de cette tension psychique à influencer le rythme cardiaque et sur son rôle dans la survenue des extrasystoles.

Qu'est-ce qu'une extrasystole et quel est son lien avec le stress ?

L'incidence fréquente des extrasystoles dans la population générale souligne leur caractère généralement anodin de ce symptôme. Nous explorons aujourd’hui son lien irrévocable avec le stress.

Définition de l'extrasystole

La systole est la phase de contraction du cœur, tandis que l'extrasystole représente un battement supplémentaire en dehors du rythme cardiaque normal. Cette anomalie résulte du fait que le myocarde se contracte parfois prématurément.

Bien que cette manifestation soit peu perceptible, le sujet peut ressentir une gêne physique. Cela est dû, en général, à la reprise du rythme régulier d’une manière plus forte qu’à l’accoutumée.

Selon la Société Française de Cardiologie, il existe deux types d'extrasystoles. Il y a les ventriculaires et les supraventriculaires. Elles sont considérées comme bénignes et elles peuvent toucher un cœur parfaitement sain. Cependant, les extrasystoles ventriculaires dissimulent, quelques fois, un trouble cardiaque plus profond.

Effets physiologiques du stress sur le cœur et les battements cardiaques

Le stress agit sur l’ensemble de l’organisme. Lorsqu’il induit des symptômes cardiaques tels que les extrasystoles, cela est généralement dû aux mécanismes physiologiques suivants :

Facteurs de stress pouvant déclencher des extrasystoles

Les déclencheurs des extrasystoles liées au stress sont diversifiés.

Les soucis professionnels, tels que le harcèlement, le manque de reconnaissance et la surcharge de travail, représentent des facteurs majeurs. Les interactions sociales négatives, comme les problèmes conjugaux, les conflits avec les voisins et le manque d’empathie des proches jouent également un rôle significatif. Nous pouvons aussi citer les préoccupations financières, qu'elles découlent de dettes non réglées ou d'importantes dépenses imprévues. Parfois, ce sont des phénomènes naturels, comme les tremblements de terre et les tsunamis, qui exercent une lourde pression sur l'individu.

En somme, il est complexe de cerner toutes les causes sous-jacentes, et ce, en raison du fait que leurs répercussions dépendent largement de la sensibilité de chacun et de sa capacité à faire face aux événements. Cependant, il est essentiel de noter que les extrasystoles peuvent elles-mêmes générer et aggraver le stress, contribuant ainsi à alimenter un cercle vicieux.

Autres facteurs contribuant à l’apparition des extrasystoles

Un risque accru d’arythmie est induit par le stress, mais également par les affects dépressifs et par certaines émotions négatives intenses et soudaines, selon des chercheurs comme Johnson et ses collaborateurs (2014). Ces derniers citent, entre autres, la colère et l’hostilité.

En outre, il y a des études qui ont révélé que la fièvre, un effort physique très important, la fatigue, la consommation excessive de café, d’alcool ou de drogues peuvent aussi amplifier les arythmies cardiaques.

Par ailleurs, le corps médical évoque le rôle de traitements médicamenteux, tels que les médicaments digitaliques ou les pseudo-éphédrines, dans l’apparition du battement du cœur supplémentaire.

Enfin, les maladies digestives ou de la thyroïde ainsi que les pathologies respiratoires chroniques comptent également parmi les facteurs de développement de ces manifestations.

Qu'est-ce qu'une extrasystole et quel est son lien avec le stress ?

Comment réduire les extrasystoles liées au stress ?

Un changement dans le mode de vie, ainsi que l’utilisation régulière de méthodes douces permettent de prévenir ou de venir à bout des extrasystoles et de retrouver le bien-être.

Techniques de gestion du stress pour réduire les épisodes d'extrasystole

Nombreuses sont les méthodes qui permettent de se relaxer et de gérer son stress. Facile à adopter, elles dissipent les tensions physiques et mentales et aident à prendre du recul par rapport à ses perceptions corporelles et à ses pensées négatives.

La cohérence cardiaque pour diminuer le stress et les palpitations

La technique de cohérence cardiaque peut être très intéressante pour les personnes souffrant d’extrasystoles dues au stress. Elle abaisse, en effet, le niveau de cortisol (hormone du stress), active la sécrétion de l’ocytocine (hormone du bonheur) et elle prévient l’anxiété via son rôle dans la production de la sérotonine et de la dopamine.

Cette approche repose sur le principe selon lequel le contrôle de la respiration a des conséquences sur la fréquence cardiaque. La méthode implique des exercices respiratoires qui doivent être réalisés trois fois par jour. Pendant ces séances de 3 à 5 minutes, il suffit de diminuer progressivement le rythme respiratoire jusqu’à atteindre 6 respirations par minute.

Conseils pour adopter un mode de vie sain et réduire le risque d'extrasystoles

Afin de maintenir son cœur en bonne santé et de diminuer son niveau de stress, il est recommandé d’avoir un mode de vie sain.

Cela passe essentiellement par une alimentation équilibrée riche en nutriments, vitamines et oméga-3. Il est aussi impératif de profiter d’un sommeil de qualité et que ce dernier dépasse les 7 heures par nuit.  Le tabagisme est à proscrire, et il est vivement conseillé de réduire la consommation de café et d’autres excitants pour rester serein.

Une activité physique régulière, d'une durée quotidienne de 30 minutes, est également essentielle. Il est d’ailleurs important de privilégier des exercices modérés. Enfin, une gestion efficace du temps et une séparation claire entre la vie personnelle et professionnelle sont cruciales pour le bien-être global.

Quand consulter un professionnel pour des extrasystoles liées au stress ?

Bien que les extrasystoles soient généralement considérées comme inoffensives, il est parfois crucial d'éliminer toute incertitude en consultant un cardiologue afin de garantir le bon fonctionnement du système cardiaque.

Symptômes nécessitant une consultation médicale

Dans le cas d’une salve d’extrasystoles, si les battements supplémentaires du coeur sont fréquents et/ou s’ils génèrent une gêne physique, il est capital de consulter rapidement son médecin traitant ou un cardiologue.

En effet, ces manifestations pourraient ne pas être uniquement liées au stress. Elles sont parfois le signe de pathologies cardiaques telles qu’une anomalie congénitale, une maladie coronarienne, un dysfonctionnement des valves du cœur…

Elles peuvent également compter parmi les symptômes d’une hypothyroïdie, d’une pathologie respiratoire ou pulmonaire, d’une hernie hiatale… Elles sont quelques fois dues à un dosage anormal du potassium sanguin (Vidal, 2022).

Examens médicaux pouvant être réalisés pour évaluer les extrasystoles

Équipé de son stéthoscope, le médecin peut parfois détecter les extrasystoles. Cependant, cela ne constitue généralement pas un critère suffisant pour établir un diagnostic. Il complètera sûrement son évaluation par le biais d'un ou de plusieurs des examens suivants :

Traitements disponibles pour gérer les symptômes d'extrasystole

Pour traiter les extrasystoles de nature psychogène, les médecins prescrivent rarement de traitement médicamenteux. Ils préfèrent généralement orienter la personne qui est en souffrance vers un professionnel de la santé mentale pour que ce dernier l’aide à gérer son stress et les manifestations physiques qui en découlent.

Cependant, il se peut que l’examen ou que le profond mal-être du sujet conduise le praticien à lui proposer :

Quand consulter un professionnel pour des extrasystoles liées au stress ?

Témoignage et conseils pratiques pour vivre avec des extrasystoles liées au stress

Dans cette dernière section, nous partageons le témoignage d’Adrien qui a su apprivoiser son arythmie et son stress. Nous explorerons également diverses stratégies de gestion et de prévention des extrasystoles fonctionnelles. Enfin, nous mettons en lumière les ressources disponibles en France pour apporter un soutien aux personnes affectées par ces manifestations.

Témoignage

« Je me suis toujours promis de partager mon témoignage le jour où je retrouverais la sérénité. Je le fais donc avec plaisir aujourd’hui et j’espère vraiment qu'il pourra aider ceux qui expérimentent l'anxiété de les perturbations du rythme cardiaque.

Depuis mon adolescence, les extrasystoles appariassent de manière intermittente. Elles font partie intégrante de ma vie. J'ai consulté des cardiologues, j’ai subi divers examens, mais rien d'anormal n'a été détecté. Malgré cela, ce n’est qu’au bout de plusieurs années que je suis enfin convaincu que c’est mon état émotionnel qui est à l’origine de ces manifestations. J'ai donc décidé de me prendre en charge pour sortir de ma frustration. J'ai intégré des compléments de magnésium dans ma routine quotidienne après avoir lu sur ses bienfaits pour la santé cardiaque. Cette décision a contribué à réduire la fréquence d’apparition des extrasystoles et a bien atténué leur intensité. Est-ce un effet placebo ? Je ne sais pas ! Mais ce qui est sûr, c’est qu’en les arrêtant alors que je suis dans une période anxiogène, les symptômes reprennent.

En parallèle, j'ai exploré des techniques de gestion du stress pour renforcer mon bien-être affectif. La méditation et la respiration profonde ont été des alliées précieuses dans ma quête de tranquillité intérieure. Ces pratiques m'ont permis d’améliorer significativement ma qualité de vie.

À l'âge de 27 ans, je suis déterminé à explorer de nouveaux moyens naturels pour optimiser mon confort physique et mental. J'espère que mon expérience inspirera d'autres. Courage à tous ceux qui vivent ces expériences épuisantes et déprimantes. Faites confiance aux avis médicaux rassurants, acceptez la réalité et n’hésitez pas à chercher des solutions naturelles pour avancer vers une vie épanouissante. »

Astuces et approches pour faire face aux épisodes d'extrasystole dans la vie quotidienne

En complément des stratégies, précédemment évoquées visant à atténuer le stress et à gérer de manière efficace les extrasystoles, plusieurs autres astuces peuvent être envisagées pour apporter un réel soulagement aux individus souffrant d'angoisse

Ressources et communautés en ligne offrant du soutien et des conseils

Parallèlement aux consultations chez les psychologues et autres psychiatres, d’autres options s’offrent aux français en quête de soutien psychologique. Nous pouvons citer :

Conclusion

Les mécanismes physiologiques du stress, tels que la libération d'adrénaline et les modifications de l’amplitude de l'onde T, participent à l’émergence des extrasystoles, ces arythmies cardiaques généralement bénignes. Les techniques de gestion du stress, comme la respiration profonde, l'autohypnose et le yoga ainsi que la méthode de la cohérence cardiaque permettent de réduire ces conséquences physiques des angoisses. Un mode de vie sain, une supplémentation en magnésium, le recours à la phytothérapie et à l’homéopathie sont également conseillés. Cependant, en cas de persistance des symptômes, une consultation en cardiologie serait prudente pour exclure d'éventuelles cardiopathies sous-jacentes.

Extrasystole et stress : comprendre les liens et trouver des solutions

En un instant, la joie peut atteindre son apogée, mais quelques minutes plus tard, le moral est au plus bas… La palette des émotions d’un sujet subissant les affres du stress peut être assez large. Impactant les comportements de la personne et ses interactions sociales, les sautes d'humeur peuvent rapidement représenter un véritable défi en matière de gestion émotionnelle. Trouver des moyens de faire face à ses angoisses, de prévenir les oscillations de l'humeur ou de les atténuer devient alors essentiel pour maintenir le bien-être et préserver ses relations interpersonnelles.

Les causes du stress et leurs effets sur les sautes d'humeur

L’humeur est décrite par Delay (1946) comme « une disposition affective [...] qui donne à chacun de nos états d’âme une tonalité agréable ou désagréable, oscillant entre les deux pôles extrêmes du plaisir et de la douleur. » Ainsi, il est tout à fait normal qu’il y ait des fluctuations. Mais c’est lorsque ces dernières deviennent trop exacerbées, permanentes et non réellement motivées par une cause externe qu’elles causent de la frustration chez l’individu. Elles peuvent alors être due à des modifications hormonales ou au stress. Découvrons ce qui provoque ce dernier et comment il génère des montagnes russes émotionnelles.

Les principales causes du stress

Le stress, cet ennemi invisible du bien-être, peut être causé par deux types de facteurs :

Chacune des étiologies, précédemment mentionnées, va être confrontée aux ressources et aux capacités psychiques de l'individu à la gérer. Il faut savoir que ce qui suscite de l'anxiété chez une personne peut être considéré comme insignifiant pour une autre. Ceci va être tributaire, en grande partie, de la personnalité du sujet et de son histoire personnelle.

Les effets du stress sur les sautes d'humeur

Le lien entre le stress et les sautes d’humeur a été étudié par un bon nombre de chercheurs. Les résultats sont contradictoires. Certains affirment une causalité, d’autres parlent d’une corrélation ou d’une absence d’effet. Voici cependant les variables étudiées qui semblent agir sur l’humeur :

Reconnaître les signes des sautes d'humeur liées au stress

Afin de repérer les sautes d’humeur spécifiques au stress, il est essentiel de savoir qu’elles s’accompagnent de manifestations sournoises. L’ensemble va avoir un impact important sur la qualité de vie du sujet.

Anxiété et perturbations physiologiques

Lorsque les oscillations de l’humeur sont dues au stress, elles s’associent généralement à des réactions physiologiques et à des angoisses. 

Ainsi, le sujet se sentira plutôt fébrile. Il peut ressentir une accélération de son rythme cardiaque et une impression d’étouffement. En plus, il va être tendu tant au niveau psychique que physique. Les tensions musculaires se traduisent souvent par des épaules contractées, une mâchoire serrée et des maux de tête. Des problèmes gastro-intestinaux se rajoutent à toutes ces manifestations et vont favoriser les sautes d'humeur et compliquer leur gestion.

Variation de l'humeur et irritabilité

Une personne stressée ressent qu’elle est sous tension. Son seuil de tolérance face aux stimulations de l’environnement se voit alors réduit et elle devient donc très irritable. En plus, passant de l’euthymie à la colère ou à la tristesse en quelques minutes, elle expérimente un ascenseur émotionnel qu’elle n’arrive pas à maîtriser. Tout cela ne va qu’accentuer sa nervosité et sa frustration. Son quotidien pourra même s’en trouver profondément affecté, et ce, surtout si elle laisse ses affects rythmer ses journées.

Il est important de noter que ces manifestations ne doivent pas être confondues avec un véritable trouble de l’humeur. La persistance, l’amplitude des oscillations et leur impact sur la vie du sujet doivent emmener l’individu à consulter. Selon le Dr Goodwin (2023), l’impulsivité et les dépenses excessives comptent parmi les autres signes d’alerte.

Modification de l’appétit et du rythme circadien

Un état d’hypervigilance, des réactions de sursauts exagérés et une excitation psychique dus au stress, expliquent la difficulté à trouver le sommeil. Le cortisol et l’adrénaline en sont responsables. Ils maintiennent le sujet en état d’éveil et cela rend son réveil ardu, sa fatigue marquée et la gestion de ses émotions compliquée.

Quant à l’appétit, ses modifications vont varier d’une personne à l’autre. L’hormone du stress va perturber la production de ghréline ou celle de la leptine, augmentant ainsi la sensation de faim ou bien l’impression de satiété chez l’individu. Or, le taux de sucre dans le sang, directement dépendant de la nourriture ingurgitée, a un impact prouvé sur les sautes d’humeur.

Difficulté de concentration et de prise de décision

Le stress et les variations de l’humeur, perturbent l’aptitude du sujet à se focaliser sur les tâches qui demandent de l’attention et de la concentration. Il a du mal à écouter, et même ses capacités de compréhension peuvent se trouver limitées.

Sous l’effet d’émotions contradictoires, il n’arrive plus à bien évaluer les situations, ce qui complique grandement le processus de prise de décision.

Techniques de relaxation pour faire face aux sautes d'humeur instantanées

S’attaquer à la racine du mal et à la cause des sautes d’humeur est la solution la plus efficace pour venir à bout des manifestations occasionnées par le stress. Les méthodes de relaxation constituent une des meilleures alternatives pour retrouver la détente et le bien-être, sans recourir à une aide extérieure.

La méthode de la respiration profonde et contrôlée

Constituant la base de la majorité des techniques de relaxation, la respiration profonde et contrôlée agit sur diverses constantes corporelles. Elle diminue la fréquence cardiaque, améliore l’oxygénation et la circulation du sang et elle réduit les tensions musculaires. Elle peut être pratiquée en position, assise, debout ou même couchée. Il suffit d’inspirer profondément par le nez en veillant à ce que l’air remplisse totalement l’abdomen. Ensuite, il faut marquer une petite pause avant d’expirer doucement par la bouche jusqu’à vider entièrement ses poumons.

La visualisation mentale

La visualisation est une technique de représentation mentale d’une situation, d’un objet ou même d’une sensation. Elle impose une image positive au cerveau et déclenche ainsi une série de réactions physiologiques et émotionnelles. Elle peut donc détourner la personne de ses affects négatifs et les transformer en des émotions agréables.

Diverses ressources en ligne présentent cette méthode et initient à son utilisation. En voici une :

Les exercices de pleine conscience

Dans sa revue des mécanismes d’action de la méditation pleine conscience et de ses effets sur la santé mentale, Ngô (2013) a cité son impact positif sur la régulation des émotions et sur la réévaluation cognitive. La pratique du mindfuless va, en effet, moduler de l'amygdale par le cortex pré-frontal latéral et activer la partie médiale dorsale de ce dernier. Ainsi, cela réduit les sautes d’humeur et facilite les processus de concentration et de prise de décision.

Les techniques de distraction mentale

Pour détourner ses angoisses et ses émotions négatives de ce qui les provoque, il est possible de tromper le cerveau en le poussant à se concentrer sur des activités divertissantes et plaisantes. Une randonnée, un concert, une pièce de théâtre, de la lecture ou l’écriture thérapeutique sont toutes des alternatives relaxantes qui permettent au sujet de s’accorder du répit et d’oublier son stress et ses soucis.

Stratégies pour gérer les sauts d'humeur liés au stress

De légères modifications des habitudes quotidiennes peuvent améliorer la capacité de l'individu à faire face au stress et à ses fluctuations d'humeur. Cependant, il ne faut pas oublier que la clé du succès d’une telle stratégie réside dans le maintien de ces nouvelles routines sur le long terme.

Faire de l'exercice physique régulièrement

La pratique régulière d’une activité sportive est essentielle afin de garder la forme et pour s’assurer bien-être et bonne humeur au quotidien.

En effet, les études ont démontré qu’une forte production de neuromédiateurs tels que la dopamine, la noradrénaline et la sérotonine est constatée après l’exercice physique. Cela aide considérablement à la diminution des affects positifs et du taux de cortisol dans le sang. Il faut noter que des sports trop intenses n’ont pas de vocation anti-stress, il est donc préférable de les éviter et de privilégier la natation, la course à pied ou le cyclisme.

Adopter une alimentation équilibrée et saine

Une alimentation riche en micronutriments, en caroténoïdes et en polyphénols est recommandée pour équilibrer l’humeur. Ainsi, consommer des grains complets, des céréales, des légumes, des fruits, des aromates, des épices, du thé vert peut être très bénéfique. Il est aussi conseillé aux personnes stressées de manger des aliments riches en oméga-3, tels que les poissons gras et les noix.

Il faut savoir que tout cela permet de libérer des neurotransmetteurs anxiolytiques et anti-dépresseurs et de préserver l’organisme du stress oxydatif.

Établir une routine quotidienne structurée

Le fait d’établir des repères bien définis évite au sujet de se retrouver dans l’incertitude et dans le flou. Avoir de la visibilité sur sa journée ou sur son futur en général accentue le sentiment de contrôle et réduit les angoisses et les appréhensions quant à l’avenir.

Par ailleurs, la mise en place d’un planning structuré permet aussi de ne pas se laisser dépasser par les évènements et de remplir ses missions dans les temps. Cette organisation est capitale pour ne pas être envahi par le stress et les sautes d’humeur.

Demander de l'aide et du soutien

Les personnes sujettes aux fluctuations de l’humeur gagneraient beaucoup à être souvent entourée par des individus bienveillants de leur cercle d’amis ou de leur famille. Cela les aiderait à relativiser leurs ressentis et à avoir une meilleure estime d’eux-mêmes. Les recherches ont même prouvé que le soutien social réduirait significativement le stress.

Mais il ne faut pas hésiter à entrer en contact avec un psychologue ou un psychiatre si les manifestations deviennent trop dérangeantes ou si elles signent une rupture avec le fonctionnement antérieur du sujet et sa qualité de vie. Il se peut alors qu’il souffre d’un trouble bipolaire ou de cyclothymie.

Conclusion

Mettant à rude épreuve les ressources mentales du sujet, les sautes d’humeur causées par le stress peuvent aussi aggraver ce dernier. En effet, elles confrontent l’individu à sa faible capacité à gérer ses émotions et cela peut être très frustrant et angoissant. Pour en venir à bout, de nombreuses techniques de relaxation peuvent être adoptées. Une modification du mode de vie et l’inscription de routines quotidiennes saines et anti-stress peuvent améliorer le bien-être quotidien. Cependant, il faut noter que si ces manifestations s’intensifient et durent dans le temps, il serait alors capital de consulter un professionnel de la santé mentale.

Comment gérer les sautes d'humeur liées au stress ?

La sensation de boule dans la gorge, scientifiquement appelée globus pharyngé, est un phénomène fréquemment observé chez les individus soumis au stress. Bien que généralement inoffensive, cette manifestation physique de la tension psychique peut devenir réellement gênante pour le sujet qui la présente. Aujourd’hui, nous explorons les facteurs déclenchants de ce symptôme ainsi que les moyens de le surmonter.

Comprendre la sensation de boule dans la gorge due au stress

Beaucoup de personnes ont dû expérimenter, au moins une fois dans leur vie, la sensation de gorge nouée ou l’impression d’avoir un corps étranger ou une boule dans la gorge. Il s’agit d’ailleurs d’un motif de consultation fréquent en ORL selon Delaine et ses collaborateurs (2022). Il faut savoir qu’en général, il n’existe pas de causes somatiques au trouble. Il est donc classé fonctionnel ou psychogène.

Cette manifestation survient généralement en cas de stress aigu, avant une présentation en public ou un évènement spécialement important. Le sujet ressent donc une constriction de la gorge. Cela est désagréable et ça peut même être douloureux dans quelques rares cas. Il peut aussi ressentir des difficultés à s'exprimer ou à avaler. Certains individus pourront également avoir peur de ne plus pouvoir respirer correctement. 

Les causes principales de la boule dans la gorge liée au stress

Les découvertes des recherches scientifiques dévoilent constamment de nouvelles réactions du corps face au stress. Découvrons les mécanismes physiologiques et psychologiques qui sous-tendent l'apparition de la sensation de boule dans la gorge.

L'impact du stress sur le système nerveux et les muscles du cou et de la gorge

Jacobson, cité par Tremble (1959), avait déjà démontré que la sensation de boule dans la gorge est le fruit de spasme œsophagien. Pour cela, il avait utilisé des explorations à l’aide de rayons X.

Complétant ces données, Holmqvist et ses collaborateurs ont découvert en 2013, qu’en cas de stress, c’est le nerf vague qui provoque une hyperstimulation et une  constriction des muscles de la gorge.

Parallèlement, nous savons que la libération de l'adrénaline et du cortisol, entraîne l’accélération de la respiration augmentant ainsi le volume d'air dans les poumons. Les muscles de la gorge reçoivent alors plus d'oxygène, provoquant un élargissement de cette structure anatomique.

Une sorte de lutte s’engage donc entre les différents groupes musculaires épiglottiques. Certains tentent de fermer la voie respiratoire pendant que d’autres cherchent à la maintenir ouverte. Cette tension crée le globus pharyngé.

Les facteurs psychologiques favorisant l'apparition d'une boule dans la gorge due au stress

Les professionnels de la santé ont rapidement constaté que les symptômes liés à la sphère oto-rhino-laryngologique et les troubles psychiatriques étaient souvent interconnectés. En effet, les manifestations psychiques ont le potentiel de déclencher ou d’aggraver les problèmes ORL, et vice versa.

D’ailleurs, les études ont montré que les personnes hypersensibles ainsi que celles au tempérament anxieux sont généralement plus sujettes à la sensation de boule dans la gorge que le reste de la population. Lorsque ces dernières sont confrontées à une situation ou à un évènement qu’elles jugent menaçant, cela risque fortement de faire éclore l’impression de gorge nouée.

Les solutions efficaces pour soulager la boule dans la gorge due au stress

Face à ce symptôme, qui, bien qu’ennuyeux, demeure bénin du point de vue médical, il est tout à fait envisageable de mettre en place des stratégies visant à atténuer l'impact de la source de ces manifestations, à savoir le stress.

Techniques de relaxation pour réduire le stress et apaiser la sensation de boule dans la gorge

La relaxation a l’avantage de réduire les angoisses, mais elle agit également sur les mécanismes physiologiques pouvant causer une boule dans la gorge.

L'importance d'une bonne gestion du stress pour prévenir l'apparition de la boule dans la gorge

Dans notre société moderne, le stress fait partie intégrante de la vie quotidienne. Les multiples responsabilités, les échéances serrées et les pressions sociales contribuent à exposer chaque individu à un niveau d’anxiété considérable. Cependant, il est essentiel de comprendre que la véritable clé pour bénéficier d’une qualité de vie optimale réside dans la capacité à gérer efficacement cet état de tension à la fois psychique et musculaire. Il faut alors réapprendre à respirer convenablement, méditer, faire du yoga, mais aussi :

Conseils alimentaires pour atténuer la sensation de boule dans la gorge liée au stress

La sensation désagréable de boule dans la gorge peut être éliminée ou aggravée par l’alimentation. Il est donc important de ne consommer que les aliments qui peuvent réduire ce symptôme incommodant.

Quand consulter un professionnel pour une boule dans la gorge due au stress ?

Selon Gotfried (2022), bien que totalement anodin lorsqu’il est lié au stress, le symptôme de boule dans la gorge devrait induire la personne à consulter dans les cas suivants :

Il faut, en effet, noter que même si dans la plupart des cas la gorge nouée sont d’origine psychogène, les manifestations peuvent parfois être un signe de pathologies somatiques telles que le reflux gastro-œsophagien, une myopathie ou une lésion dans le cou ou le médiastin.

Quand consulter un professionnel de la santé mentale ?

Une fois toutes les causes somatiques des symptômes ont été écartées et que ces derniers persistent pendant plusieurs semaines, ou deviennent de plus en plus désagréables, il est conseillé de consulter un psychologue ou un psychiatre.

Ces professionnels de la santé mentale possèdent les compétences nécessaires pour déterminer le mal-être qui provoque les manifestations agaçantes. Leur évaluation aboutira le plus probablement à un diagnostic de trouble anxieux ou de stress. Par la suite,  le patient se verra proposer un plan de traitement adapté, qui peut inclure des séances de psychothérapie et/ou des approches de gestion du stress. Parfois, des médicaments anxiolytiques peuvent être prescrits.

Témoignage

Une infirmière lyonnaise, mère de deux jeunes enfants, a voulu partager un message d’espoir avec les personnes qui sont gênées par cette sensation de boule dans la gorge. Elle nous a parlé de son expérience et de sa lutte contre ce symptôme lié au stress.

« Pendant plus d'un an, j'ai été tourmentée par cette impression de boule dans la gorge. Malgré de multiples consultations chez mon médecin généraliste et deux visites chez des ORL, tous m'ont assuré que tout était normal, ce qui augmentait encore plus ma frustration ! Il faut savoir que je suis de nature anxieuse et sujette à la psychosomatisation. J'avais déjà connu des périodes d'angoisse par le passé. Pourtant, je me demandais si cette "boule" était simplement due à une mauvaise digestion causée par certains aliments. Il se pouvait que ma surconsommation de café ou des allergènes alimentaires ait provoqué un gonflement des muqueuses de ma gorge. Bref, j’étais un peu dans le déni de mon état et de mon stress.

Mon psychologue m'a permis de comprendre que cette sensation de gorge nouée pouvait être le résultat d'angoisses et d’émotions refoulées. Ces dernières créaient un blocage au niveau de la gorge. L'écriture m'a beaucoup aidée à libérer mes ressentis, et chaque fois que possible, je sortais prendre l'air. Parfois, je confiais mes enfants à ma mère ou à une tante, qui avaient compris que, pour m'en sortir, j'avais besoin de moments de solitude pour me recentrer.  J’ai aussi décidé d’apprendre à mieux gérer le stress, notamment en apprenant à contrôler ma respiration, à pratiquer la méditation et à me convaincre que rien de grave ne se produirait. Je me concentrais mentalement sur les aspects positifs de ma vie, tout en prenant du recul par rapport aux soucis temporaires. Bien que cela ait nécessité un effort constant au début, cela m'a vraiment aidée. La pratique régulière du sport et du yoga a également été essentielle pour réduire mon anxiété. Je continue d’utiliser ces méthodes régulièrement, et ce, même si j'ai enfin réussi à surmonter cette sensation de boule dans la gorge. J’ai retrouvé un grand bien-être et je me sens bien plus détendue au quotidien. ”

Conclusion

La sensation de boule dans la gorge est souvent d'origine psychogène. Favorisée par la libération d'adrénaline et de cortisol en réponse à un vécu stressant, elle résulte de la contraction des muscles du cou. Pour l’atténuer, diverses stratégies de relaxation, telles que la respiration profonde et la méditation, peuvent être efficaces. Une bonne gestion du stress, une hygiène de vie adéquate et des modifications alimentaires peuvent également contribuer à faire disparaître ce symptôme gênant, mais sans danger. Cependant, s’il persiste et/ou s’aggrave, une consultation médicale s'impose pour exclure toute cause somatique et un rendez-vous chez un professionnel de la santé mentale aidera à renouer avec le bien-être.

Boule dans la gorge due au stress : causes et solutions efficaces

Quand le stress consume l’individu, il devient capital d’agir et de trouver des solutions qui permettent de retrouver l’apaisement. Heureusement, ces dernières se trouvent parfois sous la forme de produits présents dans la nature ou de pratiques relaxantes à la portée de tous.  À cet égard, il est intéressant de noter qu'une étude, réalisée par Ipsos en 2019, révèle que 75 % des Français envisagent de recourir à des anxiolytiques naturels s’ils en ressentent le besoin dans l’avenir.

Qu'est-ce qu'un anxiolytique naturel et comment peut-il aider à lutter contre le stress ?

Un anxiolytique naturel est une substance ou une technique qui permet de réduire significativement le stress et l’anxiété sans utiliser des composés artificiels ou chimiques. Il en existe un bon nombre que les professionnels de la phytothérapie, de l'aromathérapie, de la psychothérapie et d'autres experts du bien-être recommandent vivement aux sujets angoissés. Découvrons ces solutions et comment elles contribuent à atteindre la sérénité.

Solution 1 : La plantes adaptogènes

Appelées adaptogènes car elles renforcent les capacités d’adaptation de l’organisme face au stress, ces plantes regorgent de bénéfices pour la santé mentale. Parmi les plus populaires et les plus efficaces d’entre elles, nous pouvons citer :

Solution 2 : Les huiles essentielles

En petites gouttes dans les recettes salées ou sucrées, mélangées à une huile support pour un massage ou juste inhalées, certaines HE sont des essences prodigieuses qui préviennent et traitent les états anxieux.

Les huiles essentielles

Solution 3 : Le CBD

Naturellement présent dans le cannabis, le cannabidiol n’a pas de pouvoir psychoactif, contrairement au THC. Relaxant très efficace, il est vendu en libre accès en France lorsqu’il ne contient que 0.3 % de Tétrahydrocannabinol.

Crippa et ses collaborateurs (2018) ont vérifié son potentiel thérapeutique. Leur recherche a conclu qu’il devrait être fortement recommandé en cas de phobie sociale, de stress post-traumatique, de troubles du sommeil et de dépression.

Il faut savoir qu’il se vend sous diverses formes : gélules, huiles, baumes, bonbons, infusions, fleurs…

Solution 4 : Les vitamines et les sels minéraux

N’ayant pas de valeur énergétique, les vitamines remplissent pourtant diverses fonctions. Leur excès ou leurs carences peuvent perturber l’organisme et engendrer des troubles et des symptômes gênants. Celles qui favorisent le bien-être, ce sont les vitamines A, B, C, D, E qui ont des propriétés antioxydantes et régulatrices du système nerveux.  En ce qui concerne les sels minéraux, le magnésium est connu pour être un des meilleurs éléments pour lutter contre la fatigue psychique et musculaire. Il est également apaisant et il améliore la qualité du sommeil.

Tous ces nutriments se retrouvent dans les aliments et il serait alors intéressant d’opter pour un régime alimentaire riche en vitamines et en Mg. Il est aussi possible de recourir à des compléments alimentaires contenant ces composés organiques et inorganiques.

Solution 5 : Les fleurs de Bach

Les 38 fleurs de Bach sont une alternative totalement inoffensive contre le stress. Ce sont des élixirs qui sont obtenus suite à diverses étapes de transformation des fleurs et ils sont destinés à prévenir et à gérer la peur, la solitude, les soucis relationnels, l’hypersensibilité, le manque d’intérêt et le désespoir.

Les substances les plus indiquées aux personnes qui souffrent d’un stress aigu ou chronique, ce sont l’aigremoine, l’alène, le charme, le noyer, le prunus et le rescue.

fleurs de Bach

Solution 6 :  L’acupuncture

Cette technique traditionnelle chinoise utilise des aiguilles qui vont être placées dans des régions précises du corps. Dans le cas de l’anxiété, elles sont généralement déposées au niveau de la tête, du dos et du ventre. Elles sont censées stimuler certains points pour rééquilibrer les énergies et faciliter leur circulation.

Giacobino et ses camardes (2015) attestent que l’acupuncture ne soulage pas uniquement le stress de manière temporaire. Son impact est bien plus profond et dure dans le temps traduisant l’acquisition d’une meilleure capacité à affronter les situations difficiles.

Solution 7 : La relaxation

Les techniques de relaxation sont nombreuses, elles peuvent facilement être apprises grâce aux vidéos qu’on peut trouver sur Internet. Nous recommandons :

Solution 8 : La méditation

Approche millénaire, originaire de l’Inde, la pratique méditative est redoutable pour devenir maître de ses émotions. Désormais reconnue comme technique scientifique, la méditation pleine conscience compte parmi les outils de choix de la thérapie cognitivo-comportementale. En effet, nombreuses sont les recherches en psychiatrie qui ont révélé son efficience auprès des patients souffrant de troubles anxieux.

Le principe de cette méthode n’est pas de se détourner des évènements et des ressentis anxiogènes, mais de les regarder avec détachement pour pourvoir facilement les gérer et les dépasser.

La méditation

Solution 9 : Le sport

Faire du sport durant au moins 20 minutes, et ce, quotidiennement, est une activité qui exige des efforts et un certain engagement, mais les bénéfices sont très intéressants. Endorphine, dopamine et sérotonine sont libérées pendant l’exercice physique, diffusant une sensation de bien-être et activant le circuit du plaisir.

Le fait de s’entraîner régulièrement, maintient la production de ces hormones du bonheur et réduit considérablement le niveau d’anxiété et de stress.

Solution 10 : La gestion du temps et des priorités

Le stress est souvent lié à une gestion inadéquate du temps. Ceci engendre généralement l’impression d’être totalement dépassé et angoissé en raison de la charge de travail cumulée.

Pour éviter cela, il est essentiel de mettre de côté les activités chronophages et les distractions au moment de travailler. De plus, il est impératif d'établir des objectifs SMART : Spécifiques, Mesurables, Atteignables, Réalistes et Temporels (à réaliser dans une période bien déterminée). Il est également crucial de hiérarchiser ces derniers afin de les aborder de manière séquentielle. Enfin, il est aussi très important de savoir dire non et de refuser certaines demandes pour maintenir sa productivité.

Les avantages des anxiolytiques naturels par rapport aux médicaments sur ordonnance

Il est incontestable que les avantages des anxiolytiques naturels sont nombreux :

Tout ceci explique le fait que de plus en plus de Français s’orientent aujourd’hui vers ces remèdes, au détriment des médicaments. Il est cependant crucial de noter que nous encourageons toute personne, dont les symptômes du stress sont gênants et marquent une rupture avec sa qualité de vie d’avant de consulter un médecin traitant ou un psychiatre. Il se peut que son cas nécessite obligatoirement un traitement médicamenteux. 

Les avantages des anxiolytiques naturels par rapport aux médicaments sur ordonnance

Témoignage d’une personne ayant utilisé des anxiolytiques naturels avec succès

Jérôme, mathématicien de 45 ans qui dit avoir souffert de stress depuis son adolescence, nous parle de sa découverte de l’univers des anxiolytiques naturels :

"Je suis une personne très cartésienne. Je n’arrive à accorder ma confiance qu’en me basant sur des preuves scientifiques. Les traitements médicaux étaient ma réponse à tout problème de santé, dont mon anxiété perpétuelle. Jusqu'à ce que je rencontre ma femme, qui m'a ouvert les yeux sur un tout autre monde de bien-être. Elle m'a montré des articles scientifiques solides attestant de l'efficacité des remèdes naturels, et cela m'a fait réfléchir. J'ai d’abord exploré ces options à contrecœur. Je me suis mis à utiliser des produits offerts par Dame Nature, comme la camomille, la valériane ou la mélisse ainsi que des compléments alimentaires. Parallèlement, j'ai appris des techniques de relaxation telles que la méditation et la respiration profonde. Ces méthodes, appuyées par des neuropsychologues et des psychothérapeutes, ont commencé à porter leurs fruits. Aujourd'hui, je gère mon stress de manière plus efficace et j’ai une vie beaucoup plus équilibrée. Désormais, je suis convaincu que la science et la nature peuvent coexister harmonieusement pour assurer un meilleur équilibre mental et émotionnel aux personnes anxieuses."

Précautions à prendre lors du recours aux anxiolytiques naturels

Même s'ils sont généralement inoffensifs, il est essentiel de prendre des précautions et d'envisager une consultation médicale avant de recourir aux anxiolytiques naturels.

L’importance de consulter un professionnel de la santé avant d'utiliser des anxiolytiques naturels

Si les symptômes liés au stress atteignent un degré de gravité suffisamment élevé pour perturber la vie quotidienne de l'individu, il est impératif de consulter un médecin. Cependant, même en présence d'une anxiété légère, la recherche de solutions suggère que le mal-être est palpable. 

Par conséquent, il est fortement recommandé de solliciter un professionnel de la santé pour discuter de son état et de l'intention de recourir à des anxiolytiques naturels. Il faut en effet savoir que ces remèdes peuvent ne pas convenir à tout le monde.

Comment choisir le bon anxiolytique naturel pour ses besoins ?

Pour choisir correctement un anxiolytique naturel, il faut bien s’informer dessus.

Les plantes adaptogènes et les huiles essentielles peuvent parfois présenter des contre-indications. En effet, certaines herbes et essences peuvent être photo-sensibilisantes, non adaptées aux femmes enceintes ou allaitantes ou aux personnes sujettes à des allergies. Quelques remèdes peuvent aggraver les problèmes de foie. Il y en a même qu’il est recommandé d’éviter lorsqu’on prend certains médicaments pour ne pas déclencher des interactions chimiques dangereuses pour la santé. Il faut, par ailleurs, noter que même le sport et l’acupuncture ne peuvent pas être envisagés comme une alternative anti-stress par tout le monde. Ils peuvent être déconseillés aux sujets ayant des soucis cardiaques et aux hémophiles.

Le fait de faire des recherches permet également de savoir si la solution convoitée convient réellement aux manifestations spécifiques qui dérangent la personne. Il y a des traitements qui sont plus efficaces pour soulager les tensions musculaires ou pour lutter contre les insomnies, tandis que d’autres ciblent plutôt les troubles cognitifs associés au stress.

Conclusion 

Les anxiolytiques naturels, tels que les plantes adaptogènes, les huiles essentielles, le CBD, les vitamines, le magnésium, les fleurs de Bach, l'acupuncture, la relaxation, la méditation, le sport, et la gestion du temps et des priorités, offrent une alternative de choix face au stress. Les avantages de ces remèdes résident dans leur caractère sain, l'absence d’accoutumance, leur capacité à renforcer les ressources psychiques et leur coût souvent plus abordable. Les personnes, souhaitant utiliser une de ces solutions, devraient néanmoins prendre des précautions, notamment en consultant un professionnel de la santé et en recherchant des informations sur les contre-indications potentielles.

Anxiolytiques naturels : 10 solutions efficaces pour lutter contre le stress

Touchant plus de 10 millions de Français, la spasmophilie se manifeste par une crise qui peut être spectaculaire. En général, celui qui l’expérimente se trouve submergé par un ensemble de symptômes physiques et émotionnels intenses. La compréhension de cette affection et des méthodes pour la gérer efficacement sont d'une importance capitale afin d’améliorer la qualité de vie des personnes qui en souffre.

Qu'est-ce que la spasmophilie ?

Malgré le fait qu’elle ait été identifiée depuis le 19ème siècle par le médecin de Napoléon III, Lucien Corvisart, il est surprenant de remarquer que la spasmophilie n’est actuellement reconnue dans aucune classification médicale internationale.

D’après Veyret Arnaud (1993), cette pathologie fonctionnelle populaire dans les médias, rencontre encore la réticence du corps médical à la reconnaître comme réelle entité clinique à part entière. Ceci explique probablement pourquoi il est courant que ce diagnostic soit utilisé de manière interchangeable avec ceux de la tétanie, de la crise d'angoisse et de l'hyperventilation.

Aujourd’hui, il est commun de considérer que les crises de spasmophilie s’inscrivent dans le cadre des troubles anxieux. Elles sont donc classées comme une affection psychosomatique. Mais il est capital de noter que les manifestations peuvent aussi apparaître chez un sujet ayant un trouble métabolique, tel qu’une carence en magnésium ou en calcium.

Comment reconnaître une crise de spasmophilie ?

Pour Hioco (1981) et la majorité des experts dans cette affection, les éléments majeurs constatés chez les patients, ce sont l’hyperventilation et les spasmes qui traduisent une hyperexcitabilité neuromusculaire. Ces derniers expliquent le nom attribué à ce trouble fonctionnel. Cependant, nous observons également d’autres manifestations de type somatique et psychique. La crise se résout généralement progressivement, et ce, en quelques minutes. Dans de rares cas, elle peut durer une heure entière.

Les manifestations physiques lors d'une crise

Les spasmophiles affichent généralement un ou plusieurs des symptômes suivants :

Les réactions émotionnelles pendant une crise

Face aux signes physiques de la spasmophilie, de nombreuses manifestations émotionnelles apparaissent :

Les facteurs déclencheurs d'une crise de spasmophilie

Les nombreuses études sur la spasmophilie attestent de l’hypersensibilité des personnes qui en sont atteints. Le genre et l’âge ont aussi leur importance. En effet, les manifestations se retrouvent plus chez les jeunes et chez les femmes. D’ailleurs, il est intéressant de noter que ces dernières sont plus susceptibles d’afficher la symptomatologie lorsqu’elles vivent des chamboulements hormonaux tels que l’adolescence, la grossesse ou la ménopause.

Les facteurs étiologiques peuvent également être métaboliques, comme nous l’avons souligné en début d’article. Cependant, il est plus commun qu’ils soient d’ordre psychique.

Le stress et l'anxiété comme facteurs prédisposants

De nombreux chercheurs se sont intéressés au terrain génétique et ont découvert que les crises apparaissent chez les sujets qui ont des antécédents famillaux de troubles anxieux. Il a par ailleurs été rapporté par certaines recherches, dont celle de François et Renaud (1989), que 80 % des spasmophiles souffrent d’anxiété.

Au niveau physiologique, le stress et les angoisses vont provoquer une forte sécrétion de cortisol et d’adrénaline qui aura pour conséquence une accélération du rythme cardiaque et de la respiration. Cette hyperventilation va générer une diminution du CO2 sanguin qui va entraîner, à son tour, l’augmentation du taux de calcium. Ce dernier sera responsable de la tétanie, des spasmes et des contractions musculaires.

L'importance de l'environnement dans la survenue d'une crise

Le terrain anxieux doit normalement être combiné à des éléments déstabilisants dans l’environnement du sujet pour provoquer une crise de spasmophilie.

Ainsi, des bouleversements familiaux, des conflits conjugaux, un deuil ou un déménagement peuvent compter parmi les causes de l’apparition des symptômes.

La privation chronique de sommeil, due à des préoccupations incessantes ou à des nuisances sonores dans le voisinage, peut également être une des raisons de l’émergence du trouble.

Les techniques pour gérer une crise de spasmophilie efficacement

Pour dépasser les crises de spasmophilie, il est important d’apprendre à en contrôler les symptômes. Cela passe par une bonne maîtrise des techniques de relaxation, mais également par un renforcement des ressources mentales dans le but de mieux gérer le stress au quotidien.

La respiration contrôlée comme outil principal

Lors d’une crise de spasmophilie, le sujet souffre d’hyperventilation. La solution idéale pour arrêter cela, c’est de s’hypoventiler.

Pour induire une réduction de la fréquence respiratoire, il est préconisé de procéder à une série de respirations profondes, en alternant entre des inspirations diaphragmatiques, un petit arrêt de quelques secondes, puis une expiration lente et complète. Il est généralement conseillé d’utiliser ses mains ou un sac en plastique. Il faut alors les placer contre la bouche et le nez, ce qui va augmenter le taux de dioxyde de carbone dans l'air inhalé et compenser ainsi les effets indésirables de l'hyperventilation (Ecart-Duplessy, 2020).

L’utilisation de cette technique de respiration contrôlée exige une certaine maîtrise. Il est d’ailleurs recommandé de s’y familiariser en l’intégrant dans la routine quotidienne et en l’effectuant idéalement chaque soir, juste avant le moment de s’endormir. Cela rééquilibre le système nerveux, apaise l’individu et améliore la qualité de son sommeil.

La relaxation musculaire pour diminuer les symptômes

La relaxation des muscles peut se faire via divers procédés qui libèrent le spasmophile de ses angoisses et de ses tensions.

La gestion du stress au quotidien pour prévenir les crises

Pour s’éviter des crises de spasmophilie, il est capital de se prémunir contre le stress et d’apprendre à  le gérer convenablement. Pour cela, il faut un mode de vie sain et il est important en plus de s’accorder des moments de plaisir. Parmi les comportements à recommander, il y a : 

La gestion du stress au quotidien pour prévenir les crises

Quand faut-il consulter un professionnel en cas de spasmophilie ?

Si la crise de spasmophilie n’est pas isolée, il est important de consulter. Il est également capital de s’orienter vers un médecin lorsque les symptômes se déclenchent sans raisons apparentes.

Le rôle du médecin dans le suivi et la prise en charge de la spasmophilie

Lorsqu’une personne prend rendez-vous chez son médecin traitant et lui décrit une crise de spasmophilie, ce dernier va d’abord procéder par élimination pour s’assurer que le patient ne présente pas un trouble métabolique qui expliquerait les symptômes. Il vérifiera aussi, très aisément d’ailleurs, qu’il n’est pas en présence d’un individu souffrant d’une épilepsie ou d’un asthme.

Par la suite, en l’absence de cause somatique, il déterminera l’affection psychique dont le sujet souffre. Dans la plupart des cas, il s’agira d’une anxiété généralisée, d’un trouble panique ou d’une phobie.

Par la suite, il lui indiquera le médicament adéquat, si un traitement chimique est jugé nécessaire. Généralement, les psychiatres prescrivent un antidépresseur. Enfin, le spécialiste de la santé mentale lui conseillera probablement de suivre une psychothérapie de type cognitivo-comportemental.

Les autres professionnels de santé pouvant apporter leur aide

En plus du médecin traitant, du psychiatre, du psychologue ou du psychothérapeute, la personne sujette aux crises de spasmophilie peut s’orienter vers un ostéopathe, un acupuncteur ou un sophrologue.

Le premier, va agir sur les muscles pour réduire le stress et plus particulièrement sur le diaphragme, afin d’améliorer sa mobilité et de favoriser une bonne respiration. Le second, va rééquilibrer les énergies de l’individu et l’aider à être plus apaisée. Quant au dernier, il l’initiera aux différentes techniques de relaxation.

Conclusion

Les crises de spasmophilie, caractérisées par l'hyperventilation et les spasmes musculaires, se résorbent généralement en quelques minutes. Cependant, ces symptômes, causés par les angoisses et aggravant l’anxiété, secouent foncièrement la personne. Les gérer efficacement implique la maîtrise de la respiration et de la relaxation musculaire ainsi que la réduction du stress et des angoisses au quotidien. Les professionnels de santé mentale ainsi que les ostéopathes, les acupuncteurs et les sophrologues, peuvent également apporter leur soutien au patient, et ce, surtout si les manifestions perturbent significativement sa qualité de vie.

Spasmophilie : Comment gérer une crise efficacement ?

Le bien-être peut être atteint via divers moyens. Alors que certaines personnes recourent à des médicaments ou à des substances psychoactives pour apaiser leur anxiété, il est important d'explorer des méthodes naturelles, et ce, en particulier lorsque les symptômes ne sont pas sévères. Aujourd'hui, nous explorons des approches non-médicamenteuses et accessibles à tous, permettant de prévenir et d’atténuer les crises d'angoisse.

Qu'est-ce qu'une crise d'angoisse et pourquoi choisir des remèdes naturels ?

Il est essentiel d'entamer cet article par une précision importante. Bien que les deux termes soient souvent employés de manière interchangeable, la crise d’angoisse n’évolue en attaque de panique que lorsqu'elle atteint un niveau aigu et intense. D’autres paramètres, tels que la fréquence des symptômes et la cause de leur apparition, contribuent à distinguer les deux entités l’une de l’autre.

Symptômes de la crise d’angoisse

Une crise est une rupture d’homéostasie délimitée dans le temps. La crise d’angoisse apparaît généralement face à un événement stressant et perturbe profondément l’équilibre de l’individu. L’anxiété commence à gagner la personne petit à petit, jusqu’à ce qu’elle présente la symptomatologie suivante :

Le sujet arrive alors difficilement à penser et à se raisonner et cela l’empêche de réagir correctement à la menace qu’il perçoit. Les manifestations s’arrêtent généralement au bout de quelques minutes

Pourquoi opter pour une approche naturelle contre les crises d’angoisse ?

Selon une étude réalisée par l’Académie Nationale de Médecine (2020), le nombre de français qui se tournent vers de nouveaux moyens pour se soigner est en pleine expansion. Quant à Ninot et ses collaborateurs (2018), ils affirment que les interventions non-médicamenteuses (INM) encouragent les personnes à prendre soin d’elles-mêmes. Cela permet aussi d’améliorer la qualité de vie, de prévenir l’apparition de maladies ou de diminuer leurs symptômes. Ces INM englobent les psychothérapies, mais également l’aromathérapie, la phytothérapie, l’acupuncture, l’ostéopathie, l’hypnose, la relaxation, le yoga…

Ces remèdes naturels comportent divers avantages. Premièrement, ils sont totalement inoffensifs et non invasifs, contrairement aux médicaments qui peuvent provoquer nombreux effets secondaires indésirables. Deuxièmement, ne pas recourir à un traitement allopathique quand les manifestations sont gérables, renforce les ressources mentales. Cela pousse la personne à trouver en elle-même les outils qui favorisent son développement et son bien-être. Troisièmement, ces approches sont généralement peu coûteuses et accessibles à tous.

Il est essentiel de souligner qu’en cas de symptomatologie significativement perturbante, il est impératif de consulter un professionnel de la santé. Ce dernier effectuera une évaluation approfondie pour déterminer si la prise de médicaments est nécessaire.

opter pour une approche naturelle contre les crises d’angoisse

Techniques de relaxation pour soulager une crise d'angoisse

Vu notre mode de vie actuel, l’être humain, qu’il soit sous l’effet de l’anxiété ou dans son état normal, a de plus en plus de mal à se relaxer. Désormais, même dans les situations où il est en train de se divertir, il est rare qu’il soit complètement détendu. Les techniques de relaxation visent à aider les sujets à réduire les tensions et le tonus musculaire qui augmentent le niveau de vigilance ainsi que les angoisses.

- La respiration profonde et contrôlée :  chez une personne qui expérimente des crises d’angoisse, une respiration lente et profonde sert à instaurer progressivement un sentiment de calme. Selon Yackle (2017), lors de cette pratique 175 neurones relais informent le cerveau que la situation est maîtrisée, ce qui favorise la suspension de l’état d’alerte.

- La méditation et la pleine conscience : le recours à une telle méthode ne peut se faire au moment de la crise, mais il permet d’en éviter d’autres et prépare le sujet à mieux gérer son stress. Il est important de noter que l’effet de l’exercice méditatif a été comparé à celui des traitements anxiolytiques par Hoge et ses collaborateurs (2023) et que le résultat de la recherche démontre clairement que les bénéfices des deux alternatives sont comparables.

- La visualisation guidée : ressemblant un peu à l’hypnose, tout en étant bien moins intense, la visualisation guidée, par une vidéo ou un thérapeute, est surtout connue pour préparer à réaliser une performance sportive. Cependant, elle permet également, à travers la représentation d’images positives, de diffuser un état de bien-être interne et de s’armer avant d’affronter un évènement stressant.

- Les techniques de détente musculaire : parmi ces dernières, on trouve la relaxation progressive, élaborée par Jacobson. Elle consiste à contracter et à décontracter successivement les différents groupes musculaires du corps jusqu'à atteindre un état de relâchement intense. Il est recommandé de s'entraîner à cette méthode et de l'utiliser dès les premiers signes d'escalade de l'anxiété.

Les plantes et les huiles essentielles efficaces contre la crise d'angoisse

Selon Létard et ses collaborateurs (2017), il existe, dans la nature, de nombreuses plantes qui sont considérées comme adaptogènes. Cette appelation renvoie au fait qu’elles augmentent la résistance de l’organisme face au stress et aux angoisses.  Parmi ces dernières, nous conseillons :

- La camomille et la lavande : elles ont un pouvoir apaisant incontestable. Réduisant les tensions musculaires, elles diminuent la nervosité et facilitent l’endormissement. Elles se consomment sous la forme de tisanes, ou bien quelques gouttes de leurs huiles essentielles peuvent être appliquées au niveau de la colonne vertébrale ou du plexus solaire.

- La valériane et le millepertuis : si la première plante favorise la relaxation, la deuxième a un impact sur l’humeur. Elles se complètent donc puisque le sujet, qui est en proie aux crises d’angoisse, développe assez fréquemment des affects dépressifs en réaction à ses symptômes.

- L'huile essentielle de bergamote : légèrement citronnée, cette HE diffuse une odeur agréable et elle a un effet sédatif sur le système nerveux central. Elle peut être utilisée en massage, lorsqu’elle est mélangée avec de l’huile végétale. Il est également possible d’en rajouter quelques gouttes aux recettes sucrées.

L'alimentation anti-stress pour prévenir les crises d'angoisse

Dans la prévention des crises d'angoisse, recourir à une alimentation saine et équilibrée peut s’avérer être une approche pertinente. Privilégier des nutriments aux propriétés anxiolytiques et anti-dépressives devrait alors de venir la règle. A cette fin, nous recommandons d’opter pour :

- Les aliments riches en magnésium :  sachant que l’anxiété et le stress provoquent un déficit en magnésium. Il est capital de restaurer les besoins de l’organisme en consommant légumineuses, les oléagineux, les céréales, les féculents et le chocolat noir. Ces derniers vont favoriser la régulation du système nerveux.

- Les aliments riches en vitamines B : il a été démontré que les personnes qui connaissent des crises d’angoisse, ont des taux de fer et de vitamine B6 inférieurs à ceux retrouvés chez la population générale. Afin de maintenir l'équilibre émotionnel, il est recommandé de suivre un régime alimentaire riche en vitamines B2, B6 et B12 et de prendre de belles rations d’œufs, de poissons, de viande, de légumes verts et de noix.

- Les aliments riches en oméga-3 :  augmentant la synthèse de la sérotonine qui est capable de réduire l’anxiété quand elle est en excès, l’oméga-3 se trouve dans les poissons gras, tels que le maquereau, le thon, le saumon et la sardine. Il y en a également dans les noix, les graines de lin, l’huile de colza et le soja.

L'alimentation anti-stress pour prévenir les crises d'angoisse

L'exercice physique comme remède naturel contre l'anxiété

La succession de réactions physiologiques, observées chez une personne qui vit une crise d’angoisse, est partiellement expliquée par le fait que la neurotransmission ne s’effectue pas de manière efficace entre les cellules. Heureusement, le sport peut palier ces perturbations comme l’a souligné le neuropsychologue Aaron Bonner-Jackson.

Il agit également en réduisant considérablement les taux de cortisol et en sécrétant les hormones du bonheur. Ces dernières viennent contrer les effets du stress et réguler l’activité du système nerveux pour aider le sujet à retrouver un certain bien-être.

Quel sport choisir et quand le pratiquer ?

Selon les neuropsychologues, lors de l’activité physique, le taux d’adrénaline va être réduit alors que celui des endorphines sera boosté. Cela apaise la personne et il serait donc idéal de s’exercer le matin pour attaquer la journée avec sérénité. Il est également conseillé de s’entraîner de manière quotidienne, et ce, idéalement pendant une durée minimale de 30 minutes par jour. Pour ce qui est des sports les plus recommandés afin de venir à bout des angoisses, il y a la natation, la marche la randonnée, la course à pied, le cyclisme et le yoga.

Les autres astuces naturelles pour gérer une crise d'angoisse

D’autres méthodes aident à bien gérer les crises. Il est bien sûr capital d’y recourir dès les premiers signes de montée des angoisses. En voici quelques-unes :

- La musique relaxante et les sons apaisants : les recherches ont prouvé qu’ils ont a un impact positif sur l’anxiété et les crises d’angoisse. En effet, les mélodies peuvent agir directement sur le taux d’adrénaline et de cortisol en les réduisant significativement. Elles stimulent parallèlement la sécrétion de dopamine. Pour ce qui est du type de musique, les experts sont mitigés. Certains ont défini des genres particuliers (les sons de la nature, le morceau Weightless, le jazz lent…), alors que d’autres insistent sur le fait que ça dépend des goûts et des préférences de chaque individu.

- Les techniques de distraction et de redirection de l'attention : diverses activités détournent la personne de ses pensées négatives et des multiples appréhensions qui risquent de provoquer une crise. Parmi celles-ci, il y a le coloriage, le dessin et l’écriture qui permettent de focaliser l’attention du sujet sur sa création et de diminuer toutes les manifestations physiologiques, dont l’accélération cardiaque et la tension musculaire.

L'importance de consulter un professionnel en cas de crises d'angoisse sévères

Lorsqu'une crise d'angoisse évolue vers une véritable attaque de panique et que cela se répète, il est alors capital de consulter.

Les signes de crises d'angoisse sévères ou d’attaque de panique

En plus des symptômes cités en début d’article, nous retrouvons chez la personne qui vit une véritable attaque de panique d’autres manifestations, telles que la déréalisation et la dépersonnalisation. Cela lui donne l’impression d’être déconnectée de son propre corps et de ses ressentis. Elle perçoit également le monde extérieur d’une manière déformée. Cette perte de contrôle multiplie elle-même les angoisses et le sujet peut expérimenter une peur intense de mourir.

L'importance d'un suivi médical approprié

Les crises d’angoisse aigues ou sévères ainsi que les attaques de panique sont des motifs fréquents de consultation en psychiatrie. Les méthodes naturelles peuvent aider lorsque les symptômes sont vraiment légers. Mais quand cela évolue et persiste, la prise d’un rendez-vous chez un psychiatre ou un psychologue doit être rapidement envisagée. Ils poseront alors le plus probablement possible un diagnostic d’un trouble anxieux et sauront indiquer le meilleur moyen de traiter la pathologie. La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) est généralement conseillée pour ce type de patient. Elle pourra être combinée ou pas à un traitement médicamenteux visant à réduire l’anxiété.

Quelle que soit la prise en charge décidée par le spécialiste de la santé mentale, la personne se sentira moins seule et elle apprendra à repérer les symptômes prodromiques d’une crise d’angoisse. Cela l’aidera beaucoup à mieux la gérer. Elle sera en plus parfaitement armée pour rationaliser ses pensées et pour ne plus se laisser envahir par les anticipations négatives. Au final, elle ne pourra que se sentir mieux et retrouver sa vie d’avant et sa joie de vivre.

Conclusion

Les remèdes naturels proposent une réponse efficace à la prévention et à l'atténuation des crises d'angoisse. L'exploration de méthodes non-invasives et largement accessibles permet de renforcer les ressources mentales et de favoriser le bien-être. Cependant, en cas de symptômes sévères, il est impératif de solliciter une consultation auprès d'un professionnel de la santé mentale. L'accompagnement de ces experts s'avère essentiel pour la compréhension, la gestion et le dépassement des troubles anxieux, ouvrant la voie à une existence plus apaisée. Ainsi, la clé du succès réside en général dans l'équilibre entre une approche naturelle et le recours à un soutien médical et/ou psychologique, lorsque cela est nécessaire.

Remède miracle contre la crise d'angoisse

Les défis au travail, les soucis financiers, les problèmes de santé et les conflits conjugaux ou avec les amis sont tant d’éléments qui viennent encombrer l’esprit du sujet, le préoccuper, le stresser et affecter négativement sa qualité de vie. Pour se libérer de tous ces tracas, le mot d’ordre est parfois le lâcher prise. Cependant, cette compétence clé pour retrouver la tranquillité et le bien-être est rarement innée. Heureusement, elle s’acquiert à travers divers exercices et comportements qu’il serait judicieux d’intégrer dans sa routine quotidienne.

Qu'est-ce que le lâcher prise ?

A l’ère où le développement personnel est devenu une mode, divers concepts ont éclos ou ont gagné en popularité. Parmi ces derniers, il y a celui lâcher prise.  Bien qu’historiquement assez ancien, il a surtout eu un regain d’intérêt à partir des années 1990, et ce, en grande partie grâce au livre de Guy Finley, « The secret of letting go ».  

Nous rappelons aussi que le père de la psychologie moderne, William James, cité par Tanguy (2018), en parlait déjà en 1911 comme cette capacité à donner du repos au Moi. Quant à Carl Jung, il explique qu’en lâchant prise, le sujet ouvre la porte à une exploration plus profonde de son inconscient et développe une meilleure compréhension de lui-même.  

Nous pensons qu’Herbert A. Otto et ses collègues (1984) ont donné une bonne explication du concept dans le leur livre « Uncomplicating your life », où ils le décrivent comme l’aptitude à abandonner la pression extérieure, à s’éloigner des relations épuisantes et du passé, à se débarrasser des schémas comportementaux défaillants et des fausses croyances... Selon eux, lâcher prise, c’est se libérer de tout ce qui empêche l’épanouissement et s’éviter des ruminations sur les aspects de la vie sur lequel la personne n’a pas de contrôle.

Enfin, nous retrouvons dans Larousse une excellente définition puisque le dictionnaire évoque un moyen de libération psychologique qui consiste à se détacher de son désir de maîtrise.

Les bénéfices du lâcher prise au quotidien

Le besoin de contrôle est très important pour l’être humain. Cela lui évite de se retrouver face au flou et l’aide à anticiper ses réactions et ce qui peut lui arriver. Ce mode de fonctionnement est clairement rassurant et apaisant. Mais à trop vouloir maîtriser l’avenir et chaque sphère de sa vie, la personne oublie de VIVRE au présent. Cela a en plus un impact sur le niveau de stress et d’anxiété, sur le bien-être mental général et sur les interactions avec autrui.

Réduction du stress et de l'anxiété

Les personnes qu’on appelle communément les control-freaks, pensent se préserver des angoisses à force d’anticipation. Pourtant, c’est l’inverse qu’on observe. Plus le sujet est dans une telle attitude, plus il se rendra compte que beaucoup de choses lui échappent et face à cela, il se sentira perdu et encore plus anxieux et stressé.

Par contre, l’accès à un état de lâcher prise va réduire considérablement l’anxiété. Cela a été mis en évidence par diverses études, dont celle réalisée par l’équipe médicale et scientifique des Thermes de Saujon en 2016. Ces derniers ont observé une diminution significative de l’anxiété et de la dépression chez 80 % des curistes qui ont réussi à abandonner le besoin de maîtrise.

Amélioration de la santé mentale

Un travail sur la capacité de lâcher prise va permettre à l’individu de prendre conscience de ses propres limites et à les accepter. Cela aide à aborder les évènements sous un nouvel angle. Il va alors agir de manière proactive lorsque c'est nécessaire, tout en acceptant sereinement ce qui est hors de son contrôle.

Par exemple, face à une catastrophe imminente, telle qu’un tsunami, il est évident que l'action immédiate est impérative et que l’état de stress est bénéfique pour agir rapidement. Cependant, dans des situations moins prévisibles, comme l'attente des résultats d'un examen, l’aptitude à lâcher prise permet de gérer l'incertitude avec résilience. Tout cela participe à réduire la charge mentale de la personne, l’aide à diminuer considérablement ses pensées négatives et lui confère un bien-être certain.

Meilleure relation avec soi-même et les autres

Maîtriser l’art du lâcher prise, c’est prendre du recul par rapport aux situations, mais également vis-à-vis de soi et à son entourage.

Le sujet devient moins intransigeant avec lui-même et gagne en confiance. Il ne s’encombre plus de la pression de vouloir contrôler jusqu’aux actes des autres et leurs idées. Cela l’aide à devenir plus tolérante et plus empathique. Une telle attitude ne peut que renforcer ses relations interpersonnelles, qui deviendront, de surcroît, plus épanouissantes.

Les bénéfices du lâcher prise au quotidien

Conseils et exercices pratiques pour apprendre à lâcher prise au quotidien

Pour sortir des griffes du stress, il est essentiel de s’initier à l’art du lâcher prise. Passant par le relâchement tant mental que physique, ce dernier peut être atteint via divers moyens.

Pratiquer la pleine conscience et la méditation

La pleine conscience, tout comme les angoisses, oriente l’attention vers les ressentis ou les expériences du moment. Cependant, contrairement au stress et à l’anxiété, la méditation va exiger de regarder ces éléments sans jugement.

Pour cela, le Mindfulness recourt à divers outils tels que la respiration profonde, le centrage, l’auto-évaluation de son état physique et mental… Cela a pour but d’atteindre le 7ème et dernier pilier de cette pratique et qui n’est autre que le lâcher prise.

Cultiver une attitude positive et accepter l'imperfection

Prendre du recul par rapport à sa façon d’aborder la vie et les évènements, c’est capital pour évoluer. En effet, les gens sont tellement centrés sur les actions et sur l’anticipation qu’ils en oublient de mettre le tourbillon de la vie sur pause afin de se poser les bonnes questions.

Il faut alors se demander sous quel angle les situations sont généralement évaluées. S’il s’avère que le pessimisme règne en maître, il faudra apprendre petit à petit à structurer différemment ses cognitions de sorte à chercher et à envisager les choses de façon optimiste. Cette démarche demande des efforts et de l’introspection, mais elle peut être facilitée en tenant un journal où le sujet note ses expériences, ses impressions et ses évaluations d’une manière positive plutôt que négative. Il s’agit de tout un apprentissage qui permet d'améliorer jusqu’à son seuil d’exigence envers soi-même.

Cultiver une attitude positive et accepter l'imperfection

S'accorder des instants de détente et de plaisir

Sortir avec ses amis, faire une activité passionnante, se balader en pleine nature, regarder sa série préférée, ce sont autant d’occasions qui font que le sujet se déconnecte de ses soucis et de son besoin d’avoir un contrôle.

Il est aussi important de bien séparer sa vie personnelle et ses engagements professionnels. Les mails et les messages des collègues à toute heure de la journée peuvent rendre impossible l’accès à un état de lâcher-prise. Il faut donc prendre l’habitude de mettre en sourdine les notifications une fois lors des moments de détente.

Apprendre à gérer ses émotions et éviter la rumination

Des études ont montré que les femmes sont plus sujettes aux ruminations que les hommes, et c’est en grande partie à cause de ces ressassements et ces pensées négatives répétitives qu’elles sont plus nombreuses à souffrir d’anxiété et de dépression.

Par ailleurs, Van Rillaer (2016) affirme que pour venir à bout de ce type de processus mental, il faut d’abord prendre conscience de ses effets délétères. Par la suite, il est important de se distraire via des activités physiques ou intellectuelles, se détacher de ses affects via la méditation et agir si cela s’avère possible.

La respiration profonde et consciente

Développée par Leonard Orr, en 1960 aux USA, la respiration consciente profonde est une technique hautement relaxante.  Souvent utilisée dans le milieu universitaire ou scolaire, elle permet aux professeurs, aux élèves et aux étudiants de lâcher prise et de déstresser. Cela décuple la concentration, l’attention et la confiance en soi.

Pour la pratiquer, le sujet peut s’asseoir ou rester debout.  Il devra fermer les yeux, joindre les mains derrière le dos pour ouvrir au maximum sa cage thoracique. L’inspiration doit faire gonfler le ventre, tout en évitant l'élévation des épaules et des côtes. Il faut la maintenir quelques instants avant de la relâcher intensément, permettant à tout l’air de sortir naturellement.

La respiration profonde et consciente

L'écriture thérapeutique et le journaling

Écrire équivaut à déverser ses maux sur une page. Cela permet de mettre en mots ses ruminations, de leur donner vie puis de s’en détacher. Incontestablement thérapeutique, le journaling apaise le sujet.

L’étude de Boulay et ses collaborateurs (2020) a démontré que l’écriture calme l’anxiété et facilite l’expression des affects. Elle agit également comme un outil réparateur qui aide aussi à se décentrer et à prendre de la distance par rapport à son vécu.

Le psychologue américain, James W Pennebaker, préconise de se lancer dans la rédaction de ce qui passe par la tête et ce qui dérange durant au moins 20 minutes, et ce, sans interruption afin que l’exercice favorise vraiment le lâcher prise et la sérénité.

Les techniques de relaxation et la visualisation créative 

Les diverses techniques de gestion du stress, comme l’auto-hypnose, la relaxation musculaire progressive et le yoga, génèrent un état de bien-être et un lâcher prise. Elles agissent en réduisant le taux de cortisol, en régulant la circulation sanguine et le rythme cardiaque.

D’autres approches permettent de se préparer activement à affronter les situations angoissantes. Parmi ces dernières, il y a la visualisation créative, durant laquelle, au lieu de ressasser les pensées négatives, le sujet essaye de s’imaginer vivre l’évènement à venir dans tous ses détails, et ce, en se le représentant positivement.  Pratique ancestrale, elle programme l’inconscient et favorise, selon les chercheurs en neurosciences, l’activation des fonctions physiologiques qui vont contribuer à la réussite des projets et des actions futurs.

La pratique régulière d'une activité artistique ou sportive

L’art thérapie et le sport sont deux activités qui développent le lâcher prise.

Que ce soit par la peinture ou par le théâtre, par exemple, la personne se débarrasse de ses démons inconscients et de ses angoisses. Une sorte mise à nu de ses émotions se déroule de manière plus ou moins consciente et le sujet expérimente une prise de distance par rapport au quotidien. Cela le libère de son besoin de contrôler et arrive à calmer son esprit. Par ailleurs, la concentration sur la réalisation artistique, elle-même, lui fait oublier ses soucis.

Il faut également savoir que la quiétude se retrouve aussi à travers l’exercice physique. La pratique régulière favorise la sécrétion permanente des endorphines, qui sont les hormones du bonheur et du plaisir et qui facilitent la réduction des tensions psychiques et physiques.

La pratique régulière d'une activité artistique ou sportive

Conclusion

Le lâcher prise est essentiel pour réduire l'anxiété et les ruminations et améliorer ainsi la qualité de vie. Cette compétence consiste à abandonner le besoin de tout contrôler. Ses avantages incluent une meilleure santé mentale, une plus grande confiance en soi et des relations plus harmonieuses. Pour développer cette aptitude, il y a diverses techniques, dont la méditation pleine conscience, la visualisation créative, la pratique d'activités artistiques ou sportives et le journaling. Cependant, si ces méthodes ne suffisent pas, il est conseillé de consulter un professionnel pour retrouver la sérénité au quotidien.

Apprenez à lâcher prise au quotidien : 8 conseils et exercices pratiques

Le stress, surnommé à juste titre le Mal du Siècle, n'est pas uniquement un fardeau mental. Il s'insinue insidieusement dans chaque recoin de notre corps, affectant divers organes et systèmes. Selon la Fédération Française de Cardiologie (2021), la corrélation entre cet état et les maladies cardiovasculaires est désormais clairement admis par la communauté scientifique. Parmi les symptômes observés, il y a le pincement au cœur qui peut susciter une inquiétude légitime chez ceux qui en font l'expérience.

Comprendre le pincement au cœur dû au stress : causes et mécanismes

Le pincement au cœur peut survenir aussi bien lorsque le sujet fait face à un stress aigu ou à un stress chronique. Cette sensation assez désagréable se manifeste comme suit :

Les effets physiologiques du stress sur le cœur

Lorsqu’une personne est stressée, une série de réactions se déclenche dans son organisme. Certaines d’entre elles vont être à l’origine d’un pincement au cœur. Les voici :

 Les facteurs de risque associés au pincement au cœur dû au stress

Face au stress, chaque personne réagira différemment, tant au niveau comportemental que sur le plan physiologique. Nous savons cependant que certains facteurs, vont irrémédiablement augmenter le risque de présenter un pincement au cœur. Parmi ces derniers, l’American Heart Association (2021) cite :

Les conséquences à long terme du pincement au cœur dû au stress

Les pincements au cœur dus au stress ne sont pas les seuls symptômes que le mal du siècle peut faire éclore au niveau du système cardiaque.

En effet, il peut réellement être mortel et causer des accidents cardio-vasculaires à force de stimuler l’amygdale.  Cette dernière va provoquer la forte sécrétion de globules blancs via la moelle épinière. Ceux-ci seront par la suite envoyés vers les artères où ils risquent de s’entasser formant une artérosclérose et constituant un grand facteur de risque d’infarctus, comme l’explique la Fédération française de Cardiologie (2018).

Il faut aussi savoir que le stress peut être la cause d’une cardiomyopathie, d’après le site des Hôpitaux Universitaires de Genève (2022). Suite aux fortes sollicitations du cœur à travers l’augmentation fréquente du rythme cardiaque, les muscles de ce dernier s’affaiblissent et cela entraîne un dysfonctionnement transitoire du ventricule gauche.

Prévenir et gérer le pincement au cœur dû au stress : conseils pratiques

Afin de prévenir l'émergence de symptômes, tels que les pincements, il est impératif de cultiver un mode de vie sain qui renforce le corps, tout en développant des compétences en matière de gestion du stress. Cet équilibre entre bien-être physique et mental est essentiel pour préserver la santé cardiovasculaire et éviter les effets néfastes du stress sur l’organisme.

Adopter un mode de vie sain pour diminuer le stress

Un mode de vie qui n’est pas sain peut fragiliser l’organisme, le rendant plus vulnérable aux conséquences délétères du stress. Afin d’éviter cela, il est important de :

Pratiquer des techniques de relaxation pour réduire le stress

Maintenant, pour bien s’armer mentalement, il est conseillé de s’initier aux techniques de relaxation et de les utiliser régulièrement.

Prévenir et gérer le pincement au cœur dû au stress : conseils pratiques

Quand consulter un professionnel pour un pincement au cœur dû au stress ?

Selon Thompson et Shea (2022), la pointe au cœur dure généralement moins de 30 secondes. D’ailleurs, dans ce cas-là, il est bien sûr toujours conseillé de consulter même s’il est pratiquement certain que les manifestations ne sont pas graves. Mais là où il est impératif d’aller à l’hôpital ou d’appeler le 15, c’est lorsque les pincements durent plus que quelques minutes. Le fait qu’ils soient associés à d’autres symptômes comme une douleur dans le bras droit et/ou au niveau de la mâchoire doit également alerter la personne.

Les professionnels de santé à contacter en cas de symptômes persistants

Même lorsque les pincements sont clairement occasionnés par le stress, nous conseillons quand même de consulter, en premier lieu, le médecin traitant ou un cardiologue. Ces derniers réaliseront les examens somatiques nécessaires pour éliminer toute cause somatique.

Par la suite, il faudra prendre rendez-vous chez un psychiatre ou un psychologue pour qu’ils évaluent l’état sujet et lui proposent une prise en charge adaptée à son cas. Une psychothérapie pourra alors être proposée au patient. Il se peut parfois que la prescription d’un traitement médicamenteux soit également nécessaire.

Témoignage inspirant : vaincre le pincement au cœur dû au stress

Si le pincement au cœur dû au stress est angoissant, mais peu inquiétant, il doit quand même être pris comme une sonnette d’alarme qui indique le moment est venu d’apprendre à dompter ses angoisses. C’est ce que nous retenons du témoignage de Céline, une jeune maman qui a dépassé ces symptômes.

Témoignage de Céline

« Je me souviens de ce 25 février-là  comme si c'était hier. Il s’agit de l’un de ces moments à marquer d’une pierre blanche, car ils changent votre vision de la vie. C'était lors d'une réunion au travail, une journée déjà bien chargée. Soudain, une douleur vive au cœur, un pincement que je n'avais jamais ressenti auparavant. La panique a pris le dessus, et j'ai cru que c'était la fin. Je pensais immédiatement à mes enfants et à leur future vie sans moi… Heureusement, mes collègues ont réagi rapidement et une ambulance est vite arrivée. Le diagnostic était sans appel, le stress était en cause ! C'était un soulagement, mais en même temps, cela m'a fait réaliser à quel point je me malmenais moi-même. Mon médecin m'a expliqué que le changement de mon hygiène de vie était impératif. Ces horaires de travail sans limite, ces déjeuners sautés et d’autres pris dans le fast-food situé sous les bureaux, les nuits à bosser et à cogiter… Tout cela devait s’arrêter.

J'ai commencé par revoir mon alimentation, en privilégiant des repas plus équilibrés. La malbouffe est devenue un vieux souvenir aujourd’hui. Je me suis mise au sport, même si je le détestais au début. La première séance de yoga a été un véritable désastre, mais j'ai persisté. J'ai appris à apprécier la méditation et la relaxation, des instants de calme dans ma vie trépidante. Maintenant, je prends chaque jour avec un sourire, je danse au rythme du stress, et je ne le laisse plus dicter ma vie. Grâce à ces pincements au cœur, je me suis rendue compte qu’il est essentiel de s'occuper de soi. La vie est trop courte pour laisser les préoccupations et les angoisses la gâcher. »

Les conseils des experts pour surmonter le pincement au cœur dû au stress

Les découvertes issues de la recherche, ainsi que les experts en bien-être mental et en santé cardiaque, ont permis de déterminer différents comportements à adopter ou à éviter afin de surmonter le pincement au cœur :

Les conseils des experts pour surmonter le pincement au cœur dû au stress

Conclusion

Le stress peut fortement influencer la santé cardiaque et cela se manifeste parfois à travers des pincements au cœur. Des mesures simples, comme une alimentation équilibrée, l'exercice régulier et la pratique de techniques de relaxation, permettent de prévenir ces symptômes. La méditation ainsi que l’évitement du tabac et de l’abus d’alcool peuvent aussi aider la personne qui présente de telles manifestations. Même si ces dernières sont bénignes, il est toujours important de consulter un professionnel de la santé si elles persistent. Un cardiologue permet de s’assurer de l’absence de causes somatiques. Quant au psychologue ou au psychiatre, ils accompagnent le sujet pour qu’il retrouve une vie épanouissante, où les angoisses sont parfaitement gérées.

Pincement au cœur dû au stress : prévention et symptômes

Les tremblements, ce sont des mouvements involontaires. Généralement rythmiques, ils consistent en des oscillatoires de muscles antagonistes, selon Gonzalez-Usigli (2022). Ils touchent principalement les mains, la tête, le visage, les cordes vocales, le tronc ou les jambes. Même si certains sont d’ordre pathologique et s’inscrivent dans le cadre de maladies comme la sclérose en plaques, la plupart du temps, ils sont physiologiques et causés par le stress.

Qu'est-ce que le tremblement de stress et quelles sont ses causes ?

Le tremblement physiologique peut être causé par la faim, le froid, l’effort physique ou encore certains médicaments. Lorsqu’il est provoqué par un stress, il aura des symptômes spécifiques et ces derniers ne manqueront pas de déclencher à leur tour d’autres réactions chez le sujet qui en souffre.

Les symptômes du tremblement de stress

Appelés également tremblements fonctionnels ou psychogènes, ces mouvements dûs au stress ont la particularité d'apparaître et d’être fortement accentués par des émotions vives et les angoisses. Ils se présentent généralement de manière subite et le sujet se sent impuissant face à ce symptôme, car il est incapable de l’arrêter.  D’après le National Institute of Neurological Disorders and Stroke, leur intensité augmente lorsque la personne y prête attention et elle diminue si elle est distraite. Parmi les manifestations observées, il y a :

Les facteurs qui peuvent déclencher le tremblement de stress

Le stress déclenche toute une kyrielle de manifestations physiques et psychiques. Certaines d’entre elles sont à l’origine des tremblements :

Les conséquences du tremblement de stress

Le souci avec les tremblements psychogènes, c’est qu’ils vont eux même provoquer chez l’individu un stress supplémentaire. En effet, face à ces secousses corporelles, le sujet est confronté à son incapacité à contrôler ses propres mouvements lorsqu’il doit gérer un évènement anxiogène. Cela décuple son appréhension de ces situations et augmente son niveau d’angoisse.  Il est alors possible qu’il se réfugie dans le tabagisme, l’alcool ou dans l’utilisation de substances addictives, car il pense à tort que cela va le détendre. Or, de tels comportements ne feront qu’amplifier les symptômes.

Par ailleurs, la personne qui est aux prises avec de telles manifestations risque de perdre sa confiance en elle. Le fait d’être soumise au regard d’autrui au moment où elle se sent faible et incapable d’avoir une maîtrise de son corps a généralement un impact négatif sur son image d’elle-même.

le tremblement de stress et quelles sont ses causes

Comment remédier au tremblement de stress

La reprise de contrôle sur ses muscles et la disparition des tremblements devront irrémédiablement passer par une excellente gestion du stress. Celle-ci est essentielle pour retrouver le bien-être psychologique et s’armer pour affronter les situations menaçantes ou perçues comme telles. Afin d’arriver à maîtriser son état psychique, il y a les techniques de relaxation que tout sujet peut apprendre à utiliser seul, mais il y a aussi les psychothérapies.

Les techniques de relaxation pour réduire le tremblement de stress

Parmi les meilleures techniques de relaxation qui visent à réduire le stress et les tremblements, il y a le training autogène de Schultz. Il s’agit d’une technique d’auto-régulation facile à utiliser à tout moment de la journée pour déstresser et relâcher ses tensions. Cette auto-hypnose passe par la décontraction de tous les groupes musculaires, l’un après l’autre, provoquant une onde de bien-être et dissipant les angoisses qui abrasent la capacité de rationalisation.

Nous pouvons également recommander la respiration diaphragmatique. Selon Maleki et ses collaborateurs (2022), le fait de réapprendre à respirer profondément a un effet positif incontestable sur le stress et ses symptômes. Une meilleure oxygénation de l’organisme va réduire le rythme cardiaque, activer le système nerveux parasympathique et diminuer les contractions et les secousses involontaires des muscles.

Les approches thérapeutiques pour traiter le tremblement de stress

Diverses approches thérapeutiques peuvent être envisagées pour réduire le stress et les tremblements. Celles qui ont prouvé leur grande efficacité, ce sont :

Conseils pratiques pour faire face au tremblement de stress au quotidien

Parallèlement aux remèdes précédemment développés, il y a d’autres astuces qui permettent de venir à bout du stress et des tremblements. Celles-ci devraient être intégrées dans le quotidien du sujet afin de fortifier ses ressources face aux situations stressantes.

Les stratégies d'adaptation pour gérer le tremblement de stress dans les situations quotidiennes

Pour Lazarus et Folkman (1984) : « Les stratégies d’adaptations sont l’ensemble des efforts cognitifs et comportementaux destinés à maîtriser, réduire ou tolérer les exigences internes ou externes qui menacent ou dépassent les ressources d'un individu ».

Pour réussir à ne pas être dépassé par le stress, il est recommandé d’évaluer de manière rationnelle la situation pour savoir si elle est contrôlable ou pas. Si elle l’est, il faut alors définir des objectifs pour arriver à la gérer. Cependant, si elle s’avère ingérable, il est conseillé de lâcher prise et de ne pas se mettre en échec.

Une personne qui stresse par rapport à un exposé qu’elle doit présenter, n’est clairement pas face à un événement totalement incontrôlable, même si cela peut lui paraître être le cas au départ. Éviter la situation, c’est se laisser guider par ses émotions. Au final, cela risque de la rassurer un moment d’être débarrassée de la tâche, mais sur le long terme ceci est loin d’être efficace. Par contre, si elle essaye de trouver des moyens de se  sentir à l’aise le jour J, même si quelques tremblements la gêneront, cela l'encouragera à réitérer l’expérience jusqu’à la maîtriser parfaitement.

L'importance d'un mode de vie sain pour réduire le tremblement de stress

Un sommeil de qualité, une alimentation équilibrée et une hydratation optimale réduisent considérablement l’état de tension du sujet et les risques qu’il présente des tremblements. Il est donc important de se relaxer 30 minutes avant d’aller au lit et de dormir 8 heures entières. Il faut en complément un régime alimentaire comprenant des fruits, des légumes, des céréales, des légumineuses, des produits laitiers en quantités raisonnables, du poisson et des viandes maigres.

Il est important aussi de savoir que cela évite à l’organisme le stress oxydatif. Sur le long terme, ce dernier pourrait causer divers troubles neurologiques, dont les tremblements.

Les activités relaxantes qui peuvent aider à atténuer le tremblement de stress

Le choix des activités relaxantes qui permettent de réduire le stress va dépendre des goûts du sujet. Parmi celles que nous conseillons, il y a :

Conseils pratiques pour faire face au tremblement de stress au quotidien

Témoignage

Il est capital que la personne qui se trouve entre les griffes du stress et qui manifeste des tremblements se rassure en sachant qu’elle n’est pas seule et que beaucoup de personnes sont passées par là. En voici une.

A, une jeune femme qui a réussi à contrôler ses tremblements de stress

« Il y a quelques mois, alors que je venais d'intégrer l'université, j'ai remarqué des tremblements inexpliqués dans mes mains. C'était une période de grands changements pour moi. J'avais dû quitter le cocon familial pour poursuivre mes études dans une autre ville. Tous mes repères étaient soudainement chamboulés, et cela avait déclenché une série de symptômes liés au stress. J'ai développé de l'eczéma, mes nuits étaient agitées, j'étais souvent irritable, et mes mains tremblaient. C'était un moment difficile…Et pour aggraver les choses, une camarade de classe m'avait attribué le surnom sournois de "Miss Parkinson". La situation était d'autant plus difficile à vivre que la plupart de mes cours impliquaient des manipulations en laboratoire. C’était réellement un véritable calvaire.

Ces secousses involontaires de mon propre corps m’étaient réellement insupportables et plus j’y pensais, plus elles devenaient intenses. J'ai dû trouver des moyens de faire face à ces tremblements et de gérer mon stress. J'ai commencé à pratiquer la respiration profonde, cela me permettait de me détendre la nuit. Mais c’est vraiment la méditation qui m’a le plus aidée. J’ai beaucoup lu dessus et j’ai regardé des vidéos sur Youtube m’ont énormément aidée.

Parmi les autres éléments qui m’ont aidé à traverser cette période, il y a le fait que j’ai toujours bénéficié du soutien social de mes amis d’enfance et que je me suis fait pas mal de potes au fil des semaines. Je prenais aussi des tisanes apaisantes à la camomille. Ah, je viens  de me rappeler qu’un pharmacien m’avait donné du Gelsemium. Si j’ai par la suite arrêté ce traitement homéopathique, il m’arrive d’en reprendre lorsque je suis à nouveau stressé ou que je me prépare à passer un examen. »

Quand faut-il consulter un professionnel en cas de tremblement de stress ?

Les tremblements ne sont ni un symptôme dangereux, ni inquiétant. Cependant, il est parfois essentiel de consulter.

Les signes indiquant qu'il est temps de demander de l'aide professionnelle

Si le tremblement apparaît de manière soudaine et sans aucun rapport évident avec un état de stress, il est alors important d’aller voir un spécialiste.

C’est aussi le cas même si le lien de causalité est avéré et dans le cas où les symptômes sont persistants ou deviennent gênants au point d’entraver le quotidien du sujet. La personne n’arrive plus à réaliser correctement certaines tâches, telles que le fait d’écrire ou de tenir convenablement les objets. Cette gêne peut également être sociale et isoler l’individu qui refuse que l’entourage remarque ses tremblements.

Les spécialistes vers lesquels se tourner pour obtenir un soutien

Il est important de commencer par un neurologue qui éliminera toute cause neurologique. Si l’étiologie somatique est éliminée et que les tremblements sont clairement psychogènes, il est conseillé de consulter un psychologue ou un psychiatre. Ces spécialistes de la santé mentale évalueront l’état de l’individu et détermineront s’il s’agit d’un « simple » stress ou d’un véritable trouble anxieux.  Ils orienteront alors le sujet vers un psychothérapeute afin de suivre la thérapie qui conviendra le mieux à son cas.

Il faut noter que dans certains cas, l’inconfort ou l’affection psychologie peut nécessiter l’administration d’un traitement médicamenteux par le psychiatre.

Conclusion

Le stress déclenche la libération d'adrénaline. Associée ou pas à des symptômes, tels que la fatigue et un sommeil perturbé, cette dernière peut entraîner des mouvements involontaires dans certaines parties du corps. Ces tremblements risquent de créer un cercle vicieux en intensifiant les angoisses de l'individu et en affaiblissant son estime de lui-même. Afin d’éviter cela, des approches telles que la relaxation, la psychothérapie, la pleine conscience et un mode de vie sain se sont révélées efficaces. Dans certains cas, il peut être nécessaire de consulter un médecin ou un psychologue pour exclure d'autres causes sous-jacentes et améliorer la qualité de vie du sujet.

Trembler de stress : Comprendre les causes et comment y remédier

Le stress peut se traduire de bien des manières dans notre vie. Outre les tourments mentaux et émotionnels qu'il entraîne, il peut insidieusement s'attaquer à notre corps, générant des douleurs musculaires. Ces manifestations physiques peuvent devenir un fardeau à gérer au quotidien. Dans cet article, nous explorerons les mécanismes à l'origine de ces algies, ainsi que les méthodes permettant de les prévenir et de les soulager.

Qu'est-ce que le stress et comment agit-il sur la santé physique ?

Défini pour la première fois par Hans Selye en 1925, le stress correspond à l’ensemble des moyens physiologiques et psychiques que l’être humain met en œuvre afin de s’adapter à un événement donné. Le père de ce concept a identifié deux types de stress (Ruelle, 2015). Le premier est positif et permet à la personne de se surpasser. C’est le cas par exemple des sportifs ou des individus qui veulent réussir un examen. Il devient par contre négatif quand il paralyse le sujet et l’empêche d’atteindre ses objectifs.

Nous pouvons également distinguer l’état chronique de l’aigu. Ce dernier est normal, et il survient face à une situation anxiogène bien spécifique puis disparaît. Parmi ses symptômes, nous observons :

Lorsque cet état de mal-être se chronicise, il peut avoir des conséquences néfastes sur la santé physique et psychique. On pourra alors noter l’émergence d’un état anxieux ou dépressif. Et en raison des perturbations hormonales liées à cette suractivation physiologique constante, la personne pourra présenter divers maux inexpliqués par des causes somatiques tels que les éruptions cutanées, des troubles cardio-vasculaires, des problèmes digestifs et des douleurs musculaires ou articulaires.

Les causes du stress qui entraînent des douleurs musculaires

Pour bien comprendre comment le stress peut engendrer des douleurs musculaires, il faut bien sûr identifier les causes de ce mal-être psychique. Depuis l’élaboration du concept par Selye à ce jour, les spécialistes s’accordent pour définir 5 grandes étiologies, qui peuvent s’entremêler ou pas :

Les causes du stress qui entraînent des douleurs musculaires

Les conséquences du stress sur les muscles

De nombreux mécanismes physiologiques peuvent expliquer l’apparition de douleurs musculaires chez les personnes stressées. Il est important de noter que ces algies peuvent parfois être le symptôme de tout un trouble musculosquelettique (TMS). Découvrons par quelles voies le stress agit sur les muscles :

Comment reconnaître les douleurs musculaires liées au stress ?

Les myalgies se différencient des simples courbatures par le fait qu’elles ne sont pas dues à un effort physique intense. En plus, lorsque ces douleurs ne sont pas liées au stress, elles n’ont pas d’explication somatique et ne sont pas causées par un traumatisme physique quelconque.  Il est, par ailleurs, possible d’être certain que ces manifestations sont en lien avec le vécu psychique à travers les indices suivants :

Les différentes techniques de soulagement du stress et des douleurs musculaires

La gestion du stress et de ses conséquences sur les douleurs musculaires est essentielle pour retrouver le bien-être. Il est alors capital de recourir à des techniques reconnues pour soulager les myalgies et réduire les angoisses et autres symptômes d’inconfort psychique. Toutefois, il est important de comprendre et d’accepter que dans certaines situations, le recours à un professionnel de la santé est indispensable.

La méditation pleine conscience pour soulager le stress et les tensions musculaires

Experte en Mindfulness, Dr Shapiro déclare en 2006 que : « La méditation se réfère à une famille de techniques qui ont en commun une tentative consciente de focalisation de l’attention de manière non analytique et une tentative de ne pas demeurer sur des pensées discursives et de rumination ».

En effet, cette pratique a pour objectif d’ancrer le sujet dans le présent et de l’aider à prendre du recul par rapport à ses ressentis, à ses émotions, et même à ses sensations corporelles afin de les accepter et de mieux vivre avec. Hautement apaisante, cette méthode est désormais reconnue comme un des outils de la thérapie cognitivo-comportementale. Sa promotion au grade d’approche scientifique vient du fait que de nombreuses études ont démontré son impact très significatif sur le stress et sur ses diverses conséquences, dont les tensions musculaires et les myalgies.

L'activité physique pour réduire le stress et détendre les muscles

Normalement, personne n’ignore aujourd’hui que le sport n’a pas que des bienfaits sur la santé physique. En effet, il s’agit également d’un excellent moyen d’accéder à un bien-être psychologique. Nous ne comptons plus les études qui ont mis en relation l’activité sportive et divers aspects psycho-physiologique tels que la confiance en soi, la qualité de sommeil, la régulation de l’humeur…

En ce qui concerne le stress, il est clairement réduit via l’exercice modéré et quotidien.  En effet, au moment de la pratique sportive, le corps sécrète des substances euphorisantes telles que la dopamine et l’endorphine. Ces dernières contrebalancent les effets du cortisol et diminuent significativement les tensions musculaires et psychiques. Parmi les disciplines les plus recommandées, il y a la natation, la course à pied et le yoga.

Les techniques de respiration pour apaiser les douleurs musculaires liées au stress

La respiration diaphragmatique est une technique qui se distingue de la respiration thoracique que l’on retrouve chez les personnes aux prises avec le stress. Cette dernière, qui mobilise principalement la partie supérieure de la poitrine et les muscles de la cage thoracique, est souvent peu profonde. En plus, elle s'accompagne de tensions musculaires. En revanche, la respiration diaphragmatique est plus lente et intense. Elle conduit à une meilleure oxygénation sanguine. Elle est particulièrement bénéfique pour les individus stressés, car elle active le système nerveux parasympathique et réduit le rythme cardiaque, les contractions des muscles ainsi que les angoisses.

Pour y arriver, il faut s’installer dans un endroit calme, inspirer doucement par le nez, en gonflant le diaphragme et en faisant en sorte que l'abdomen se soulève.  Par la suite, l’expiration passera lentement par la bouche. Cette méthode de relaxation peut être pratiquée à tout moment de la journée et elle aurait un grand impact sur la qualité du sommeil si elle est réalisée juste avant l’endormissement.

Les différentes techniques de soulagement du stress et des douleurs musculaires

Conseils pour prévenir le stress et les douleurs musculaires à long terme

La prévention du stress permet d’éviter l’apparition de certains symptômes dûs à ce mal-être, mais réduit également le risque de chronicisation des troubles. Voici nos astuces pour garantir le bien-être et contourner les douleurs aux muscles :

En conclusion

Le stress est un facteur majeur contribuant aux douleurs musculaires. Les mécanismes par lesquels il impacte les muscles, consistent, entre autres, en une sur activation du système nerveux végétatif et du SNC. Il est clair que des techniques telles que la méditation de pleine conscience, l'activité physique modérée et la respiration diaphragmatique peuvent apporter un soulagement significatif. Par ailleurs, la prévention du stress est cruciale pour éviter la chronicisation des symptômes. Une alimentation saine et équilibrée, une hydratation optimale, un sommeil de qualité, des postures appropriées et des étirements réguliers sont des composants à intégrer impérativement dans la routine quotidienne.

Stress et douleurs musculaires : comment les reconnaître et les soulager ?

Le stress peut exercer un impact significatif sur le bien-être physique d'une personne, et ceci s'étend parfois à sa santé oculaire. Parmi les phénomènes pouvant être influencés par cet état psychologique, nous retrouvons les corps flottants dans les yeux. Ces derniers, bien qu'ils soient une cause fréquente de consultation en ophtalmologie, sont généralement sans danger pour la vision selon le Dr Isabelle Hubert (2012).  Cependant, il est essentiel de prendre des mesures pour prévenir et traiter cet inconfort visuel, et cela passe aussi par la gestion efficace du stress.

Qu'est-ce que sont les corps flottants dans les yeux et quel est leur lien avec le stress ?

Les corps flottants dans les yeux ou les mouches volantes portent le nom médical de myodésopsies.  D’après le Dr Ignasi Jürgens, il s’agit d’un trouble oculaire qui se traduit par l’apparition de taches, de points ou de filaments noirs ou gris dans le champ visuel. Ce phénomène est le résultat de la formation d'opacités dans l’humeur vitrée de l'œil. Ces agglutinations de protéines et de débris cellulaires vont projeter leur ombre sur la rétine et gêner ainsi le sujet. Cela se produit généralement après avoir longuement fixé une surface claire telle qu’une feuille de papier, un plafond, le ciel…

La population la plus touchée par cet inconfort, ce sont les personnes de plus de 60 ans. Cependant, nous pouvons quand même l’observer chez des individus plus jeunes. Ces derniers peuvent être myopes ou peuvent avoir subi un traumatisme oculaire. Il faut aussi savoir que le décollement du vitré et la chirurgie de la cataracte favorisent les myodésopsies.

En l'absence de toute cause somatique, le stress et la fatigue sont communément reconnus comme des facteurs prédisposant à de telles manifestations, lesquelles sont couramment considérées comme bénignes par les ophtalmologistes.

Les causes des corps flottants dans les yeux liés au stress

Nous savons aujourd’hui que le stress agit sur la peau, les systèmes digestif et cardiovasculaire, et même sur les yeux. Cela peut causer de grands dégâts allant jusqu’à la perte de la vue selon certaines études.

Le lien entre le stress et la détérioration de la santé oculaire

Le stress est un phénomène tout à fait normal. Cependant, lorsqu’il dure, il peut réellement devenir problématique, car il épuise le sujet mentalement, mais aussi physiquement.

Au moment de sa survenue, il va déclencher un ensemble de réactions physiologiques qui ont pour objectif de préserver l’individu de la menace réelle ou perçue. Parmi le florilège de manifestations que nous pouvons observer, il y a la tension musculaire générale du corps. Elle touche d’ailleurs les muscles des yeux à cause de la sécrétion d’hormones comme l’adrénaline et le cortisol (Sabel et ses collaborateurs, 2018). Si cela persiste, la personne va souffrir de tension oculaire, qui peut également être liée à une accélération du rythme cardiaque et une hypertension artérielle lors de situations anxiogènes.

Nous retrouvons, par ailleurs, une dilatation des pupilles chez les sujets stressés. Cette réaction instinctive vise à améliorer les capacités à détecter les éventuelles menaces en éclairant le champ visuel. Son prolongement dans le temps provoque une fatigue oculaire.

D’après le site de l’Académie Américaine d’Ophtalmologie, ces perturbations causées par le stress peuvent provoquer ou aggraver divers troubles :

Les facteurs de stress qui peuvent entraîner l'apparition de corps flottants dans les yeux

De nombreux agents stressants peuvent provoquer l’apparition, mais surtout, l’accentuation d’une myodésopsie. Généralement, ce sont ceux qui occasionnent un stress chronique et ils peuvent se trouver dans diverses sphères de la vie d’une personne :

Les causes des corps flottants dans les yeux liés au stress

Comment remédier aux corps flottants dans les yeux causés par le stress ?

Afin de ne plus subir les corps flottants qui irritent, frustrent et provoquent à leur tour un fort retentissement psychologique et un stress supplémentaire, il est important de mettre en place des méthodes qui permettent de retrouver le bien-être mental. Parfois, de telles techniques pourront être complétées par des traitements médicaux.

Techniques de relaxation pour réduire le stress et améliorer la santé oculaire

Le relâchement physique induit obligatoirement une détente au niveau psychique, et inversement. Et comme le stress occasionne l’apparition des corps flottantes, en venir à bout va se répercuter positivement sur la santé oculaire. Pour arriver à un état de sérénité, il est possible de pratiquer :

Les traitements médicaux disponibles pour traiter les corps flottants dans les yeux causés par le stress

Il est recommandé de prendre rendez-vous chez un ophtalmologiste en cas de survenue de corps flottants, associée à l'apparition d'éclairs lumineux. Il faut également consulter lorsque les mouches volantes semblent immobiles, ou quand leurs dimensions augmentent. En effet, il se pourrait alors que les symptômes soient liés à une déchirure ou un décollement de la rétine qui nécessite une prise en charge rapide.  Cependant, même dans le cas où les manifestations et leurs causes ne sont pas alarmantes du point de vue médical, il se peut que la gêne emmène le sujet à demander un traitement médical. Dans ces cas-là, voici les principales options qui s’offrent à lui :

remédier aux corps flottants dans les yeux causés par le stress

L'importance de prendre soin de sa santé mentale pour prévenir les corps flottants dans les yeux liés au stress

La santé mentale est un concept qui est relativement nouveau. Il n’englobe pas uniquement l’absence de troubles psychiatriques. En effet, il revoit aussi au bien-être.

Chaque être humain a sa propre disposition à souffrir ou non d’un malaise ou de maladies psychiques. Cela va dépendre de la génétique, de la situation économique et de l’environnement familial et social.  Mais tout un chacun doit se prémunir et se protéger de sorte à trouver un équilibre qui lui évite de présenter des pathologies et des manifestations somatiques liées au stress, telles que les corps flottants. 

Pour cela, l’OMS (2022) recommande de veiller à être épanoui et à s’épargner des angoisses inutiles. A cette fin, elle suggère de développer ses compétences sociales et émotionnelles. Elle conseille d’atteindre un bon niveau culturel et de s’entourer de relations positives. La stabilité de la vie professionnelle et des repères favorise également la résilience et prévient le stress.

Comment prévenir le stress et les corps flottants dans les yeux ?

En plus des techniques de relaxation, divers moyens s’offrent au sujet pour qu’il arrive à gérer efficacement son stress et s’évite des manifestations comme les corps flottants dans les yeux. Parmi les conduites recommandées, il y a le fait de :

Conclusion

Le stress peut avoir un impact sur la santé oculaire en provoquant des manifestations telles que des corps flottants dans les yeux, connus sous le nom de myodésopsies. Ces phénomènes sont fréquents à partir de 60 ans et généralement inoffensifs pour la vision. Afin de prévenir et de traiter cet inconfort visuel, il y a la méditation pleine conscience, le yoga et le massage oculaires, le sommeil de qualité, l’éloignement des écrans ainsi que la pratique d’activités en extérieur. En cas de symptômes graves ou soudains, il est recommandé de consulter un ophtalmologiste pour envisager des traitements médicaux, comme le laser Yag ou la vitrectomie.

Stress et corps flottants dans les yeux : découvrez les causes et comment y remédier !

Touchant plus de 3 millions de Français, le Syndrome du côlon irritable (SCI) est un trouble qui peut vite devenir invalidant et toucher la qualité de vie des patients. Son intérêt scientifique réside dans le fait qu’il illustre parfaitement les interactions entre le cerveau et la sphère gastro-intestinale. En effet, les chiffres et les résultats des études sont sans conteste : le SCI est très souvent associé à l'anxiété et à la dépression, soulignant ainsi l'étroite relation entre la santé mentale et le bien-être intestinal.

Qu'est-ce que le syndrome du côlon irritable ?

Nous retrouvons diverses appellations pour ce trouble : le SCI, le syndrome de l’intestin irritable (SII), la colopathie fonctionnelle…  

Toutes se réfèrent à cette pathologie qui a un impact sur la santé physique et mentale, se manifestant par des douleurs abdominales fréquentes et des troubles du transit tels que la constipation, la diarrhée ou une alternance des deux types de dysfonctionnement. Le sujet peut également présenter un ballonnement, des algies ano-rectales, des hémorroïdes, des brûlures d’estomac, des maux de tête, une fatigue chronique…

L’étude de Cruz et ses collaborateurs (2007) atteste que le syndrome du côlon irritable est souvent associé à d’autres symptômes d’ordre psychiatrique tels qu’une dépression ou de l’anxiété. Ces derniers peuvent précéder ou accompagner les manifestations gastro-intestinales.

Touchant essentiellement l’adulte jeune (entre 20 et 30 ans), cette maladie affecte plus les femmes que les hommes, avec un ratio de 2/1. D’après l’APSSII, elle est généralement chronique et elle peut évoluer en suivant un des schémas suivants :

le syndrome du côlon irritable

Les facteurs psychologiques influençant le syndrome du côlon irritable

Depuis les années 2000, les chercheurs en santé mentale et en gastrologie n’ont cessé d’étudier les relations entre le microbiote et le cerveau pour comprendre comment les troubles intestinaux peuvent influer sur les maladies mentales et inversement. Découvrons l’impact de l’anxiété et de la dépression sur le syndrome du côlon irritable.

L'anxiété et son impact sur le syndrome du côlon irritable

Les études démontrent que le syndrome du côlon irritable est plus souvent associé aux pathologies anxieuses comme le trouble panique et l’anxiété généralisée qu’à la phobie sociale ou spécifique et aux troubles obsessionnels compulsifs (TOC).

Il est, par ailleurs, indéniable que l’anxiété a un impact sur le SCI. En effet, les patients rapportent tous une augmentation de l’intensité et de la fréquence de leurs symptômes par périodes de stress et une diminution de manifestation lorsqu’ils sont en vacances.

La dépression et son influence sur le syndrome du côlon irritable

Le lien entre le SCI et les troubles de l’humeur est clairement confirmé par la science. Rien que dans les recherches de Banjree et de Fond, rapportées par Carra A Simpson et ses collaborateurs en 2020, nous retrouvons que 84 % des participants touchés par la colopathie fonctionnelle souffrent également de dépression.

Dans la littérature scientifique, nous remarquons que les pathologies dépressives, accompagnant le syndrome intestinal, contribuent à l’aggravation des symptômes et qu’elles affectent négativement la qualité de vie du patient.

Les facteurs psychologiques influençant le syndrome du côlon irritable

Les mécanismes biologiques liant anxiété, dépression et syndrome du côlon irritable

La relation entre le syndrome du côlon irritable, l’anxiété et la dépression est clairement à double sens.

En effet, les troubles psychologiques semblent avoir un impact sur la motilité du côlon et de l’intestin grêle via la suractivation du système nerveux autonome et la perturbation de la régulation de la sérotonine. On observe alors une augmentation ou une réduction de la force des contractions du système digestif qui entraînent un changement dans la rapidité de dégradation des aliments et par là, l’apparition de la diarrhée ou de la constipation.

Selon Gwee et ses collègues (2003), les cytokines inflammatoires, dont l'interleukine-6 (IL-6), qui sont associées à la dépression et à l'anxiété, pourraient aussi contribuer au  développement ou à l'aggravation du SCI. Ceci se produit via le déclenchement d’inflammations dans le tube digestif.

Pour ce qui est du microbiote, s’il est perturbé, il va agir à son tour sur le fonctionnement psychique pour le déstabiliser. 

Nous retrouvons ainsi des recherches qui ont montré qu’une dysbiose (perte de l’homéostasie au niveau des intestins) engendre une augmentation du taux de cortisol salivaire et par conséquent une élévation des niveaux d’anxiété. Il a également été prouvé que ce déséquilibre de la flore intestinale peut provoquer une anomalie dans la sécrétion de divers neurotransmetteurs tels que le GABA et la sérotonine. Cela joue un rôle majeur dans l’émergence des affections anxio-dépressives.

Les approches de traitement pour les personnes souffrant de SCI associé à un trouble anxieux ou à une dépression

L’inconfort et la souffrance des sujets présentant le SCI font que la vie devient réellement difficile, et ce, surtout quand les troubles se chronicisent et durent dans le temps. Heureusement, diverses méthodes thérapeutiques permettent d’adoucir le quotidien. Il arrive même parfois qu’elles éradiquent la pathologie. Parmi les solutions le plus souvent proposées par les spécialistes, il y a :

Thérapies cognitivo-comportementales pour gérer l'anxiété intestinale

La thérapie cognitivo-comportementale a, à maintes reprises, prouvé son efficacité dans le traitement du SCI. Dans cette étude,  61 % des participants ont remarqué une amélioration de leur état contre seulement 43 % des sujets qui ont suivi une autre psychothérapie.  

Pour que la TCC soit efficace dans ce cas précis, il est important que le thérapeute réalise une psychoéducation du patient pour que ce dernier devienne parfaitement conscient des liens entre son état mental et ses symptômes. Il faut également qu’il apprenne à gérer et à rationaliser ses pensées et ses cognitions négatives. Enfin, l'entraînement à la relaxation permet de mieux faire face au stress et de modifier la perception de la douleur (Sabate, 2022).

Médicaments utilisés pour soulager l'anxiété intestinale

Les progrès des connaissances en matière de l’axe intestin-cerveau ont permis de comprendre que les psychothérapies, mais également les traitements anxiolytiques et/ou antidépresseurs pouvaient être d’une grande efficience face au syndrome du côlon irritable.

Ainsi, le patient aura bien sûr droit à un laxatif ou à un ralentisseur du transit intestinal, selon la forme de SCI dont il souffre. Son médecin lui prescrira aussi un médicament antispasmodique pour traiter les douleurs abdominales. Mais il pourra surtout lui proposer un inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine (ISRS) ou un antidépresseur tricyclique.

Les approches de traitement pour les personnes souffrant de SCI associé à un trouble anxieux ou à une dépression

Conseils pratiques pour gérer l'anxiété liée au syndrome de l’intestin irritable au quotidien

En plus du recours aux traitements susmentionnés, la personne souffrant de syndrome du côlon irritable peut réduire son anxiété toute seule en utilisant des techniques de relaxation. Elle peut également s’entourer d’individus expérimentant les mêmes vécus.

La prévention de l'anxiété en lien avec le syndrome du côlon irritable : comment réduire les risques ?

Afin de sortir des griffes de l’anxiété liée au SCI, il faut aussi bien essayer de réduire les symptômes de la maladie qu’améliorer son bien-être psychique de manière générale. Ainsi, le patient peut :

La prévention de l'anxiété en lien avec le syndrome du côlon irritable

Les autres troubles gastro-intestinaux liés à l'anxiété et à la dépression

L’interaction intestin-cerveau fait que l’anxiété et la dépression peuvent occasionner divers autres troubles intestinaux. Parmi ces derniers, nous retrouvons :

Conclusion

Ainsi, le syndrome du côlon irritable est une maladie chronique qui affecte la motilité des intestins provoquant une modification du transit. Elle s’accompagne de douleurs abdominales récurrentes et très souvent d’anxiété ou de dépression. Au niveau biologique, ce trouble est lié à l'interaction entre le microbiote intestinal et le cerveau. Cette connexion contribue à aggraver aussi bien les symptômes psychiques que somatiques. Pour traiter efficacement le SCI, une approche prenant en compte à la fois les aspects physiologiques et psychologiques est essentielle. C'est pourquoi les spécialistes prescrivent fréquemment des antidépresseurs et des psychothérapies.

Le lien entre anxiété, dépression et syndrome du côlon irritable décrypté

Les deux psychiatres français Olivier Saladini et J-P Luauté suggèrent que la dépersonnalisation est un dysfonctionnement du mécanisme adaptatif en réponse à une situation de danger vital. Dans la population générale, il est estimé que près de 50 % des individus peuvent expérimenter cette manifestation au moins une fois dans leur vie. Cependant, ce trouble, qui est peut être profondément déstabilisant, se retrouve, surtout dans divers troubles mentaux, voire somatiques, et il est principalement associé à l'anxiété.

Qu'est-ce que la dépersonnalisation en cas d'anxiété et quels sont ses symptômes ?

Dans la cinquième édition du Manuel Diagnostique et Statistique des Troubles Mentaux (DSM-5), la dépersonnalisation est classée en tant que trouble dissociatif, caractérisé par la perte de la cohérence de l'expérience subjective.

Pour simplifier tout cela, nous allons examiner de plus près les symptômes de ce trouble qui peuvent d’ailleurs se manifester de manière prolongée ou récurrente. La personne en a toujours conscience, mais n’arrive généralement pas à les contrôler.

Le détachement de soi

Selon Didier Lauru  (2004), le sujet qui vit une dépersonnalisation a d’abord une impression d’étrangeté par rapport à lui-même. C’est comme s’il se regardait de l’extérieur et qu’il était totalement déconnecté de son corps.  Il positionne alors tel un observateur extérieur de ses sensations, de ses émotions, de ses pensées et parfois même de ses actes. Il peut expérimenter un engourdissement physique tout comme une indifférence émotionnelle absolue et/ou une distorsion mnésique.

La déréalisation

Certains auteurs ne peuvent séparer la dépersonnalisation de la déréalisation. D’autres les considèrent comme deux entités indépendantes. Nous pensons qu’au vu des témoignages des patients, il est pratiquement impossible de les dissocier. En effet, lorsque la personne se déconnecte d’elle-même, elle éprouvera une perte de sentiment d'identité et elle aura irrémédiablement une impression d'irréalité et de détachement par rapport à son environnement.

Il est très important de noter que la déréalisation en cas d'anxiété se caractérise par le fait que l’individu éprouve une distorsion ou une altération de sa perception du monde réel, mais qu’il conserve une appréciation générale de la réalité intacte. C’est ce qui le distingue d’ailleurs du sujet souffrant de schizophrénie.

Quelles sont les causes et les facteurs déclencheurs de la dépersonnalisation en cas d'anxiété ?

La dépersonnalisation peut toucher tous les types de structures psychologiques et se retrouver dans diverses maladies mentales. Découvrons quand et pourquoi elle se manifeste lorsqu’on est face à une affection où l’anxiété est prédominante.

Le stress chronique

Lorsqu’un sujet subit un stress intense, il passe par trois phases : l’alarme, la résistance et l’épuisement avant d’arriver à un état d’homéostasie. Mais si le stress se prolonge dans le temps, les mécanismes d’adaptation et les stratégies de coping peuvent être soumis à rude épreuve. A ce moment-là, les angoisses atteignent un niveau tel qu’elles engendrent un épisode de dépersonnalisation. En effet, c’est comme si l’inconscient coupait momentanément l’individu de lui-même et de son environnement afin de se préserver d’un vécu ingérable.

Les troubles anxieux, tels que les attaques de panique et l’anxiété généralisée

Figurant parmi les symptômes importants des tableaux cliniques des troubles anxieux, la dépersonnalisation s’observe assez fréquemment.

Son incidence lors d’une attaque de panique est pourtant variable d’une culture à une autre selon certains chercheurs. Cela peut aller de 7 % à 69 % avec moindre occurrence chez les patients méditerranéens que chez les anglo-saxons ( Shiori et ses collaborateurs, 1996).

D’autres recherches ont montré que plus le sujet est atteint d’anxiété de manière précoce et plus son niveau d’angoisse est élevé, plus il risque d’expérimenter la dépersonnalisation.

Enfin, l’étude de Toni, Cassano, Perugi, Murri, Mancino et Petracca, citée Saladini et Luauté (2003), suggère que c’est un dysfonctionnement temporo-limbique qui est à l’origine du phénomène dans les pathologies anxieuses.

Les dissociations traumatiques, telles que dans le trouble de stress post-traumatique (TSPT)

Lorsqu'un individu est confronté à la mort, à des blessures graves, ou à une menace pour son intégrité physique ou pour celle d'autrui, on considère généralement un tel événement comme traumatisant. Ce dernier peut engendrer par la suite un état de stress post-traumatique chez le sujet.

Là où la dépersonnalisation apparaît généralement, c’est au moment même de l’occurrence de la situation traumatogène et/ou rapidement après. Il s’agit alors d’une sorte de dissociation péri-traumatique visant à préserver l’équilibre mental du sujet.

L'utilisation de substances psychoactives

Il arrive fréquemment que le sujet, en proie à une anxiété accablante, se réfugie dans l’alcool et l’utilisation des drogues, croyant que cela pourrait l’aider à retrouver le bien-être. Évidemment, ceci est totalement erroné, puisque la relaxation sera de courte durée et qu’elle sera rapidement rattrapée par un niveau d’angoisse encore plus important que celui de départ.

En plus, il faut savoir que les intoxications éthyliques et toxiques vont créer un déséquilibre cérébral qui augmentera le risque de dépersonnalisation. La psychologue Marlene Steinberg a même souligné que la marijuana peut rendre le trouble chronique.

les causes et les facteurs déclencheurs de la dépersonnalisation en cas d'anxiété

Comment faire face à la dépersonnalisation en cas d'anxiété : les solutions possibles

Afin d’arriver à gérer les épisodes de personnalisation, il faut s’attaquer à son origine et donc travailler sur l’anxiété. Pour cela, il y a les psychothérapies, les traitements médicamenteux, mais il existe également des méthodes que chacun peut utiliser au quotidien pour gagner en sérénité.

La thérapie cognitivo-comportementale (TCC)

La TCC est l’approche thérapeutique idéale des troubles anxieux. En effet, elle va permettre au sujet d’identifier ses pensées irrationnelles qui font qu’il est constamment angoissé. Parallèlement, une restructuration cognitive sera mise en place permettant d’évaluer les schémas de pensées, de les rationaliser et de les remplacer par des cognitions positives ou du moins plus réalistes. Par ailleurs, le thérapeute dispensera une psychoéducation au patient. Cela aidera celui-ci à comprendre et gérer ses divers symptômes, dont la personnalisation. Enfin, il l’initiera aux techniques de relaxation pour l’armer face au stress.

La gestion de l'anxiété par des techniques de relaxation

Ceci peut aussi se faire en dehors du cadre de la TCC. La personne sujette à l’anxiété pourra se former à diverses méthodes qu’elle pratiquera par la suite de manière régulière :

Les médicaments prescrits par un psychiatre

Les traitements qui fonctionnent le mieux sur la dépersonnalisation et la déréalisation sont ceux qui ciblent le trouble mental qui a déclenché de tels symptômes. Dans le cas de l’anxiété, les psychiatres prescrivent généralement des anxiolytiques ou des antidépresseurs sous la forme d’inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine.

Nous rappelons que seul un médecin est habilité à prescrire ces médicaments et qu’il est impératif de respecter les doses recommandées par le spécialiste.

L'adoption d'un mode de vie sain

L’alimentation équilibrée n’a pas pour seul objectif de retrouver une jolie silhouette. En effet, elle participe grandement à l’équilibre mental de l’individu.  Éviter les matières grasses, la restauration rapide, les boissons sucrées et le café va avoir des conséquences positives sur le bien-être général.  Il en sera de même de la consommation des fruits, des légumes et des protéines de qualité.

Par ailleurs, nous recommandons vivement la pratique quotidienne d’une activité physique. Celle-ci stimulera la production de la dopamine et des endorphines et régulera  ainsi l’anxiété.

Le soutien social

Le soutien social est une variable qui a souvent été délaissée en psychologie. Pourtant, depuis les années 2000, nous constatons un regain d’intérêt pour cette notion et pour sa relation avec le bien-être mental. La recherche de Brummet, citée par Juéry (2019), confirme que le support des pairs peut diminuer la détresse psychologique lorsque le sujet a connu des événements traumatiques. D’autres études ont démontré l’effet tampon des relations sociales face aux situations stressantes.

La dépersonnalisation en cas d'anxiété : quand faut-il consulter un professionnel ?

Il existe 3 principaux critères qui définissent le moment opportun pour consulter un psychologue ou un psychiatre.

L'impact significatif sur la qualité de vie quotidienne

La dépersonnalisation générée par l’anxiété et le trouble anxieux lui-même peuvent avoir des conséquences importantes sur la qualité de vie. En effet, il se peut que ces manifestations rendent difficile l’accomplissement des missions professionnelles et des tâches quotidiennes. La personne devient inapte à contrôler ses émotions et à se comporter comme à son habitude.

La persistance des symptômes pendant une période prolongée

Le fait que la dépersonnalisation ne se limite pas à un épisode isolé va  déstabiliser le sujet au plus haut point. Cela risque d’interférer avec ses obligations personnelles et professionnelles, mais également d’accentuer ses troubles anxieux. Nous pourrons même assister à l’apparition d’autres affections psychiques telles que la dépression.

Les pensées suicidaires ou les comportements autodestructeurs

Il est toujours urgent de prendre rendez-vous chez un professionnel quand les idéations suicidaires ou des actes auto-agressifs font leur émergence. Il faut en parler autour de soi et  agir rapidement pour éviter les passages à l’acte. La demande de consultation peut aussi bien être exprimée par la personne concernée que par son entourage.

La dépersonnalisation en cas d'anxiété : quand faut-il consulter un professionnel

Conclusion

La dépersonnalisation est un trouble retrouvé dans le tableau clinique des troubles anxieux. Il se manifeste par une déconnexion de son corps et de ses émotions et par un sentiment de déréalisation. Le sujet peut présenter un tel épisode quand il est confronté à un stress chronique, ou lorsqu’il souffre d’anxiété généralisée, d’attaques de panique ou d’un état de stress post-traumatique.  Ce symptôme peut également être créé ou chronicisé par la consommation d’alcool ou de drogues. Heureusement, des solutions existent comme l’adoption d’un mode de vie sain, la pratique sportive, le recours à un soutien social, les techniques de relaxation ou les thérapies cognitivo-comportementales.

Comprendre la dépersonnalisation en cas d'anxiété : symptômes et solutions

Le dernier rapport de Santé Publique France, datant du mois de juin 2023, montre que 22 % de la population française consomme une quantité d'alcool excédant les limites considérées comme normales. Bien que ce pourcentage ait connu une légère baisse en comparaison avec les années précédentes, son niveau demeure préoccupant vu les conséquences délétères de l'abus et de la dépendance à l'alcool sur l’anxiété et la santé mentale en général.

Quels sont les effets néfastes de l'alcool sur la santé mentale et l'anxiété ?

S’il n’est pas évident de définir une limite de consommation raisonnable de l’alcool, l’Institut National du Cancer et Santé Publique France ont pourtant tenté en 2017 de fixer un seuil. Ils jugent non-préjudiciable le fait de boire dix verres standards hebdomadairement, et ce, sans dépasser deux verres par jour. Au-delà, ils estiment que des effets nocifs sur la santé mentale ne tarderaient pas à apparaître.

Les effets de l’alcool sur la santé mentale

Parmi les conséquences négatives de la consommation de l’alcool sur le bien-être mental de la personne, les études ont répertorié :

Les effets de l'alcool sur l'anxiété

De nombreuses études scientifiques se sont penchées sur les liens entre l'alcool et ce trouble psychologique. Les résultats publiés par Zullino et son équipe en 2013 indiquent que 20 % des individus souffrant de dépendance à l'alcool affichent également de l’anxiété. Par ailleurs, des recherches menées par l'Epidemiologic Catchment Area (ECA) ont révélé que 26 % des patients atteints de troubles anxieux présentent une addiction à l'alcool concomitante. Ainsi, dans cette interaction entre l'anxiété et la consommation d'alcool, il peut être difficile de déterminer quelle est la cause et quelle est la conséquence. Mais ce qui est certain, c’est que dans ce cercle vicieux, les effets de la boisson peuvent être les suivants :

les effets néfastes de l'alcool sur la santé mentale et l'anxiété

Comment l'alcool aggrave-t-il les symptômes d'anxiété ?

En général, les individus aux prises avec des troubles anxieux ont souvent tendance à croire que la consommation d'alcool améliorera leur bien-être. Cependant, cette croyance est fausse, du moins sur le long terme. En réalité, l'alcool va provoquer l'effet inverse de celui recherché. Son utilisation régulière en tant qu’automédication peut perturber l'équilibre des substances chimiques dans le cerveau. 

Voici les mécanismes par lesquels l’alcool agit sur les symptômes d’anxiété selon Silberman et ses collaborateurs (2009) :

-   Au tout début, l’effet est clairement anxiolytique : ceci se fait par une action sur les neurotransmetteurs inhibiteurs et excitateurs du cerveau. Il va alors augmenter l’effet de l’acide gamma-aminobutyrique (Gaba) pour donner lieu à une désinhibition chez l’individu. Parallèlement, il va diminuer le rôle du glutamate, ce qui engendrera un  apaisement.

-       Le lendemain, l’anxiété regagne le sujet, un peu plus intensément : le déséquilibre induit la veille par la consommation d’alcool entraînera une réaction du cerveau. Face au haut taux du Gaba associé à un faible niveau de glutamate, il va contrebalancer la tendance recréant l’anxiété.

L'alcool comme déclencheur d'attaques de panique et de crises d'anxiété

Commençons d’abord par informer les personnes souffrant de troubles anxieux sur leur vulnérabilité accrue au développement d'une addiction à l'alcool. En effet, leur risque est 2,4 fois supérieur à celui de la population générale.

Parallèlement, et comme susmentionné, l’alcool augmentera l’anxiété et la tendance à manifester des crises de panique. Silberman et ses collègues (2009) pensent que les expositions aiguës et chroniques vont avoir une influence sur la communication synaptique excitatrice et inhibitrice du cerveau et entraîneront un effet hautement anxiogène sur l’individu. Il convient de rappeler que, comme l'a souligné Cosci en 2007, ces changements neurochimiques peuvent survenir aussi bien lorsqu'un sujet utilise l’éthanol en tant qu’automédication, que dans le cas d'une dépendance avérée ou lors du sevrage.

L'alcool comme facteur de diminution de l'efficacité des traitements contre l'anxiété

Si les anxiolytiques ont pour mission d’apaiser le sujet de réduire le niveau de son anxiété, ils peuvent également avoir des effets négatifs, tels que l’étourdissement, la somnolence, les troubles de l’équilibre et de la mémoire…

En les mélangeant avec l’alcool, ils risquent d’être encore plus nocifs pour l’individu, tout en perdant de leur efficience. En effet, ce cocktail aura tendance à augmenter la sédation du patient, celle-ci peut atteindre des seuils qui mettent en danger sa vie. Il peut aussi endommager le foie, provoquer une détresse respiratoire ou une overdose le faisant tomber dans le coma ou entraînant sa mort. 

Il est donc capital de s'abstenir totalement de la consommation d'alcool lors de la prise d'un traitement anxiolytique.

L'alcool et la perturbation du sommeil, un facteur aggravant pour l'anxiété

La durée et la qualité du sommeil ont un impact direct sur la gestion du stress, sur l’irritabilité et sur le niveau d'anxiété. Il faut d’ailleurs noter que contrairement aux idées reçues, l'alcool n'est pas le meilleur allié pour des nuits paisibles, loin de là. Il est vrai qu’il peut faciliter l'endormissement en agissant sur l'adénosine et le système GABAergique, mais il a une action néfaste sur le reste de la nuit.

En effet, selon Dematteis et Pennel (2018), le sommeil sera perturbé par des réveils fréquents en raison de la métabolisation de l'alcool, qui provoque une diminution des taux sanguins de l’hormone de croissance et de la mélatonine. Certains chercheurs ont même observé des cas d'apnées du sommeil chez des patients souffrant d'alcoolisme.

l'alcool aggrave les symptômes d'anxiété

Les alternatives à l'alcool pour gérer le stress et l'anxiété

Maintenant qu’il est clair que l’alcool est loin d’être un allié contre l’anxiété, il est important de trouver d’autres moyens qui permettent d’atteindre le bien-être. Voici les alternatives que nous considérons comme les plus efficaces :

Si les méthodes naturelles ne permettent pas de s’en sortir seul, il faut faire face à la réalité et reconnaître que le trouble anxieux nécessite de prendre rendez-vous avec un spécialiste. Le psychologue ou le psychiatre sauront faire le bon diagnostic et orienter vers le traitement médicamenteux et/ou psychothérapeutique qui convient le mieux au patient.

Les ressources d'aide disponibles pour les personnes souffrant d'anxiété liée à la consommation d'alcool

Lorsqu’une personne souffre d’une anxiété consécutive à la consommation d’alcool, elle peut s’orienter vers les organismes suivants :

Principales ressources dans la prise en charge des addictions, schéma retrouvé sur le site https://www.solidarites-usagerspsy.fr/

Pour conclure,

Celui qui utilise l’alcool comme automédication contre l’anxiété risque gros.   En effet, ce remède n’en est pas un. Il s’agit d’un poison qui interfère via des neurotransmetteurs pour aggraver la symptomatologie anxieuse et diminuer l’efficacité des anxiolytiques, noyant le sujet dans un tourbillon infernal fait d’angoisses, de dépression, d’addiction et d’idéations suicidaires. Heureusement, il existe de nombreuses alternatives naturelles qui permettent de dépasser efficacement l’anxiété. Et si cela ne suffit pas, il est important de connaître les divers dispositifs qui ont été mis en place par l'État pour aider le patient à aller mieux.

Alcool et anxiété : les effets néfastes sur la santé mentale

A retenir

Les médicaments contre l'anxiété peuvent offrir un soulagement lorsque les angoisses deviennent envahissantes. Toutefois, leur consommation n'est pas sans risque. Si certains, comme les benzodiazépines, agissent rapidement, ils peuvent entraîner des effets secondaires graves et une dépendance. D'autres, comme les antidépresseurs, prennent plus de temps à agir mais ont des effets secondaires moins prononcés. Il est essentiel de se tourner vers un professionnel de santé pour un accompagnement adapté et de considérer également des approches non médicamenteuses pour gérer l'anxiété.

Quand les angoisses se montrent envahissantes et que le patient n’arrive plus à s’en sortir, le praticien de santé peut décider de préconiser un traitement anxiolytique médicamenteux.

Un médicament contre l’anxiété peut sembler être une manière simple de résoudre un problème difficile. Cependant, avaler un comprimé ou une pilule, c’est accepter de s’exposer à des effets secondaires potentiellement graves pouvant avoir des conséquences sur le long terme. Plusieurs types de produits existent pour soigner les angoisses et il n’est pas forcément facile de s’y retrouver dans tous ces termes techniques.

C’est pourquoi aujourd’hui, nous proposons à nos lecteurs de découvrir tout ce qu’il faut savoir sur les médicaments contre l’anxiété. 

Quels sont les types de médicaments pour combattre les angoisses ?

Couplés à l’accompagnement d’un professionnel de santé, les traitements médicamenteux sont efficaces pour soigner le mal-être de la personne anxieuse.

Voici quelques-unes des familles de médicaments couramment utilisées : 

Les benzodiazépines

Anxiolytiques les plus usuels, les benzodiazépines améliorent le sommeil et détendent les muscles. Agissant rapidement après la prise du médicament, les benzodiazépines ralentissent le système nerveux, provoquant ainsi une sensation de relaxation à la fois physique et mentale.

Il y a différentes substances couramment utilisées. Parmi celles qui sont les plus prescrites, on peut citer l’alprazolam, le bromazépam, le clorazépate, le diazépam, le lorazépam, ou l’oxazépam.

Les anxiolytiques de type benzodiazépine ont toutefois des effets secondaires qui augmentent avec la quantité de médicaments prise. Mais nous en révélerons davantage sur ce sujet un peu plus bas.

Les antidépresseurs

Les antidépresseurs apaisent les symptômes anxieux en augmentant l’activité de certaines substances chimiques propres au cerveau. Moins utilisés dans le traitement de l’anxiété que les benzodiazépines, ils présentent l’avantage d’avoir des effets secondaires moins importants. Cela dit, ils sont beaucoup plus longs à produire leurs bienfaits : il faut en effet souvent 4 à 6 semaines pour qu’ils commencent à soulager les symptômes de l’anxiété. 

Parmi les médicaments les plus utilisés, on citera notamment : Cymbalta (Duloxétine), Deroxat (Paroxétine), Effexor (Venlafaxine), Fluoxétine (Prozac), Seroplex (Escitalopram), Zoloft (Sertraline).

La buspirone

La buspirone réduit l’anxiété et fait office de tranquillisant léger. Au niveau du cerveau, elle augmente le taux de sérotonine et baisse celui de dopamine. Elle n’agit hélas pas immédiatement et prend 2 à 3 semaines avant de produire ses premiers effets positifs.

L’hydroxyzine

L’hydroxyzine produit un effet sédatif en 1 à 2 heures. Elle sert principalement à traiter les allergies, mais possède de nombreuses autres utilisations, dont celle de prendre en charge certaines manifestations de l’anxiété. 

Pendant combien de temps faut-il prendre les médicaments contre l’anxiété ?

La durée du traitement varie selon le médicament.

Le traitement à la buspirone dure en moyenne 4 à 6 semaines. Il peut être plus long en cas d’anxiété généralisée.

Pour l’hydroxyzine, plus l’anxiété persistera, plus la durée de traitement sera longue.

Avec les antidépresseurs, il faut s’attendre à un traitement long, de plusieurs mois à plusieurs années selon les cas et les éventuelles rechutes.

Dans le cas d’une prise de benzodiazépines, c’est tout le contraire. Le traitement ne doit impérativement pas excéder les 8 à 12 semaines en tout, en prenant en compte la période de réduction de la posologie. Dans la majorité des cas, s’il est prolongé passé ce délai, l’efficacité du médicament diminue alors que les effets secondaires perdurent.

Comment se déroule l’arrêt des médicaments calmant l’anxiété ?

Au terme du traitement, l’arrêt des substances anxiolytiques finit par s’imposer. Ce qui peut être angoissant dans la mesure où ces médicaments sont entrés dans le quotidien de la personne anxieuse. Elle peut avoir l’impression d’être incapable d’arrêter, sans compter que durant quelque temps, des désagréments peuvent apparaître : 

C’est pourquoi, avec l’aide du professionnel de santé, il faut déterminer le moment le plus propice pour entamer le sevrage. 

Celui-ci devra impérativement être progressif, pour déshabituer en douceur le patient au médicament.

Une personne anxieuse peut, par défi ou pour en finir une bonne fois pour toutes avec le traitement, décider de mettre un terme brutal à sa prise de médicaments. Ce n’est pas une bonne idée. En effet, en agissant ainsi, elle s’expose à des effets indésirables que l’on peut partager en trois catégories : 

1- Le syndrome de sevrage : C’est l’émergence de nouveaux symptômes suite à la réduction ou à l’arrêt de la consommation du médicament.

2- L’effet rebond : À savoir la réapparition de manière accrue des problèmes qui existaient avant le traitement.

3- La rechute : Autrement dit, le retour des problèmes antérieurs au traitement.

Quels sont les effets secondaires des médicaments anxiolytiques ?

Il est important de garder en tête que la prise de médicaments contre les angoisses peut provoquer bon nombre de désagréments. 

Effets indésirables des antidépresseurs

Voici les effets les plus courants : troubles de l’humeur, somnolences, sécheresse buccale, nausées, vomissements, diarrhées, prise de poids, maux de tête, réduction de la libido, fatigue, troubles du sommeil.

Effets indésirables des anxiolytiques (benzodiazépines et non-benzodiazépines) 

L’hydroxyzine peut provoquer : confusions, somnolences, vertiges, éruptions cutanées, rétention d’urine, hypertension artérielle, sécheresse buccale, nausée, constipations, diarrhées, vomissements.

La buspirone peut déclencher : vertiges, maux de tête, nausées, douleurs d’estomac, sensations d’ivresse, sueurs.

Les benzodiazépines peuvent entraîner : confusions, constipations, étourdissements, somnolences, pertes de mémoire, faiblesses musculaire, éruptions cutanées, pertes d’équilibre. 

Dans certains cas, elles causent également des hallucinations, de l’amnésie rétrograde, de l’irritabilité ou des sensations d’euphorie. 

Élément important à retenir : lors d’un traitement aux benzodiazépines, il faut proscrire l’alcool, même en petite quantité. En effet, ces médicaments en intensifient l’intensité, ce qui favorise les accidents de toutes sortes.

Benzodiazépines et dépendance

Mais ce n’est pas tout. Les benzodiazépines sont fortement déconseillées aux personnes les plus sensibles aux addictions aux drogues ou à l’alcool.

La prise de ce médicament peut, en effet, engendrer une dépendance physique et émotionnelle. Plus la période de consommation est longue, plus on s’expose à développer une addiction aux benzodiazépines. Si la personne anxieuse se rend compte qu’elle a besoin d’une quantité plus grande de cette substance pour obtenir les mêmes effets ou si elle se sent devenir dépendante, elle doit consulter immédiatement un médecin. Ce dernier peut la faire hospitaliser, le cas échéant.

La facilité des anxiolytiques à déclencher un phénomène d’addiction est réelle. Une étude française a été réalisée sur des primoconsommateurs d’anxiolytiques suivis en médecine générale et arrivés au troisième mois de prescription. Celle-ci a révélé des résultats alarmants : au terme de cette période de trois mois, 83 % des primoconsommants étaient encore anxieux et 23 % étaient devenus dépendants.

Si la prise de médicaments pour l’anxiété peut contribuer à retrouver le calme intérieur, il faut garder en tête qu’elle peut avoir des conséquences sérieuses à long terme. C’est pourquoi, quand les angoisses surgissent, le premier réflexe à avoir est de se tourner vers des approches non médicamenteuses. Nous proposons, sur calmement.com, de nombreuses solutions et conseils pour aider à regagner le chemin du mieux-être. Pour faire le premier pas sur ce chemin, nos lecteurs voudront certainement essayer une méthode douce, presque sans risque, à base des huiles essentielles les plus efficaces pour lutter contre l’anxiété.

Organe vital par excellence, le cœur est au centre des préoccupations de beaucoup de nos concitoyens. Et à raison : en France, selon une étude lilloise, il y a en moyenne 46 000 crises cardiaques (hors hôpital) par an.

Dès lors, quand le cœur réagit de manière inhabituelle, craindre l’ombre de la maladie cardiaque est légitime, tout comme vouloir trouver la source du problème. 

Un patient anxieux dont l’activité cardiaque est anormale, doit-il chercher des réponses du côté de son cœur, ou des angoisses logées dans son cerveau ? En bref, y a-t-il un lien entre anxiété et arythmie cardiaque ? Est-ce que l’anxiété peut endommager le cœur ? 

Pour répondre à ces questions, nous devons d’abord comprendre ce qu’est l’arythmie.

Qu’est-ce qu’une arythmie cardiaque ? 

Pour donner une courte définition, on parle d’arythmie cardiaque, quand le cœur se met à battre de manière irrégulière, ou quand son rythme devient trop rapide ou trop lent.

Quand elle se produit, les impulsions électriques responsables des battements du cœur surviennent de façons anarchiques ou ne transitent plus à travers les circuits électriques habituels.

 Il y a plusieurs types d’arythmie, selon les facteurs suivants :

On pourra notamment citer : 

La tachycardie 

Normalement, quand on vit une émotion forte ou que l’on fait du sport, le rythme du cœur devient plus rapide. Mais quand, au repos, la fréquence cardiaque est supérieure à 100 battements par minute, on parle de tachycardie.  

La bradycardie 

Il y a une bradycardie lorsque le rythme cardiaque chute en dessous de 60 battements par minute. Un tel rythme n’est pas nécessairement signe de la mauvaise santé du cœur. En effet, certains sportifs de haut niveau, en excellente forme physique, ont un rythme cardiaque très lent.

La fibrillation atriale

Il est question de fibrillation atriale (ou auriculaire) quand la partie haute du cœur (les oreillettes) se met à se contracter de manière irrégulière et très rapide. Cela diminue la capacité de pompage du cœur. Selon les personnes, la fibrillation atriale est ressentie de manière différente : la majorité ont des palpitations rapides et désordonnées, d’autres, une sensation d’inconfort ou des frémissements dans la poitrine.

Quel est le lien entre l’anxiété et l’arythmie cardiaque ?

L’anxiété et l’arythmie cardiaque : ce que disent les études

Si les recherches se poursuivent, la science a trouvé depuis plusieurs années des liens entre l’anxiété et l’arythmie cardiaque.

Selon un article du Dr Una Buckley et du Dr Kalyanam Shivkumar, directeur du Cardiac Arrhythmia Center, « Il existe une interaction complexe et dynamique entre le cœur et le cerveau, en particulier dans le cadre d’émotions négatives ». Selon eux, le stress, la colère et la dépression ont un impact important sur l’apparition ou le développement d’un trouble du rythme cardiaque.

Une autre étude, portant sur les relations entre la santé mentale et la santé cardiaque chez les jeunes adultes, montre des résultats similaires. Elle conclut que « L’anxiété et la dépression sont liées à la santé cardiovasculaire chez les jeunes adultes. Les interventions visant à traiter les troubles de l’humeur dans ce groupe d’âge devraient envisager de cibler les comportements liés à la santé cardiovasculaire, comme l’activité physique et la gestion du poids, afin d’améliorer à la fois l’humeur et la santé cardiovasculaire. »

La réponse du cerveau aux angoisses

Comprendre ce qu’il se passe dans le cerveau anxieux révèle également des liens entre arythmie cardiaque et anxiété. 

Notre cerveau interprète les angoisses comme le signe d’un péril imminent. Il enclenche alors automatiquement un signal d’alarme. Ce mécanisme, inscrit en nous depuis toujours, est destiné à nous faire survivre à un danger immédiat en nous poussant à combattre une menace ou à la fuir.

Quand cela arrive, plusieurs effets se déclenchent, dont certains auront un impact sur le cœur. Notamment, le fait que la pression artérielle et le rythme du cœur augmentent. Si cet état d’alarme se répète trop souvent, cela ne sera pas sans conséquences.

Quels sont les effets néfastes de l’anxiété sur l’activité cardiaque ?

Les conséquences directes

La tachycardie, dans des cas extrêmes, peut engendrer des complications cardiaques. Voire accroître le risque d’arrêt cardiaque soudain.

L’augmentation de la pression artérielle, en perdurant, affaiblit le cœur. Ce qui peut conduire, à terme, à une maladie coronarienne et à de l’insuffisance cardiaque.

La fibrillation atriale peut également provoquer de l’insuffisance cardiaque et favoriser l’apparition d’un accident vasculaire cérébral (AVC).

Les conséquences indirectes

D’après le Dr Christer Allgulander, « L’anxiété est peut-être devenue le plus important facteur de risque de maladie cardiovasculaire, entraînant d’autres facteurs de risque connus, tels que la dépression, la consommation de drogues, le surpoids et la sédentarité. »

C’est-à-dire que l’anxiété peut engendrer des comportements nuisibles à la santé cardiaque : 

Réagir face à l’arythmie provoquée par l’anxiété

Si ces considérations sont bien sinistres, il faut garder en tête que les arythmies liées à l’anxiété sont d’ordinaire sans gravité. Souvent, elles n’ont que peu ou pas de conséquences néfastes et peuvent survenir chez des individus en parfaite santé. 

Toutefois, il est avisé de redoubler de prudence quand il est question de santé cardiaque. En cas de doute, de symptômes trop importants ou de complications, consulter immédiatement un praticien de santé est impératif.

Autre fait important : si l’anxiété entraîne de l’arythmie cardiaque, être sujet à des problèmes de cœur fait de nous des proies idéales pour les angoisses. Soigner celles-ci peut donc nous faire éviter le cercle infernal où les angoisses augmentent les problèmes de cœur et inversement. 

Chaque personne combat son anxiété de manière différente. C’est pour cela que sur calmement.com, nous proposons un éventail de solutions adaptées au besoin de chacun.

Pour commencer le voyage vers le mieux-être, pourquoi ne pas essayer la méditation ?

C’est pendant les années 50 que le terme stress oxydant ou oxydatif a fait son apparition dans le monde scientifique. En effet, c’est à cette époque-là, que Gerschman et ses collaborateurs (1954) ont démontré que l’oxygène, cet élément chimique qui tient les êtres humains en vie, n’était pas toujours bon pour la santé. Ils ont révélé qu’il pouvait carrément être toxique pour l’organisme dans certaines conditions.

Depuis, un nombre incalculable de chercheurs ont travaillé sur cette notion, ses causes, ses conséquences. Ils ont également mené des études sur les méthodes qui pourraient aider les personnes à lutter contre ce nouveau type de stress. En ce qui concerne ces dernières, elles peuvent être très efficaces et faciles à suivre puisqu’elles se résument essentiellement au fait d’appliquer une bonne hygiène de vie.

Le stress oxydatif : qu'est-ce que c'est et comment affecte-t-il notre santé ?

Avec l’intérêt croissant pour cette notion, les scientifiques, mais surtout les personnes lambda, ont compris que le stress n’est pas uniquement psychologique, il peut aussi se manifester au niveau cellulaire.

Processus d’apparition du stress oxydatif

Pour comprendre comment l’oxygène a pu perdre de sa sacralité et se révéler comme un potentiel générateur de perturbations pour l’organisme, il faut un petit cours de biologie. Il est important de rappeler, d’abord, que pour survivre, le corps humain a besoin d’oxygène et d’énergie. Cette dernière est générée grâce aux mitochondries. Celles-ci brûlent les nutriments et la transforment donc en énergie grâce à l’O2.

Cependant, lors de ce processus de combustion, il y a une création accidentelle de 5 % de molécules oxydantes instables et réactives : ce sont les fameux radicaux libres, également appelés espèces oxygénées activées (EOA). À la recherche de stabilité, ceux-ci vont chercher à récupérer leur électron manquant dans les cellules voisines.

Tout ce mécanisme est totalement normal et peut même être bénéfique tant que ces agents oxydants sont produits en faible quantité. En effet, ils participent, alors, à divers mécanismes biologiques vitaux comme la phagocytose, les défenses immunitaires, le bon fonctionnement des enzymes… Mais si leur production est excessive, elle va menacer l’homéostasie ou l’équilibre biochimique puisqu’elle va mettre en échec les capacités naturelles du corps vivant à les neutraliser. Cela engendrera de nombreuses conséquences néfastes sur la santé.

Conséquences du stress oxydatif sur l’organisme et les symptômes

Diverses causes exposent l’organisme à une surproduction de radicaux libres : la pollution, les pesticides, les rayons UV, les ondes électromagnétiques, les fortes inflammations aiguës ou chroniques, le tabac, l’alcool… Par la suite, une fois l’équilibre entre les agents antioxydants et les EOA rompu, le volume de stress oxydatif crée un terrain favorable à de nombreuses réactions et maladies. Celles-ci sont dues à des altérations subies au niveau de l’ADN, des cellules ou de protéines qui entraîneraient le vieillissement cellulaire.

Rien qu’en 2008, plus de 200 affections étaient répertoriées selon Defraigne et Pincemail. Les formes réactives de l’oxygène (FRO) engendrent une maturation prématurée ou anormale de la peau, un diabète, des affections oculaires (DMLA, cataracte, glaucome…). Elles favorisent aussi des maladies cardiovasculaires ou neurodégénératives (Alzheimer, sclérose latérale…). Enfin, elles peuvent être à l’origine de certains cancers.

Quand consulter ?

Vu l’impact du stress oxydatif sur l’organisme, il est important d’en repérer les premiers signes pour agir et prévenir l’apparition d’autres symptômes.

Les signes qui doivent alerter

Les manifestations les plus frappantes et alarmantes du stress oxydatif sur la personne se voient sur sa peau, ses cheveux et bien sûr sur sa santé physique.

Vieillissement et pathologies cutanés

Si une personne remarque que l’aspect de sa peau et sa tonicité sont en train de se dégrader rapidement, il se peut que ce ne soit pas uniquement l’effet du temps qui passe. En effet, le stress oxydatif peut entraîner un relâchement de l’épiderme en diminuant la production de l’élastine et du collagène.

Par ailleurs, les lipides membranaires seront attaqués par le stress et cela fragilisera la barrière protectrice. On pourra alors observer des poussées d’acné, des dermatoses atopiques, du psoriasis, de l’eczéma, et même des cancers cutanés.

Perte ou blanchiment prématuré des cheveux

Même si la perte et/ou le grisonnement des cheveux sont généralement normaux, si cela arrive trop prématurément et/ou sans facteurs génétiques prédisposant à cela, le stress oxydatif pourrait être pointé du doigt. Des études ont prouvé un lien entre ce dernier et la calvitie masculine. En effet, il serait responsable de l’inhibition des follicules pileux. D’autres recherches ont démontré que les radicaux libres et les toxines accéléraient le vieillissement des cheveux et leur blanchiment. En effet, c’est en épuisant le stock des mélanocytes que les EOA vont provoquer une canitie.

Une immunité affaiblie

L’altération des défenses immunitaires causée par le stress aura pour manifestations diverses inflammations pouvant entraîner des pathologies et/ou des algies de diverses sortes. Cela rend aussi certaines maladies encore plus virulentes vu que les virus vont envahir un terrain favorable à leur prolifération. De récentes études ont d’ailleurs démontré que les personnes qui ont eu des coronavirus, spécialement violents ou résistants, souffraient de stress oxydatif.

Les personnes à risques

Malheureusement, dans nos sociétés actuelles, on s’expose tous d’une manière phénoménale au stress oxydatif. Mais on retrouve quand même certaines personnes qui sont plus enclines que d’autres à le développer.

Les sportifs

Une activité sportive de haut niveau provoque l’apparition du stress oxydatif. C’est pourquoi beaucoup de sportifs souffrent de ce mal. Leurs importants efforts physiques perturbent la respiration et engendrent la constitution des formes réactives de l’oxygène.

Les femmes enceintes et les futurs bébés

Le stress oxydatif est un essentiel dans la grossesse. Il favorise divers processus primordiaux pour la constitution du bébé. Cependant, lorsqu’il devient trop important, il peut devenir délétère pour la femme et son futur enfant. Ainsi, des études ont attesté qu’il peut être en cause dans le diabète gestationnel, dans de nombreuses pathologies placentaires, dans le cas de trisomie 21 ou encore dans le retard de croissance intra-utérin (RCIU). D’ailleurs, de plus en plus de gynécologues prescrivent aux futures mamans des cures d’antioxydants durant la période de la gestation.

Les personnes souffrant d’obésité

Les personnes ayant un excès de poids présentent un haut risque de développer du stress oxydatif. En effet, leurs défenses antioxydantes sont affaiblies et elles produisent en parallèle une quantité excessive de radicaux libres. Par ailleurs, la surcharge pondérale peut causer des inflammations provoquant diverses complications de l’obésité (diabète, hypertension…).

Les fumeurs et les personnes exposées aux substances toxiques

Plusieurs individus présentent un risque élevé de stress oxydatif de par leur travail. De nombreuses personnes sont, en effet, en contact avec des substances chimiques dans leur milieu professionnel comme les mécaniciens et certains ouvriers. Mais pour certains, c’est eux-mêmes qui « s’auto-intoxiquent » en inhalant la fumée de leurs cigarettes. Les études ont démontré que cette pollution des airs provoque une élévation importante des marqueurs du stress oxydant et une augmentation du risque d’apparition de pathologies cardio-respiratoires.

Les personnes n’ayant pas une bonne hygiène de vie

Il est regrettable de remarquer que, comme ils le font avec le tabac, certains individus s’exposent parfois volontairement au stress oxydatif. En adoptant une hygiène de vie qui est loin d’être idéale, le sujet se place comme une personne à risque. Il va alors consommer des aliments surgelés, s’exposer au soleil sans protection solaire adaptée, vivre loin de la campagne pour se rapprocher de son travail… Tout cela, met une pression oxydante intense sur le corps.

Diagnostic du stress oxydatif

À ce jour, il n’existe pas encore de procédure scientifique bien déterminée pour évaluer le stress oxydatif. Cependant divers spécialistes en médecine, et même certains curieux de nature, jugent qu’il est intéressant de diagnostiquer ce phénomène pour justifier certains phénomènes somatiques qu’ils peinent à expliquer. Ainsi, divers labos, proposent leurs propres techniques pour le quantifier.

Les techniques diagnostiques utilisées

Afin d’expliquer ou de prévenir certaines pathologies, certains médecins vérifient l’existence du stress oxydatif. Pour cela, ils croisent diverses données dont la présence en grande quantité d’éléments antioxydants et celle de protéines, de lipoprotéines, de lipides ainsi que d’ADN endommagés. Ils investiguent également les métabolismes du fer et du glucose.

Pour les aider, les laboratoires s’attellent à mesurer les marqueurs de ce stress qui sont jugés les plus intéressants à doser. Parmi ces derniers, il y a malonaldéhyde, les isoprostanes, le 8-OHdG, les peroxydes lipidiques, les protéines carbonylées, les LDL oxydés…

Ils peuvent aussi recourir à la mesure d’autres paramètres qui renseignent sur le vieillissement de l’organisme comme celle du Superoxyde dismutase, du Glutathion peroxydase, de la protéine de transport du cuivre, du zinc, de la ferritine…

Comment se déroule le bilan du stress oxydant ?

Le profil du stress oxydatif est généralement demandé par le médecin généraliste ou spécialisé dans le cadre d’un check-up annuel complet. Ce type de bilan est habituellement préventif. Il coûte assez cher et n’est pas encore remboursé par la sécurité sociale.

Le sujet devra faire une prise de sang. Le prélèvement pourra se faire à jeun ou pas selon les laboratoires. Dans le premier cas, il faudra s’abstenir de manger et de boire durant 8 à 12 heures.

Il faut noter que les résultats sont habituellement prêts au bout d’une dizaine de jours. Une fois c’est le cas et s’ils indiquent un diagnostic positif, des mesures d'hygiène de vie et des compléments alimentaires seront prescrits par le médecin.

5 astuces pour lutter contre le stress oxydatif

Pour combattre et prévenir le stress oxydatif, il faut d’abord connaître son mécanisme et ses causes. C’est ainsi qu’on apprend à se familiariser avec cette notion et à s’armer pour éviter ses conséquences. Rayonnements UV, mauvaises habitudes alimentaires, consommation de substances addictives et sédentarité sont à proscrire obligatoirement.

Se protéger contre les rayons ultraviolets

Si les premiers rayons du soleil sont recherchés dès la fin de l’hiver et qu’ils favorisent, entre autres, la production de la vitamine D, ils peuvent également se révéler nocifs. En effet, l’exposition aux UVA, et surtout aux UVB, doit se faire avec beaucoup de précautions. Ces derniers provoquent une production massive d’espèces oxygénées activées. Tous les deux engendrent brûlures, vieillissement prématuré, mélanomes et autres carcinomes cutanés. Pour éviter d’en arriver là, il est recommandé de ne jamais sortir sans avoir étalé de l’écran solaire sur les parties dénudées. Il faut également mettre des lunettes de soleil pour protéger les yeux du stress oxydatif. Enfin, s’exposer entre midi et 16 h est très fortement déconseillé.

Adopter de bonnes habitudes alimentaires

Il est important de bien s’informer pour manger d’une manière saine et bénéfique pour la santé. En effet, selon une étude récente, réalisée début 2022 par Konstantinou et ses collaborateurs, le fait de passer à une alimentation bio, réduit considérablement les marqueurs de stress oxydatif. Ainsi, en débarrassant les aliments des produits chimiques toxiques, des pesticides et des métaux lourds, l’individu ne profite que de leurs effets positifs. Par ailleurs, il est également très important d’éviter les oxydants comme la friture, les viandes ou légumes carbonisés et la nourriture industrielle.

Prendre des suppléments riches en antioxydants

Les capacités de l’organisme à combattre les radicaux libres sont fortement influencées par les apports alimentaires. De nombreuses substances organiques ont un fort pouvoir anti-oxydant. Parmi ces dernières, il y a les vitamines A, C et E qui aident à prévenir et à combattre le vieillissement cellulaire et cutané, ainsi que les cancersDes oligo-éléments comme le zinc et le sélénium permettent aussi de neutraliser les EOA. Enfin, les polyphénols et les caroténoïdes sont des phyto-nutriments qui ont le même effet. Il serait donc intéressant de prendre des compléments qui contiennent un ou plusieurs de ces éléments.

Opter pour une activité sportive modérée

De nombreuses recherches ont démontré que l’exercice physique de haut niveau favorise la libération d’une forte quantité de molécules instables d’oxygène et la création d’un stress oxydatif chronique. Cela ne veut pas du tout dire que le sport est à abolir. Bien au contraire… Gomez et ses collaborateurs (2008) préconisent de faire régulièrement des activités qui requièrent un effort modéré. Ils conseillent le cyclotourisme, la marche ou encore la danse. Selon ces spécialistes, ces pratiques renforcent les défenses antioxydantes de l’organisme.

Diminuer l’alcool et le tabac

Les études comparatives entre le taux de stress oxydatif chez les fumeurs et les non-fumeurs démontrent une différence significative entre les deux groupes. D’ailleurs, même les enfants qui sont exposés passivement au tabac ont nettement moins d’agents anti-oxydants que leurs pairs ne subissant pas le même environnement. Il est donc capital de réduire sa consommation de cigarettes pour améliorer ses défenses immunitaires et se prémunir contre le vieillissement et les pathologies graves.

Il en est de même pour l’alcool. L’oxydation de l’éthanol produit des dérivés actifs de l’oxygène (DAO) potentiellement responsables de lésions au foie, à l’estomac et au niveau du système nerveux central.

Les meilleures sources d’antioxydants pour lutter contre les radicaux libres

Pour déterminer quels aliments présentent un haut potentiel de lutte contre les radicaux libres, de nombreuses études se sont basées sur des méthodes scientifiques. Elles ont calculé le pouvoir antioxydant, soit par le dosage des marqueurs de l’oxydation, soit par l’évaluation de la capacité à combattre les DAO.

Les résultats ont démontré que plusieurs aliments permettent à l’organisme de préserver sa jeunesse et d’éviter des maladies bien fâcheuses. Ces derniers aident à avoir une belle peau bien rebondie, favorisent le bon fonctionnement des cellules et préservent les fonctions cardiaques, neurologiques et cognitives.

Les meilleures sources de lutte contre les EOA se sont révélées être celles qui contiennent les vitamines, les minéraux, les oligo-éléments et les autres phyto-nutriments conseillés précédemment en tant que compléments alimentaires. Nous pouvons les regrouper comme suit :

Conclusion

Ainsi, le stress oxydant diffère complètement du stress chronique ou post-traumatique. Il est soutenu par un mécanisme totalement distinct, dont les conséquences sont loin d’être moins néfastes. Par ailleurs, les stratégies pour y faire face sont aussi nombreuses et naturelles que celles proposées aux personnes qui cherchent à combattre le stress psychologique rapidement.

L’ulcère dû au stress : qu’est-ce que c’est ? Quels sont ses symptômes ? Comment le soigner ? Peut-on le vaincre de façon naturelle ? Quand doit-on consulter un spécialiste ? Réponses dans cet article 

Le système digestif est l’un des organes qui subissent le plus l’impact du stress. Des maux de ventre ou des douleurs à l’estomac sont souvent observés chez les sujets angoissés. Mais parfois cela dépasse le stade des algies pour se transformer en une pathologie où le pronostic vital est engagé. C’est ce qui se passe en cas d’ulcère. Face à ce type de manifestations, il est souvent urgent de réagir en prenant contact avec un médecin. Parallèlement au traitement, il existe des gestes naturels qui permettent de résorber les ulcérations.

L’ulcère dû au stress : qu’est-ce que c’est ?

L’aggravation des douleurs de l’estomac et des remontées acides dues au stress va parfois donner lieu à un ulcère.

Les types et les symptômes d’ulcère

Il faut savoir qu’il existe deux formes d’ulcères. Les duodénaux sont localisés, comme leur nom l’indique, au niveau du duodénum. Quant aux gastriques, ils apparaissent au niveau de la partie inférieure de l’estomac.

Si cette catégorisation repose sur la localisation de la plaie, il est important de noter qu’il en existe aussi une autre qui s’appuie sur la causalité. Cette dernière rajoute un troisième type qui est l’ulcère de stress. Ce dernier peut aussi bien être gastrique ou duodénal et on l’observe chez les patients en réanimation qui souffrent déjà de troubles viscéraux (Université Médicale Virtuelle Francophone, 2008). Le terme « stress » ne désigne aucunement un état psychologique ici, mais une défaillance de l’organisme.

Selon Vikal (2020), chacune de ces ulcérations est une lésion arrondie ou ovale de la muqueuse qui a été fragilisée par l’acidité des sucs gastriques. D’après la Société Gastro-intestinale (2020), les symptômes observés alors sont : une sensation de brûlure douloureuse en haut de l’abdomen rythmée par les repas et des nausées et/ou des vomissements. Il y a également une diminution de l’appétit et une perte de poids.

Quelle est la relation entre le stress et les divers types d’ulcères ?

Qu’ils soient gastriques ou duodénaux, les deux types d’ulcères peuvent être dus ou aggravés par le stress.

En effet, face à une situation anxiogène, le sujet va subir des contractions musculaires qui vont modifier la motilité des parois intestinales et faciliter les remontées des sucs gastriques acides. Cela altérera, à long terme, les muqueuses de l’estomac ou du duodénum. Parallèlement, les angoisses agissent sur la sphère gastro-intestinale en en affaiblissant les défenses immunitaires et en libérant des protéines pro-inflammatoires (Interleukines 1, 2…). Cela ralentit les processus de réparation des tissus et crée un terrain favorable aux lésions.

Il est donc primordial d’agir rapidement face au stress pour en réduire l’impact sur la sphère digestive. À cette fin, un traitement homéopathique pourrait être envisagé.

5 astuces naturelles pour résorber les ulcères dus au stress

Diverses méthodes naturelles et scientifiquement approuvées permettent de réparer les lésions ulcéreuses, de faciliter leurs cicatrisations et de retrouver un bien-être physique et mental.

Dormir plus pour réduire le niveau de stress

Pour Latorzeff, M.A et Galtie (1987), une des recommandations qu’il serait intéressant de faire aux patients souffrant d’un ulcère gastroduodénal, serait d’améliorer la qualité du sommeil. En effet, les personnes angoissées dorment peu et mal et cela fragilise l’organisme. En dormant en moyenne 8 heures par nuit, la fatigue liée au stress sera moindre, la libération du cortisol sera freinée et les défenses immunitaires seront renforcées. Mais pour arriver à cet objectif, il faut créer le cadre propice à la relaxation et à l’abandon dans les bras de Morphée. Les écrans devront alors être évités au moins une heure avant d’aller au lit.

Pratiquer la méditation de pleine conscience

La méditation pleine conscience est une pratique psycho-corporelle qui a pour visée la réduction du stress et de son impact sur le corps et l’esprit. Cette méthode va focaliser l’attention du sujet sur un élément comme, par exemple, l’air qu’il est en train d’inspirer. Cela va ancrer le sujet dans l’ici et le maintenant. Il pourra alors accueillir avec beaucoup de recul ses sensations et ses perceptions des situations qu’il vit. Cela permet d’accepter ses émotions et de relativiser. Les études ont démontré que cela permet de mieux affronter les pressions quotidiennes et de réduire considérablement les angoisses. Cela diminuera par ricochet les effets de ces dernières sur l’estomac.

Consommer du jus de chou

S’il est important d’éviter les plats gras et épicés pour prévenir ou ne pas aggraver les ulcérations, d’autres aliments sont, au contraire, très bénéfiques. Parmi ces derniers, il y a incontestablement le chou, et surtout s’il est consommé en jus. En effet, de nombreux médecins et chercheurs, comme le Dr Cheney ou le Dr Schneider (1966), ont mené des études pour vérifier l’effet de cette substance sur les lésions ulcéreuses. Le premier attestait qu’en une semaine les plaies des participants ont disparu. Quant au second, il affirmait l’impact de ce liquide sur les douleurs et la cicatrisation des ulcères.

Pratiquer une activité physique régulière

Si le stress arrive à agir aussi intensément sur l’individu, c’est souvent parce qu’il assaille des sujets sédentaires. En effet, le manque d’activité physique rend la personne plus sensible aux angoisses. Et en parallèle, ces dernières se trouvent face à un organisme dont les défenses immunitaires et les fonctions physiologiques sont altérées.

Pour casser ce cercle vicieux, il est capital de se mettre au sport. Les exercices physiques réguliers libèrent des hormones qui favorisent le bien-être et améliorent le sommeil. La circulation sanguine sera aussi plus fluide. Cette meilleure oxygénation des cellules aidera à la réparation des différents tissus et muqueuses du corps.

Boire de la tisane à la camomille pour soulager l’inflammation

La camomille est une plante miraculeuse dont les grands-mères connaissent les nombreuses propriétés. Ce n’est pas pour rien que la phytothérapie l’a placée comme l'un des remèdes les plus efficaces et les plus intéressants pour le bien-être physique et mental. Elle agit, en effet, aussi bien sur les états de nervosité que sur leurs conséquences sur le corps. Elle va alors diminuer les tensions psychiques, aider à la relaxation et favoriser le sommeil. Cela réduit le stress et l’anxiété. Mais, en plus, elle va agir sur les inflammations et résorber les ulcérations. Il est conseillé de la consommer en tisane après chaque repas.

L’ulcère gastroduodénal dû au stress : quand consulter un spécialiste ?

En cas de présence des symptômes précédemment cités (crampes et brûlures d’estomac, vomissements, perte d’appétit et de poids…), il est important de consulter rapidement. En effet, si le diagnostic n’est pas posé à temps, cela pourra évoluer vers une hémorragie, une perforation ou une occlusion. À ce stade-là, le pronostic vital du sujet serait menacé.

Suite à un examen clinique et à diverses analyses, le gastro-entérologue prescrira en premier lieu des traitements médicamenteux en vue d’éliminer la symptomatologie et de favoriser la cicatrisation des lésions. Il pourra alors administrer des antisécrétoires et/ou des antibiotiques (s’il y a détection d’Helicobacter pylori). Il complétera cela par l’éducation du patient afin de prévenir les récidives et d’éviter les complications (Ameli, 2021). En cas de résistance de l’ulcère aux médicaments, une intervention chirurgicale sera fortement recommandée.

Conclusion

Le stress peut donc être tellement intense et délétère, qu’il menace la vie du sujet qui en souffre. En effet, les complications de l’ulcère, causé par ce dernier, sont très alarmantes.

En plus de l’homéopathie suggérée dans cet article, il existe diverses méthodes naturelles qui peuvent libérer la personne des griffes de l’angoisse. Parmi celles-ci, il y a les huiles essentielles. Mais il y a aussi le Linequartz, une technique un peu plus sophistiquée et dont l’efficacité a été scientifiquement prouvée.

Quel lien entre le stress et les douleurs cervicales ? Comment agit le stress sur le système nerveux central et végétatif ? Comment soulager les muscles du cou ? On vous répond dans cet article !

Selon Santé Publique France (2022), les troubles musculosquelettiques constituent 88 % des maladies professionnelles reconnues. La posture adoptée ou les sollicitations biomécaniques ne semblent être que la partie visible des causes de ces affections. En effet, dans la littérature scientifique, nous retrouvons un nombre impressionnant d’études qui affirment une causalité entre les facteurs psycho-sociaux au travail et les cervicalgies (Hootman et ses collaborateurs, 1994). Cependant, qu’il soit dû à des conflits familiaux, à des problèmes financiers ou à n’importe quelle situation que le sujet juge anxiogène, le stress pourra toujours engendrer des douleurs au cou. Si des gestes simples permettent de les soulager, le plus judicieux pour le sujet souffrant, serait d’améliorer sa gestion des angoisses.

Comment le stress agit-il sur la région cervicale ?

Les cervicalgies sont des douleurs au cou qui peuvent parfois irradier l’épaule et les bras. Le stress chronique les cause ou les aggrave en agissant sur trois systèmes : le nerveux central et végétatif, l’endocrinien et l’immunitaire. (Aptel et Cnockaert, 2000).

Action du stress sur le système nerveux central et végétatif

La formation réticulée va d’abord être stimulée par la sécrétion des catécholamines. L’adrénaline et la noradrénaline accroîtront, alors, le tonus musculaire au niveau du cou. Ces neurotransmetteurs causeront également une diminution de la microcirculation dans les muscles. Cela engendrera la fatigue de ces derniers et une sensation douloureuse.

Activation du système endocrinien

En cas de stress très intense ou prolongé, l’organisme sécrète diverses hormones. Le cortisol, par exemple, sera libéré en grande quantité par les glandes cortico-surrénaliennes. Cela pourrait avoir pour conséquence un déséquilibre hydrominéral et favoriser les œdèmes. Ces derniers causeront à leur tour des compressions nerveuses et des algies dans la région cervicale.

Fragilisation des défenses immunitaires par le stress

Parmi les autres substances sécrétées en cas de stress, il y a les cytokines qui vont participer à affaiblir les défenses immunitaires. En effet, selon Hasenbring et ses collaborateurs (2012), elles diminuent l’efficacité de l’organisme à réparer les tissus des tendons du cou. Par ailleurs, parmi ces glycoprotéines, il y a les interleukines. Ces dernières ont une fonction pro-inflammatoire et peuvent engendrer des inflammations au niveau du rachis cervical ou des disques intervertébraux.

4 Astuces pour soulager les muscles du cou

Les cervicalgies ont beau être très désagréables, elles engendrent rarement de grandes complications somatiques. Cependant, si elles deviennent chroniques, elles peuvent avoir un impact important sur la qualité de vie du sujet. Alors, pour éviter que cela se produise, il est important de pallier aux raideurs et aux douleurs cervicales et de décontracter ses muscles.

Stimuler la circulation sanguine

La circulation sanguine entre les muscles et les artères peut être affectée en cas de cervicalgies dues au stress. Pour remédier à cela, il est possible d’adopter certaines routines pour que le sang circule d’une manière plus fluide. Prendre pour habitude de faire au moins une demi-heure de marche chaque jour sert très bien cet objectif. Cela permet, en plus, de libérer des hormones, comme l’endorphine, qui soulagent les douleurs. Le yoga constitue aussi un bon moyen pour fluidifier les liquides de l’organisme. À travers la respiration abdominale et la relaxation, il régule l’afflux sanguin.

Dénouer les tensions cervicales avec de la chaleur

Parmi les décontractants musculaires naturels, il y a la chaleur. Cette méthode de grand-mère est aujourd’hui utilisée en médecine. Elle porte depuis le nom de thermothérapie. Des études ont démontré l’action d’une température assez élevée sur le relâchement musculaire ainsi que sur l’amélioration de l’élasticité des tissus et de la circulation sanguine. Prendre un bain ou placer une bouillotte ou une compresse imprégnée d’eau chaude, permet donc de soulager les algies et de dénouer les tensions cervicales. Il faut savoir aussi qu’il existe, désormais, sur le marché, un bon nombre de patchs chauffants destinés à lutter contre les douleurs du cou, du dos ou des épaules.

Soulager les tensions des muscles grâce au massage

D’après la revue scientifique des études sur la massothérapie d’Arsenault (2015), cette pratique a un effet bénéfique indéniable sur les cervicalgies, les douleurs aux épaules, mais, également, sur le stress. Elle permettrait d’augmenter l’amplitude articulaire et de diminuer les raideurs et les algies. Il existe un bon nombre de techniques qui permettent de bénéficier de ces vertus : le shiatsu, le Qi gong… Rappelons que les massages effectués par un kinésithérapeute garantissent qu’il n’y aura aucune mauvaise manipulation qui entraînerait une aggravation des symptômes. Mais il est aussi tout à fait possible de s’auto-masser efficacement et sans risques. La vidéo suivante explique comment procéder pour détendre la région cervicale.

 

Appliquer des huiles essentielles

Pour profiter encore plus des bienfaits d’un massage, il est conseillé d’utiliser des huiles essentielles. En effet, l’aromathérapie est très efficace pour détendre les tensions musculaires, fluidifier la circulation sanguine et calmer les douleurs. Parmi les HE les plus recommandées pour les cervicalgies, il y a celle de romarin à camphre. Elle a de puissantes propriétés relaxantes et décontractantes. Quant à l’HE de gaulthérie couchée, elle est très appréciée par les sportifs. Et ceci n’est pas étonnant vu qu’elle est à la fois antalgique, vasodilatatrice et anti-inflammatoire. Elle permet, en plus, de relâcher les muscles. Enfin, l’eucalyptus citronné peut également être une bonne indication vu son action sur les raideurs cervicales.

Traiter le stress pour éviter les douleurs au cou

Ainsi, des moyens naturels et/ou inspirés de la médecine chinoise peuvent être utilisés pour soulager l’inconfort ou les perturbations fonctionnelles dus aux cervicalgies. Mais pour ne plus souffrir de ce type de maux, il faut éliminer leur source, à savoir le stress.

Il existe divers moyens pour y parvenir, l’essentiel étant d’être conscient de l’impact nocif de ce dernier sur l’individu à court et à long terme. Le stress perturbe le quotidien de la personne qui le subit, diminue ses performances cognitives et professionnelles, provoque des conflits avec son entourage. Mais, le pire dans tout cela, c’est qu’il fragilise l’organisme et provoque divers symptômes somatiques. En plus des troubles musculosquelettiques, il pourra se manifester, s’il n’est pas soigné, sur la peau, au niveau digestif et pourra fragiliser le cœur. Tous ces signes sont des équivalents de cri d’alarme du corps qui se trouve épuisé par l’action des angoisses sur son fonctionnement.

Pour que le sujet retrouve le bien-être intérieur et que toutes ses réactions physiologiques reviennent à la normale, il lui suffira d’organiser ses journées autrement. Il devra prendre du temps pour lui, faire des activités relaxantes et sportives. Il devra également trouver des méthodes qui lui conviennent pour se détacher et apprendre à affronter son environnement et ses pressions. Les psychothérapies, la sophrologie et la méditation pleine conscience pourraient être de bonnes alternatives pour cela. Des gestes simples comme l’utilisation d’une balle anti-stress ou le coloriage peuvent aussi aider à s’apaiser.

Conclusion

Le stress agit par divers mécanismes physiologiques sur l’individu provoquant, entre autres, des cervicalgies. Ces dernières peuvent être contournées ou soulagées par des méthodes naturelles, dont certaines sont ancestrales. Mais l’idéal serait d’éliminer les angoisses de la vie du sujet ou que ce dernier se donne les moyens de gérer les situations anxiogènes. À cet effet, il existe 10 moyens naturels pour (re)devenir zen.

Comment le stress peut-il provoquer un zona ? Quels sont les symptômes qu'on peut apercevoir ? Comment en finir avec cette maladie infectieuse virale ? Remèdes de grand-mère ou médicaments, quelle option choisir ? Réponses dans cet article !

Si le zona touche généralement les personnes de plus de 50 ans, il n’est pas rare de l’attraper à n’importe quel âge. Disgracieux et douloureux, ce virus, généralement endormi chez les sujets ayant déjà attrapé la varicelle, peut être réactivé suite à un stress prolongé. Ce dernier, abrasant la barrière immunitaire, va entraîner l’apparition des vésicules et de démangeaisons. Pour venir à bout de ces manifestations, il existe des solutions toutes simples, des remèdes de grand-mère et des médicaments qui soulagent le sujet souffrant le temps de l’éruption.

Comment se manifeste cette dermatose due au stress ?

Le stress est souvent l’une des principales causes d’un zona. En effet, la frontière entre l’équilibre psychique et les maladies de peau est très fine. D’ailleurs, les angoisses constituent souvent l’origine ou le facteur aggravant de diverses dermatoses (eczémaacnéurticaire…).

Comment le stress induit un zona

Il faut savoir qu’au départ il y a la varicelle. En effet, c’est en attrapant cette dernière que le VZV reste à l’état latent au niveau d’un ganglion sensitif (Trivalle, 2007). Quelques années, voire quelques décennies plus tard, un stress intense ou prolongé pourra réveiller ce virus herpétique. Cet état psychologique entraîne la libération du cortisol à forte dose et la sécrétion de cytokine inflammatoire (Jacque et Thurin, 2002). Cela fragilise les défenses immunitaires et ouvre la porte à diverses infections, et surtout les dermatologiques d’entre elles. Le VZV endormi trouve alors un terrain favorable pour se manifester et le zona se déclare.

Les symptômes du zona

Une personne ayant eu la varicelle risque d’être touchée par le zona une ou (très rarement) plusieurs fois dans sa vie. Il y aura d’abord des signes prodromiques annonciateurs de l’épisode : picotements, fièvres, frissons… Il faut savoir que le virus va toucher un nerf infecté et se manifestera tout au long de ce dernier. Généralement, cela touche un côté du torse, un bras, une jambe, le visage et plus rarement les yeux (zona ophtalmique) ou l’oreille (zona otitique). Ces deux derniers sont spécialement douloureux et délicats à traiter.

Les principaux symptômes de cette pathologie infectieuse cutanée sont une éruption unilatérale de vésicules rouges remplies de liquide. Elles sont généralement douloureuses et s’accompagnent de démangeaisons. Les manifestations durent souvent entre une et trois semaines. Durant cette période, la qualité de vie du sujet peut être considérablement affectée (Cohen et ses collaborateurs, 2013).

5 astuces efficaces pour en finir avec le zona

Une fois le zona déclaré, il faut réduire son impact sur la vie du sujet et sur sa psychologie. Pour cela, il y a des méthodes très simples qui apaisent et accélèrent la guérison.

Utiliser une huile essentielle antivirale et cicatrisante

L’aromathérapie est l’un des traitements naturels les plus intéressants pour cette dermatose. Il faudra opter pour des huiles essentielles anti-inflammatoires, antivirales et antalgiques pour qu’elles soignent et calment les douleurs et les démangeaisons. Celles qui sont cicatrisantes sont aussi recommandées, car, très souvent, le zona laisse des traces. Dans la littérature scientifique, on retrouve plusieurs formulations qui semblent avoir démontré leur efficacité. Voici celle délivrée par Festy (2016) : 4 gouttes de HE de Niaouli, 2 de Menthe poivrée, 2 de Ravintsara, 2 de Lavande aspic et 10 d’huile végétale de Millepertuis. Ce mélange est à appliquer sur le nerf infecté au moins 6 fois par jour jusqu’à la rémission totale.

Consommer de la lysine

La lysine est un acide aminé hautement anti-inflammatoire. Il a clairement prouvé son efficacité dans le traitement des virus herpétiques comme le Zona. Pour en consommer, il faut manger des aliments qui sont riches en ce nutriment. Parmi ceux qui en contiennent une forte teneur, il y a la morue séchée, la viande de bœuf, le poulet, le bacon de porc et le parmesan. Il faut noter qu’il est aussi possible de prendre de la lysine sous forme de compléments alimentaires. Enfin, pour bénéficier de tous ses effets, il est important d’éviter la consommation de produits riches en arginine. Ces derniers atténuent ses propriétés curatives.

Manger des plats épicés

Il existe dans la nature des richesses qui ont des vertus insoupçonnées. Parmi ces dernières, il y a les épices. Non seulement, elles relèvent le goût de certains plats, mais en plus, elles aident l’organisme à lutter contre certaines pathologies. Dans le cas du zona, le curcuma est très recommandé. Cette poudre jaune a des puissantes propriétés anti-inflammatoires. Il en est de même pour le gingembre. Celui-ci agit en inhibant l’action de certaines enzymes comme les COX ou encore les lipoxygénases. Cela a pour effet d’accélérer la rémission.

Réduire au maximum les aliments favorisant les inflammations

Il est important de soigner son alimentation pour éviter que l’inflammation s’aggrave. Pour cela, il faut opter pour une diète à base de produits anti-oxydants comme les fruits, les légumes, les poissons gras et les noix. En parallèle, il faudrait éviter au maximum les aliments pro-inflammatoires. Le sucre, les glucides raffinés, les viandes rouges ou transformées, les fritures et les laitages sont alors à proscrire. Il faut également faire attention au type de cuisson utilisé. En effet, les plats cuits à de très hautes températures développent des composants néfastes (carboxyméthyllysine, hydrocarbures aromatiques polycycliques…) qui ralentissent la guérison.

Utiliser des hydrolats

L’hydrolat est une sorte d’eau aromatique. Il est obtenu par la distillation de plantes ou de fleurs. Constituant un des outils de l’aromathérapeute, il peut avoir des vertus apaisantes et cicatrisantes. Il a en plus l’avantage d’être totalement inoffensif, contrairement aux HE, qui peuvent parfois présenter quelques contre-indications. Dans le cas du zona, il est possible de faire des mélanges d’hydrolats de menthe poivrée, d’arbre à thé, de lavande vraie et de niaouli. Il est ensuite conseillé de mouiller une compresse de cette mixture et de l’appliquer sur le trajet du nerf inflammé. Cette opération est à répéter plusieurs fois par jour.

Remèdes de grand-mère et médicaments : quel choix pour traiter le zona lié au stress ?

Dès l’apparition du zona, il est primordial de prendre rendez-vous avec son médecin traitant ou un dermatologue. En effet, cette dermatose virale peut être contagieuse pour les personnes qui n’ont pas eu la varicelle. Des règles d’hygiène sont donc à appliquer scrupuleusement. De plus, en l’absence de traitement, cette maladie de peau peut entraîner des complications. Parmi ces dernières, il y a la névralgie post-herpétique, qui consiste en des algies qui sévissent même après la guérison de la pathologie cutanée.

Médicaments contre le zona

Selon Nguyen (2016), face à un zona, les dermatologues prescrivent généralement des antiviraux comme l’aciclovir, la valaciclovir, le famciclovir ou encore le foscarnet. Pour soulager les douleurs, ils donnent assez souvent en antalgique du paracétamol, de l’ibuprofène ou de l’aspirine. Du Tramadol et d’autres morphinomimétiques peuvent même être prescrits en cas de très fortes algies. Si ces dernières persistent même après la guérison de la dermatose, des antidépresseurs, des antiépileptiques, le versatis ou une vaccination peuvent être envisagés.

Remèdes de grand-mère pour lutter contre le zona lié au stress

En plus de la médication et des astuces naturelles citées plus haut, il y a d’autres moyens utilisés par les grands-mères pour soulager le stress et le zona qu’il cause.

Des tisanes à base de camomille peuvent être bues pour calmer les angoisses. Une fois une partie de ce type de décoction refroidie, elle peut aussi être appliquée en compresse sur la zone inflammée.

L’ashwagandha est un autre remède ancestral. Cette plante adaptogène a des propriétés décontractantes, apaisantes et anti-inflammatoires très puissantes. En infusion, elle diminue l’anxiété et permet de soigner le zona.

Conclusion

Toute cette médication et ces astuces sont très efficaces et permettent à la personne qui souffre d’un zona de retrouver rapidement son confort quotidien. Le plus important à faire, une fois la dermatose calmée, est de soigner la source du mal et de combattre le stress. Pour cela, il existe des moyens naturels d’une efficience redoutable.

Est-ce que le stress peut provoquer des douleurs intercostales ? Comment ? Que faire pour les calmer ? Comment vaincre la source de ces troubles (le stress ) ? On vous répond dans cet article !

Les douleurs intercostales sont toujours très angoissantes. La personne qui les ressent s’imagine souvent que c’est le signe d’un problème de santé plus grave. Pourtant, très souvent, ce n’est pas une véritable pathologie somatique qui les cause, mais le stress psychologique. En effet, parmi les symptômes de cet état mental, il y a des douleurs thoraciques, dont celles qui touchent les côtes d’une manière bilatérale ou unilatérale. Pour les soulager, il est possible de recourir à des méthodes naturelles. Mais pour en finir une fois pour toutes, l’apprentissage de la gestion des angoisses est l’unique remède efficace à long terme.

Comment le stress provoque-t-il les douleurs intercostales ?

Le panel de symptômes provoqués par le stress est impressionnant. Il agit à chaque fois, via divers mécanismes, pour déclencher des douleurs ou carrément des troubles qui touchent divers organes : peau, estomac, cou, et même les côtes.

Les douleurs intercostales à droite

Il s’agit de douleurs qui se situent au niveau des parois du thorax, à l’intérieur des côtes. La personne a l’impression, qu’elle a reçu un coup de couteau qui lui fait très mal ou qui la brûle. Cela est souvent dû à une irritation voire une inflammation d’un nerf ou d’un muscle de la cage thoracique. Généralement, une impression d’étouffement et de souffle coupé accompagne l’algie. Les symptômes vont être amplifiés par le fait de bouger la colonne vertébrale, de parler, de respirer, de rire ou d’éternuer.

Elles peuvent être causées par diverses causes somatiques d’ordre respiratoire, digestif ou même cardio-vasculaire. Le zona aussi peut être à l’origine d’une névralgie pariétale. Cependant, les recherches scientifiques ont montré qu’elles ont aussi très souvent une origine psychogène. Les personnes stressées, dépressives ou souffrant de fibromyalgie, sont les plus à même de les éprouver. (Herzig, 2007).

Mécanisme de déclenchement des douleurs intercostales par le stress

Le stress dispose de divers moyens pour déclencher des manifestations intercostales. Il peut d’abord provoquer des contractions musculaires. En effet, face à un événement anxiogène, l’ensemble de la musculature se contracte rapidement pour préparer le corps à réagir. Ce type de processus physiologique peut donc engendrer des douleurs sous les côtes du côté droit, par exemple.

Par ailleurs, nous savons que dans le cas de ce type de névralgies, les glycoprotéines portant le nom de cytokines sont retrouvées dans le sang (Houvet, 2008). Or, l’organisme du sujet stressé libère justement une forte quantité d’interleukines qui sont responsables de l’inflammation qu’on peut trouver dans cette zone du corps humain. Ces protéines sont sécrétées lorsque le stress active le système neuroendocrinien qui comprend l’hypothalamus, l’hypophyse et les glandes surrénales.

Par ailleurs, il est important de noter que ces algies ne devraient pas excéder quelques minutes. Et si elles se répètent, il est impératif de consulter rapidement le médecin traitant pour éliminer les causes non psychogènes, cardiaques ou pulmonaires.

Douleur côté droit sous les côtes : 3 astuces pour se soulager

Le point douloureux sous les côtes peut même irradier derrière le dos. Assez handicapant, il rend les mouvements ou les fonctions vitales, les plus simples, difficiles. Il devient alors urgent de vite se débarrasser de ces sensations pour reprendre une activité normale.

Prendre des précautions lors de l’activité sportive

Selon la littérature médicale, nous retrouvons que les sportifs font partie de la population qui affiche le plus ce type d’algies. Il est donc important de prendre ses précautions avant de faire ses exercices. Pour cela, il est recommandé de faire du sport au moins 2 heures après le dernier repas. Il faut aussi boire de petites quantités d’eau lors de la pratique sportive. Enfin, il est important de respirer de manière ample et profonde pendant l’activité physique, et même en dehors de ce laps de temps. Tout cela permettra au sang de circuler de manière fluide et empêchera les inflammations.

Faire des exercices pour soulager la douleur

Les médecins, les ostéopathes et autres coachs sportifs recommandent divers exercices physiques qui permettent de calmer la douleur dans les côtes, qu’elle soit à droite ou bilatérale. Parmi ces derniers, il y a les étirements pectoraux. Il suffira alors de se mettre en face d’un coin de mur, de placer les coudes dans un angle perpendiculaire au corps puis de se laisser tomber. Il faut réussir à maintenir cette position une trentaine de secondes avant de prendre une pause d’une minute, puis de recommencer (Desbiens, 2018).

Il est aussi conseillé d’étirer le grand dorsal pour ouvrir les espaces intercostaux. Il faudra alors lever le bras droit vers le haut et se pencher vers le côté gauche. Ensuite, il faut faire pivoter le buste vers l’arrière. Enfin, il faut respirer très profondément pour apaiser les algies.

Recourir à l’homéopathie

En découvrant l’homéopathie et ses principes, Hahnemann a ouvert un énorme champ de traitement pour diverses pathologies. En effet, cette médecine douce est très efficace pour soulager les maux physiques et psychiques. Dans le cas des douleurs intercostales causées par le stress, les traitements homéopathiques peuvent aussi bien remédier à l’état psychologique qu’aux algies. Pour venir à bout de ces dernières, les médecins prescrivent généralement, 3 granules d’Hypericum perforatum 7 CH. Ce dosage doit être pris chaque heure jusqu’à la disparition de la sensation douloureuse. Il peut être associé à une dose d’Arnica Montana 15 CH, qui a en plus des effets anti-inflammatoires.

Comment vaincre le stress pour guérir durablement les douleurs intercostales ?

L’académicien François Guizot disait : « ce n’est pas dans ses effets qu’on attaque un mal, c’est dans sa cause. ». Et c’est exactement ce qu’il est indiqué de faire face aux divers symptômes du stress. Ce dernier range la personne de l’intérieur, l’affaiblit, l’isole et la rend malade. S’obstiner à soulager ou à soigner les signes d’alerte que l’organisme envoie, ne sera d’aucune utilité si on recherche un bien-être physique et psychique de longue durée.

Et pour calmer ses angoisses, il est possible d’adopter des stratégies assez efficaces selon De Mesmaeker (2011). Le fait de prendre du recul par rapport aux stresseurs est une tactique qui réussit tellement que la psychothérapie cognitivo-comportementale s’en inspire. Pour arriver à relativiser, il faut se mettre à la méditation. Cette pratique permet de mieux comprendre ses émotions, ses ressentis, ses comportements et les besoins qui les motivent. Elle permet aussi de s’ancrer dans le présent et de ne plus avoir de perceptions déformées de certaines situations. Avec la respiration abdominale, elle permet de gérer même les réactions physiologiques et d’éviter ainsi les effets nocifs du stress sur l’organisme.

Parmi les autres méthodes qui permettent de mieux dompter son état psychologique, il y a le renforcement de ses capacités adaptatives. L’organisation et la priorisation des tâches permettent de gérer le quotidien plus efficacement. Se montrer moins perfectionniste et accepter de déléguer certaines missions permet aussi de baisser le seuil de pressions que l’on se met.

Conclusion

Les douleurs intercostales d’origine psychogène sont gênantes, handicapantes mais rarement dangereuses. Certaines précautions à prendre au moment de l’exercice physique et des méthodes s’apparentant à la médecine douce permettent de les éliminer ou de les éviter. Mais le plus important à soigner dans tout cela, c’est l’état psychique qui en est à l’origine. Pour cela, il y a diverses méthodes naturelles comme les huiles essentielles, les fleurs de Bach ou le coloriage anti-stress.

Les boutons sont dus à une affection dermatologique et ils sont parfois difficiles à assumer. Ils peuvent apparaître sur le visage mais aussi sur diverses parties du corps. Au niveau du bras, ils provoquent une douleur lancinante, très désagréable. Parmi les causes de leur apparition, il y a parfois des troubles hormonaux, une mauvaise hygiène de vie et un régime alimentaire oxydatif. Mais ils peuvent aussi être déclenchés par le stress psychologique. En effet, la peau subit, souvent de plein fouet, les états mentaux. S’il existe des moyens naturels et efficaces pour éradiquer temporairement ces pustules, il est primordial d’apprendre à gérer ses angoisses pour en finir définitivement avec ce type de manifestations cutanées.

Quelle est la relation entre le stress et les problèmes de peau ?

Tout le monde sait que certaines pathologies dermatologiques sont très souvent causées par le stress ou aggravées par ce dernier. Les chercheurs ont tenté de prouver le lien entre l’état psychique et l’épiderme en adoptant divers axes.

Sur le plan nerveux et immunitaire

Il a été clairement établi que, dès les premières phases de l’embryogenèse, les nerfs du cerveau et de la peau étaient reliés et appartenaient tous les deux à l’ectoderme. Des analyses histologiques ont démontré un lien fort subsistant entre la fibre nerveuse et les cellules de Langerhans (Hosoi et ses collaborateurs, 1993). Ces dernières sont responsables de l’immunité de l’épiderme. Ainsi, en cas de stress, la barrière immunitaire peut être fragilisée.

Au niveau physiologique et endocrinien

Le stress va provoquer la sécrétion de divers neurotransmetteurs. Ces derniers permettent à la personne de réunir ses ressources énergétiques et mentales pour « affronter » ou « fuir » l’événement angoissant. Mais une fois ce dernier dépassé, si le sujet est toujours aussi angoissé, le taux élevé de certaines hormones va devenir délétère. Le cortisol perdra alors de sa fonction anti-inflammatoire et ouvrira la porte à diverses inflammations. Celles-ci touchent très souvent la peau, vu la relation entre le cerveau et l’épiderme. En effet, selon Choi et ses collaborateurs (cités par Hosoi, 2006), une altération de la barrière épidermique est observée suite à l’action du stress sur l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénal.

Sur un plan psychique

Pomey Rey était une dermatologue qui s’est ensuite convertie en psychanalyste. Ses observations soutenaient l’idée que des dermatoses étaient causées par des événements de vie traumatisants ou stressants. Ces constatations ont été confirmées par un grand nombre de ses collègues. La pionnière de la psychodermatologie explique cela en se basant sur la notion de Moi-peau de Didier Anzieu. Cette conception soutient que le Moi se construit, en partie, grâce aux soins apportés à la peau de l’enfant. Et plus tard, quand ce dernier est soumis à certaines pressions, c’est son épiderme qui va « décompenser » et déclarer des affections (Vust, 2010).

Comment se manifestent les boutons de stress sur les bras ?

Ces boutons sur le bras sont généralement dus à une poussée d’acné. Cette dermatose inflammatoire se manifeste, en effet, aussi bien sur le visage, qu’au niveau du dos ou en haut des bras.

Excès de sébum

Le stress va modifier la texture de l’épiderme en agissant, entre autres, sur les glandes sébacées. Ces dernières sécréteront alors du sébum en grande quantité. Ainsi, la peau au niveau de la zone touchée est généralement très grasse. Les pores s’en trouveront dilatés, et ainsi, les boutons et les points noirs trouveront un milieu favorable pour se manifester et se multiplier.

Boutons généralement douloureux

Les boutons de stress au bras sont généralement assez gros. Même si on peut observer des pustules ou des papules, il s’agit le plus souvent de kystes. Ils sont généralement très inflammés et douloureux.

Cicatrices

Très souvent, une fois asséchés, les boutons de stress laissent des traces sur la peau. C’est pourquoi, il est fortement déconseillé de manipuler ce type de boutons. Il est par contre recommandé, si les poussées sont fréquentes, de consulter un dermatologue qui prescrira un traitement visant à les faire disparaître.

3 Astuces naturelles pour soulager les problèmes de peau dus au stress

Mis à part les traitements médicamenteux, il est possible de diminuer l’inflammation, de limiter l’apparition des boutons ou d’accélérer leur disparition en employant des moyens simples ou en évitant certains gestes.

Se vaporiser régulièrement le bras

L’eau thermale peut être un très bon remède lorsqu’une personne a des boutons de stress. En effet, ce liquide minéral et naturel dispose de divers bienfaits sur la santé. S’en vaporiser, régulièrement, sur le bras, et ce, pendant une cure de longue durée, va permettre d’assécher les pustules ou les kystes. Cela agira aussi sur les folliculites profondes en les éliminant. De plus, ça réduira les risques de se retrouver avec des cicatrices (Sanders, 2006). Par ailleurs, il faut savoir que cette eau est apaisante. Elle calmera donc les douleurs.

Utiliser une crème hydratante

Dans l’imaginaire collectif, vu leur excès de sébum, les peaux acnéiques n’ont pas besoin d’hydratation. Pourtant, ce type d’épiderme a autant besoin que les autres de ce type de soin. Cependant, il doit être appliqué qu’une fois le bras bien nettoyé par un gel spécifique adapté au corps. Cela permet de réduire le surplus de gras et de faire bénéficier le derme des propriétés du produit. Il est recommandé, bien sûr, d’opter pour une crème non comédogène et antioxydante pour éviter l’apparition de nouveaux boutons.

Éviter les gommages

Ces derniers contiennent, la plupart du temps, des agents très abrasifs. Ce type de traitement est donc fortement déconseillé pour les peaux acnéiques. Cela risque de les irriter et de fragiliser encore plus la barrière cutanée. De plus, il est important de savoir que plus la peau se retrouve asséchée plus les glandes sébacées vont travailler et sécréter du sébum. Il s’agira alors d’un cercle vicieux. Par ailleurs, certains gommages mécaniques risquent de provoquer de nouvelles lésions et des surinfections.

Soigner le stress pour traiter durablement les boutons de stress au bras

L’eczéma, le zonal’urticaire et l’acné sont tant de manifestations dermatologiques, qui sont soit causées soit aggravées, par le stress. Il est, bien sûr, important de les traiter pour diminuer leur impact sur la psychologie de la personne. En effet, elles peuvent être assez néfastes puisqu’elles génèrent souvent de l’anxiété, une mauvaise image de soi, un retrait social… Mais ce qui est primordial, c’est de venir à bout des angoisses qui en sont la source.

Il faudrait, alors, ne plus se laisser abattre par le stress, mais changer sa perception de son environnement pour arriver à affronter les situations anxiogènes. S’armer d’outils pour gérer quand on ne veut pas se laisser dépasser par les évènements, c’est la clé pour sortir de cette dynamique qui donne lieu à des pathologies somatiques. Cela permettra au sujet de ne plus souffrir de boutons au bras, au visage ou d’autres troubles touchant la sphère gastro-intestinale ou même cardiovasculaire.

Pour arriver à atteindre un équilibre psychique, il suffit parfois d’utiliser des moyens naturels. On peut en citer la méditation, les huiles essentielles, les fleurs de Bach… Mais si l’intensité des angoisses est trop importante et qu’elle menace les capacités adaptatives du sujet, il est conseillé de consulter un psychiatre ou un psychothérapeute.

Conclusion

Ainsi, le stress est à l’origine de nombreux maux qu’il est possible de traiter un à un. En cas de boutons, l’hydratation, l’eau thermale et l’évitement des traitements irritants permettent d’apaiser, de faire disparaître les pustules et de ne pas avoir de cicatrices. Mais il ne faut surtout pas oublier de traiter les angoisses pour éviter les récidives ou les complications. En plus des moyens cités plus haut, l’homéopathie peut être envisagée comme une excellente alternative pour trouver la sérénité.

Les soucis au travail, les conflits relationnels, les problèmes financiers sont des causes fréquentes de stress. Elles soumettent, en effet, la personne à une pression qu’elle a l’impression de ne pas pouvoir gérer. Une tension physique et psychique se crée alors donnant lieu à un florilège de symptômes qui touchent la sphère comportementale, cognitive et surtout somatique. Le cœur, par exemple, est soumis à rude épreuve. D’ailleurs, selon l’INSERM (2007), le stress professionnel causerait entre 3 400 et 4 000 cas d’infarctus du myocarde chaque année. Ainsi, les manifestations cardiaques psychogènes ne sont pas à prendre à la légère et des techniques pour les éviter doivent être mises en place pour les éviter.

Comment reconnaître une douleur thoracique due au stress

Selon la fédération Française de cardiologie (2018), le stress est considéré comme un facteur majeur de risque cardio-vasculaire.

Action du stress sur le cœur

En effet, face à une situation anxiogène, un message est transféré par l’hypothalamus aux glandes médullosurrénales. Ces dernières produisent alors une grande quantité d’adrénaline. Ce neurotransmetteur agit directement sur le cœur. Il va accélérer le rythme cardiaque et causer une hausse de la pression artérielle. Le sujet sentira des palpitations et peut même manifester des douleurs thoraciques. Cela est généralement sans danger et il s’agit d’une réaction normale physiologique. Elle va mobiliser les ressources de la personne et l’aider à trouver l’énergie nécessaire pour réagir à l’événement critique.

Cependant, si l’angoisse est extrêmement intense ou si le stress est chronique, cela peut devenir dangereux. En conséquence aux sollicitations permanentes de l’amygdale, la moelle épinière surproduira des globules blancs qu’elle enverra aux artères. Ces lymphocytes et ces monocytes pénétreront alors dans les parois artérielles et risquent d’être transformés en cholestérol, créant ainsi une athérosclérose (FFC, 2018). Cette dernière augmente le risque d’AVC et de crises cardiaques.

Différencier une douleur thoracique psychogène d’une crise cardiaque

Il est important à ce stade de rassurer les personnes stressées. Chaque douleur thoracique n’est pas obligatoirement un signe de maladie du cœur ou d’une crise cardiaque. Comme déjà expliqué, cela peut être tout à fait normal et sain.

Pour différencier les deux types d’algies, il est important de noter que les psychogènes sont généralement de très courte durée. Elles durent quelques secondes ou au maximum quelques minutes. Par contre, ces symptômes sont considérés comme alarmants s’ils durent plus d’une vingtaine de minutes. Il faut réagir rapidement aussi s’ils se propagent tout au long du bras gauche, vers la mâchoire, le dos… Enfin, l’association à des sueurs, de la toux et des vertiges est inquiétante.

Il faut également savoir qu’en cas de douleurs liées au stress, le fait de discuter avec le sujet ou de dévier son attention de l’événement stressant et de sa symptomatologie, va l’apaiser. Cela réduira son rythme cardiaque et l’oppression ressentie.

Cependant, même si cette sensation de pointe au cœur est ponctuelle et semble d’origine psychologique, il est important, si cela se répète, de consulter un médecin traitant ou un cardiologue. Cela permettra d’éliminer d’autres causes d’origine somatique et évitera d’angoisser encore plus l’individu en proie à l’anxiété.

5 techniques pour soulager les douleurs thoraciques liées au stress

Vu le lien scientifiquement établi entre le stress et les maladies cardio-vasculaires, il est important de préserver son cœur et de lui éviter les événements anxiogènes. Il faut aussi prendre de nouvelles habitudes quotidiennes. Ces dernières évitent que la symptomatologie cardiaque, déclenchée par les angoisses, se chronicise et engendre des pathologies bien graves.

Faire des activités relaxantes

Il existe de nombreuses activités qui permettent à la personne de se détendre et de réguler son rythme cardiaque. Parmi ces dernières, il y a l’art-thérapie. Le coloriage anti-stress est une technique qui a prouvé son efficience en cette matière. Il en est de même pour la méditation. De nombreuses études ont démontré que cette dernière réduisait l’anxiété, la tension artérielle ainsi que la fréquence du pouls. Certaines personnes se sentent plus sereines en tenant un journal intime. En effet, la mise en mots des soucis et des tracas permet de diminuer le poids des pressions quotidiennes et de leur impact sur l’organisme. D’autres individus, férus de lecture, se calment en lisant un bon livre qui les déconnecte des tourments journaliers.

Se mettre à la marche

Cette pratique a de nombreux bienfaits sur le cœur. En effet, selon la commission médicale de la FFRandonnée (2021), elle rend cet organe plus puissant et régule sa fréquence. Elle va aussi permettre de baisser le risque de tension artérielle de 15 %. Elle pourra également diminuer le taux de mauvais cholestérol dans le sang et augmenter celui des HDL. Quant à Zheng et ses collaborateurs (2009), ils affirment que le fait de marcher 30 minutes, réduit le risque de maladies coronariennes de 20 %. Ainsi, vu l’augmentation de la sédentarité dans nos sociétés, de plus en plus de médecins recommandent une marche quotidienne d’une demi-heure.

Dormir suffisamment

Des recherches en neurosciences ont démontré que la privation du sommeil pendant plusieurs jours pouvait mener à la mort chez les animaux. Sans aller aussi loin, un nombre insuffisant d’heures d’endormissement peut être délétère pour la santé physique et mentale. Cela rend plus nerveux, plus irritable et plus anxieux. De plus, Pergola et ses collaborateurs (2017) ont démontré que cela était très souvent associé à des pathologies cardiovasculaires. Il est donc fortement conseillé de dormir entre 7 et 9 heures par jour pour préserver son cœur et sa psyché.

Faire une activité physique régulière

Les exercices physiques sont réputés pour maintenir l’organisme humain en bonne santé. En effet, ils permettent de muscler le cœur et de le rendre plus tonique. La meilleure oxygénation de l’organisme réduit aussi le rythme cardiaque en fluidifiant la circulation sanguine. Par ailleurs, la pratique sportive régulière agit sur d’autres facteurs de risque cardio-vasculaire. Ainsi, elle facilite la perte de poids et réduit considérablement le stress. Cela est occasionné par la sécrétion des endorphines et de la dopamine.

Adopter une bonne hygiène de vie

Pour assurer le bon fonctionnement de l’organisme et sa préservation du stress et des maladies cardiovasculaires, il faut une excellente hygiène de vie. Nous avons déjà parlé de l’importance d’un sommeil suffisant en nombre d’heures et de l’activité sportive. Mais, il faut aussi avoir une alimentation équilibrée et riche en anti-oxydants. La consommation de café, de sucreries et d’aliments trop salés doit être limitée. Par ailleurs, il est également recommandé d’éviter le tabac et l’alcool. Ces substances endommagent le muscle cardiaque et les artères.

Remèdes de grand-mère et médicaments : quel choix pour traiter les douleurs thoraciques causées par le stress ?

Pour soulager les douleurs à la poitrine liées au stress, il existe de petits remèdes de grand-mère, mais aussi des traitements médicamenteux.

Remèdes naturels pour soulager les douleurs thoraciques

Pour remédier aux douleurs thoraciques, on conseille souvent de joindre les mains et d’étirer les bras vers le haut. Cela permet aux poumons de mieux se déployer, à la respiration de ralentir et à l’organe vital de battre moins fort. Cela soulage donc les muscles cardiaques et réduit les douleurs. Il est aussi recommandé de prendre un bain chaud pour ralentir le pouls, se détendre et venir à bout de la pointe au cœur.

Par ailleurs, les huiles essentielles peuvent soulager les personnes stressées dont les angoisses se manifestent par des douleurs à la poitrine. Parmi ces dernières, il y a l’ylang-ylang, le millepertuis et le cèdre.

Les traitements conventionnels des douleurs thoraciques

En aucun cas sur Calmement, nous ne recommanderons de médicaments. En effet, il est formellement déconseillé de prendre ce type de traitements sans avoir consulté un médecin spécialisé. C’est ce dernier, qui délivrera le remède adéquat après avoir bien établi que les douleurs sont d’origine psychogène. Il pourra alors décider de prescrire du paracétamol, de l’aspirine ou des anti-inflammatoires non-stéroïdiens.

Conclusion

Le stress n’épargne ni le corps ni l’esprit. Mais quand il se répercute sur le cœur, la sonnette d’alarme doit être tirée. En effet, les angoisses peuvent causer ou aggraver des maladies cardiovasculaires. Cela touche le plus souvent les femmes. Pour éviter ces risques, divers gestes peuvent être adoptés pour calmer le rythme cardiaque, réduire les douleurs thoraciques et retrouver le bien-être. En plus de ceux cités dans cet article, il y a d’autres méthodes naturelles à connaître et à adopter pour se détendre rapidement.

A retenir

Le stress, souvent qualifié de mal du siècle, a un impact direct sur notre système digestif, considéré comme notre "deuxième cerveau". Lorsque le stress devient chronique, il peut engendrer divers symptômes gênants tels que brûlures d'estomac, ballonnements ou diarrhées. Bien que des traitements symptomatiques puissent apporter un soulagement temporaire, la clé réside dans la gestion et le traitement du stress lui-même. Adopter des stratégies pour contrer le stress est essentiel pour préserver notre bien-être digestif et général.

Le stress est une réaction physiologique qui peut parfois devenir nocive pour l’organisme. En plus de l’état psychologique où il va placer le sujet, il va se manifester via divers symptômes qui peuvent se révéler très gênants au quotidien. Quand il s’attaque à la sphère gastro-intestinale, il va aggraver ou provoquer l’apparition de brûlures d’estomac, remontées acides, ballonnements, diarrhée…

S’il est possible de soigner, même naturellement, chacune de ses manifestations, il faut être conscient que la seule solution pour se débarrasser à long terme de tous ces désagréments serait d’éradiquer leur source : le stress prolongé.

Pourquoi le stress engendre-t-il des douleurs atroces à l’estomac ?

De nombreuses études, dont celle de Mayer (2000), ont établi un lien entre les événements de vie anxiogènes et l’apparition ou l’aggravation des douleurs d’estomac, du reflux ou carrément des ulcères.

Relation entre stress et estomac

La professeur Francisca Joly Gomez et Giulia Enders ont un point en commun. Ces deux passionnées de gastro-entérologie ont publié des livres qui ont eu un succès fou. « L’intestin, notre deuxième cerveau » et « Le charme discret des intestins » ont effectivement été fortement appréciés par les lecteurs pour les révélations scientifiques qu’ils délivrent sur le rôle capital joué par l’ensemble de l’appareil digestif. Ce dernier s’est révélé être en totale interaction avec notre système nerveux central et nos états mentaux. Ainsi, le stress va affecter l’œsophage, l’estomac et les parois intestinales et ceux-ci pourront à leur tour régir en augmentant encore plus l’intensité des angoisses. En effet, ces organes sont équipés d’un véritable système nerveux (SNE), à peine plus petit que le SNC.

Action du stress sur l’estomac et ses algies

Le stress crée de nombreuses contractions musculaires voire des spasmes. Ces derniers peuvent toucher l’ensemble des parois digestives et modifier, donc, sa motilité. Cela générera la sécrétion excessive de certains fluides créant un certain inconfort.

Par ailleurs, l’action des angoisses sur l’hypothalamus, l’hypophyse et les glandes surrénales va provoquer la sécrétion de cortisol qui, à forte dose, aura un effet inflammatoire et pourrait causer des douleurs d’estomac.

Rappelons aussi que les sujets angoissés mangent mal et parfois à un rythme décalé. Cela est dû à une modification de l’appétit causée par le manque du sommeil et la perturbation de l’horloge biologique. Tout ceci peut aussi causer des maux au ventre.

Enfin, il est important de noter que la perception de douleur, elle-même, est toute relative. Selon Wanquet-Thibault (2015), le ressenti de cette dernière varie selon l’intensité du stress. Plus une personne est angoissée, plus elle aura l’impression d’avoir mal.

5 effets néfastes du stress sur l’appareil digestif

Le stress va agir sur les divers composants du système digestif et générer des douleurs et une gêne qui peuvent altérer la qualité de vie de la personne angoissée.

Les brûlures d’estomac et remontées acides

La modification du tonus du sphincter inférieur de l’œsophage va avoir deux conséquences. D’un côté, elle va augmenter la production de fluides acides qui donnent une sensation de brûlure, et de l’autre elle facilitera leur remontée. Si cela constitue une réaction physiologique normale quand ça arrive ponctuellement, en cas de stress chronique, cela peut se transformer en une véritable pathologie : le reflux gastro-œsophagien. Dans la littérature scientifique, les personnes souffrant de cette maladie attestent du rôle des angoisses dans l’aggravation des symptômes (Mayer, 2000).

Les repas trop gras ou trop copieux, les plats épicés, l’alcool, la caféine et le tabac sont alors à éviter pour réduire l’inconfort. Il faut aussi éviter la position allongée durant la phase de la digestion.

Les nausées

Les nausées sont générées par une partie de la formation réticulaire du bulbe qu’on appelle le centre du vomissement. Ce dernier peut être activé suite à de fortes émotions comme le stress intense. Par ailleurs, lorsque celui-ci est prolongé, il va générer une surproduction de cortisol qui va être capté par le tractus digestif et donner lieu à des envies de vomir. (Rizzi, 2016).

Pour éviter cela, il est possible de prendre des antiémétiques et d’adopter certaines mesures hygiéno-diététiques. Il faudrait alors éviter les aliments trop gras et l’alcool. Il est recommandé aussi de boire de l’eau ou des infusions de camomille par petites quantités, et ce, en dehors des repas.

La sensation d’estomac noué

Le stress agit sur les systèmes : nerveux, endocrinien et digestif. En cas de confrontation avec une situation hautement anxiogène ou lors de l’instauration de pressions quotidiennes, on pourra observer des spasmes nerveux qui touchent divers organes. La sensation d’estomac noué peut être causée par des crampes intestinales. Elle est très désagréable, plie la personne en deux et l’empêche de gérer normalement son quotidien.

Pour gérer cet inconfort, il est recommandé d’adopter une respiration abdominale et de faire une petite marche ou une activité relaxante.

Les diarrhées

Face à un évènement stressant, le corps réagit en accélérant le passage des aliments dans les intestins. Cela provoque souvent des diarrhées aiguës. Cependant, ces dernières peuvent, devenir quotidiennes et s’accompagner parfois de douleur. Cela affaiblira l’organisme à long terme car il y aura une mauvaise absorption des nutriments. Par ailleurs, cela pourrait aussi être expliqué par l’installation d’un syndrome du côlon irritable. Une consultation chez un gastro-entérologue est alors fortement recommandée pour poser un diagnostic, recevoir un traitement et adopter une bonne hygiène de vie ainsi qu’un régime alimentaire adapté.

Les ballonnements abdominaux

Le stress provoque une modification de diverses fonctions vitales. La respiration, va alors s’accélérer et cela se traduira par une inhalation d’un excès de gaz pouvant provoquer de l’aérophagie. D’ailleurs, cette dernière se traduit du latin comme le fait de manger de l’air. Il faut savoir que c’est ce que font les personnes angoissées qui vont prendre l’habitude de consommer leurs repas rapidement, et ce, sans une bonne mastication. (Cessot et ses collaborateurs, 2017).

Pour lutter contre ces ballonnements, il est conseillé de réduire la consommation de graisse et d’aliments riches en FODMAPs. Il est aussi recommandé d’éviter les vêtements trop serrés et le chewing-gum.

Soigner le stress : le meilleur moyen de soulager le mal de l'estomac

Jusque-là, nous avons expliqué l’impact du stress sur le système digestif et donné quelques conseils pour éviter ou combattre certaines manifestations. Cependant, il est primordial de comprendre que ces traitements symptomatiques ne seront d’aucune efficacité à long terme. En effet, tant que la raison de l’apparition des symptômes n’est pas elle-même traitée, les symptômes reviendront.

Le stress est ce mal du siècle qui n’a pas pour réputation de guérir tout seul. Il se peut que les douleurs à l’estomac partent définitivement, mais l’état psychique continuera à sévir. Et tant qu’il sera présent et que la personne ne le gère pas adéquatement, il entraînera, selon les tenants de la théorie psychosomatique, d’autres conséquences sur le bien-être et la santé de l’individu. Eczéma, urticaire ou acné viendront alors signaler que le corps est à fleur de peau et qu’il devient urgent de réagir.

Il est donc capital d’apprendre à bien appréhender le stress et à développer des stratégies pour sortir de son emprise. Pour cela, les psychothérapies peuvent être d’une grande aide. Les médicaments peuvent aussi être envisagés si un psychiatre le juge nécessaire. Mais il est également tout à fait possible de se prendre en charge soi-même. Pour cela, il existe de nombreuses techniques naturelles qui peuvent aider à atteindre la zénitude.

Conclusion

Le stress et l’appareil digestif, ce deuxième cerveau, interagissent continuellement et impactent le bien-être de la personne au quotidien. Il est possible de lutter efficacement contre des symptômes tels que les brûlures de l’estomac ou les ballonnements. Cependant, en l’absence de traitement du stress, les manifestations peuvent s’inscrire dans la durée, affaiblir l’organisme et engendrer des pathologies plus graves. Pour remédier efficacement aux angoisses, il est possible de recourir à l’homéopathie ou aux huiles essentielles.

A retenir

Le stress chronique, contrairement au stress ponctuel, peut avoir des conséquences néfastes sur la santé et la qualité de vie. Il résulte souvent d'une perception continue de menaces et d'un sentiment d'impuissance face à certaines situations. Ses manifestations peuvent être physiques, cognitives et comportementales, affectant ainsi la vie professionnelle, familiale et sociale. Pour y faire face, il est essentiel d'adopter des techniques naturelles, telles que la méditation et l'activité physique. Si ces méthodes ne suffisent pas, consulter un spécialiste est primordial.

Si le stress ponctuel est une réaction saine qui protège l’organisme face à une situation perçue comme dangereuse, il peut aussi devenir délétère pour la santé. En effet, si l’exposition aux situations anxiogènes est continuelle, il est fort probable que la personne développe un stress chronique. Ce dernier aura un impact très important sur la qualité de vie de celui qui en souffre. C’est pourquoi, il est capital d’y faire face en employant diverses techniques naturelles. Celles-ci ont montré leur efficacité scientifiquement. Mais si elles ne suffisent pas à apaiser le sujet, il est capital de s’orienter vers un spécialiste.

Stress Chronique : quelles sont ses causes et comment se manifeste-t-il ?

Si les causes du stress chronique vont dépendre des perceptions des individus, ses manifestations, elles, sont bien réelles. Leur prolongement dans le temps va entraîner des maladies, mais peut aussi avoir un effet négatif sur la vie professionnelle, familiale et sociale de l’individu.

Causes du stress chronique

Le stress chronique résulte de l’impression de subir constamment une ou plusieurs menaces. Selon le Centre d’Etudes sur le Stress Humain (CESH), il se manifeste lorsque :

Cela peut être déclenché par diverses situations. Le milieu professionnel trône probablement en haut du podium des environnements les plus anxiogènes avec la surcharge de travail, le manque de reconnaissance, la pression continue des supérieurs… Viennent ensuite les conflits relationnels et les problèmes financiers qui s’étalent dans le temps. Les soucis de santé et l’environnement (catastrophes naturelles, pandémies…) peuvent aussi en être les sources.

Les symptômes du stress chronique

Les symptômes du stress chronique peuvent être d’ordre physique. Une asthénie, des tensions musculaires, des migraines, des troubles digestifs, du sommeil ou de la respiration et des palpitations cardiaques pourront alors être observées.

Les manifestations cognitives prendront la forme d’une instabilité, de difficultés de concentration, d’oublis et d’incapacité à prendre des décisions. Au niveau psychologique, nous noterons de la tristesse, un repli sur soi, de l’hypersensibilité…

Sur le plan comportemental, cet état pourra aussi avoir pour signes des conflits relationnels et un recours à des substances addictives. La personne pense alors, à tort, que ces dernières l’aideront à se sentir mieux.

Les signes qui doivent alerter

Il existe divers signes qui devraient alerter une personne ou son entourage sur l’existence d’un dysfonctionnement psychique comme le stress chronique.

Des angoisses non contrôlées et qui s’étalent dans le temps

Parmi les signes d’alerte, il y a principalement le fait que les angoisses ne quittent pas le sujet depuis un certain temps. Elles peuvent concerner un seul domaine de la vie ou être plus diffuses. Si cela dure depuis des mois, ceci devrait être alarmant. Généralement, l’individu subit son état de manière continue et ses ressources s’affaiblissent de jour en jour, car il n’a plus la force ni physique ni mentale d’affronter les agents stressants et les idées qui le traversent. Il aimerait pouvoir contrôler ses ressentis, mais se trouve dans l’incapacité de le faire malgré sa volonté.

Un état de tension mentale et psychique ingérable

Le sujet se sent psychiquement débordé et toute situation à laquelle il est confronté le rend extrêmement irritable, hostile et désagréable avec son entourage. Il se sent vraiment à bout de nerfs et peut à tout moment entrer dans une colère noire qui n’est aucunement justifiée. Tout cela réduira sa capacité à se relaxer, il sera tendu et ne pourra pas facilement s’abandonner au sommeil. Cela participera à augmenter considérablement la sensation de fatigue physique qu’il ressent généralement dès le réveil.

De nombreuses pathologies non expliquées

Si la personne est sujette à des troubles d’allure somatique et que les investigations médicales ne trouvent pas de causes somatiques. Cela est généralement révélateur d’un stress chronique et prolongé. Ce sujet peut, par exemple, manifester de l’urticaire, cette affection dermatologique inflammatoire aux démangeaisons très dérangeantes. Il peut aussi subir une poussée d’eczéma ou d’acné.

Parmi les autres signes du stress chronique, il y a aussi de nombreuses algies comme les maux d’estomac qui peuvent carrément évoluer en ulcères ainsi que les douleurs cervicales et thoraciques.

Les personnes à risque

Les personnes qui risquent de développer un état de stress chronique sont malheureusement nombreuses. Autant dire même que, de par le fait que le stress est une réaction physiologique normale, une telle affection psychiatrique peut toucher n’importe qui. À condition, bien sûr, que le sujet subisse une confrontation avec un agent qu’il juge hautement stressant ou suite à une pression continuelle et insoutenable.

Les maladies chroniques personnelles ou celles de l’entourage

Le fait d’avoir une maladie déstabilise l’équilibre mental et place le sujet face à des préoccupations qui lui semblaient lointaines. Les individus qui sont encore plus fragiles que les autres sont généralement les seniors qui souffrent de pathologies chroniques. De nombreuses angoisses les rendent très vulnérables et facilement débordés psychiquement.

Il est aussi très important de noter que l’entourage des personnes présentant une affection psychique ou physique souffre lui aussi, très souvent, de stress chronique.

Les personnes ayant un réseau social défaillant ou trop important à leurs yeux

Les personnalités dépendantes et les sujets qui manquent d’autonomie au quotidien font également partie de la population la plus fragile. Cela est généralement dû à leur peur de ne pas trouver le soutien dont elles ont besoin et leur conscience par rapport à leur manque d’indépendance. Paradoxalement, les personnes qui n’ont pas un réseau social sur lequel elles peuvent compter et qui se débrouillent toujours seules sont dans la même situation. Leur charge mentale est tellement importante qu’ils se retrouvent, au bout d’un moment, envahis par les préoccupations et les soucis.

Les femmes enceintes et les adolescents

Il faut aussi savoir que les femmes enceintes et celles qui viennent d’accoucher, sont de par leur nouvelle condition et de par leurs hormones plus facilement sujettes au stress chronique. Pour les mêmes raisons, les adolescents passent également très fréquemment par ce type de perturbation de l’équilibre psychique.

Les personnes subissant un environnement toxique

Qu’il soit au travail ou à la maison, l’environnement toxique devient très rapidement une source de stress prolongé. Ainsi, un partenaire ou un employeur exigeant, une ambiance lourde ou agressive ainsi que des propos dégradants ou humiliants, fragilisent les ressources adaptatives de la personne face aux angoisses.

Consultation et diagnostic de Stress chronique

En plus des signes d’alerte et du fait d’être une personne à risque, il existe d’autres critères qui devraient pousser le sujet à consulter pour comprendre son état et à demander un diagnostic.

Quand consulter ?

Parmi les critères qui devraient entraîner la consultation chez un spécialiste, il y a, selon le DSM, le fait que l’état de la personne occasionne une souffrance cliniquement significative. Cela renvoie au fait que le sujet ressent de la tristesse et de l’incapacité à mener sa vie comme avant. Il se sent prisonnier de sa situation et a une réelle impression que ça le handicape et que ça a des répercussions très négatives, voire néfastes, sur divers domaines de sa vie.

Dans le cas du stress chronique, il se peut que l’individu se sente tellement envahi par les angoisses que cela le coupe de ses amis et de ses proches. Cela peut réduire, parfois, à néant sa vie sociale. Il se peut aussi que les divers symptômes (gastro-intestinaux, cutanés…), qu’il commence à avoir, le rendent malheureux et touchent l’estime qu’il a de lui-même, qui est généralement déjà fragile. Il est aussi possible qu’il se retrouve à ne plus faire les activités qu’il aimait réaliser auparavant. Cela peut avoir diverses raisons : la peur d’être sujet à l’anxiété, le fait qu’il se sente exténué ou la perte de plaisir, vu son incapacité à s’y consacrer mentalement.

Il se peut également que ses troubles de concertation, sa fatigue chronique, sa perte de confiance en ses compétences et sa difficulté à prendre des décisions, lui rendent sa mission au travail difficile, voire ingérable. Petit à petit, il se retrouvera à enchaîner les congés jusqu’à décider de démissionner s’il ne se reprend pas en main rapidement.

Comment s’établit le diagnostic du stress chronique ?

Tous ces soucis et ces conséquences du stress, poussent petit à petit les personnes dans le cabinet du psychiatre. Cependant, il serait plus judicieux d’agir avant que cela n’arrive en adoptant les gestes cités plus haut ou en consultant rapidement.

Le psychologue ou le médecin établira alors un diagnostic en s’appuyant sur divers outils. Observations, entretiens, tests et parfois quelques analyses sanguines sont nécessaires pour éliminer toutes les autres causes somatiques qui pourraient expliquer l’état du patient. Parmi les diagnostics différentiels, il y a la dépression, les troubles obsessionnels compulsifs, l’hypocondrie, l’addiction à une substance…

10 astuces naturelles pour surmonter le stress chronique

Continuellement accaparée par le stress, la personne en perd sa capacité à profiter de la vie. Pour se libérer de cet état, il existe des méthodes naturelles efficaces.

Accepter son état pour comprendre ses émotions

Pris dans la tornade des appréhensions, de doutes et d’angoisses, on en oublie de se recentrer et d’analyser ce qui se passe réellement. L’intelligence émotionnelle est cette aptitude à comprendre ses ressentis et à les réguler. Elle joue un rôle capital dans la prévention et la gestion du stress selon les recherches de Cejudo et ses collaborateurs (2018). Elle favoriserait un renforcement des ressources personnelles qui permettent d’accepter la situation et de la contrôler.

Ne pas s’isoler

L’isolement est un des symptômes du stress chronique. Il est important de se forcer à le combattre quand les angoisses rythment les journées. En effet, la solitude va amplifier les idées négatives. De plus, un évènement perçu comme stressant semblera encore plus terrifiant lorsqu’une personne se trouve seule.

Parler à son entourage

Sartre disait que l’enfer, c’est les autres. Nous n’irons pas dans son sens. Le contact social est salvateur quand un individu est stressé. House (1981) évoquait le soutien émotionnel, informationnel ou d’estime. Ces trois axes permettent à une personne se surmonter son stress. En effet, en discutant avec un proche bienveillant, il y a un recul par rapport aux ressentis, des rappels d’informations qui peuvent corriger les perceptions déformées et un renforcement de la confiance en soi.

Se focaliser sur les activités qui procurent du plaisir

Faire une activité plaisante va générer la sécrétion d’hormones, comme l’endorphine, la dopamine ainsi que la sérotonine, et déclencher ainsi un certain bien-être et modifier l’humeur. Cela va, d’ailleurs, pallier au manque de ces substances dans l’organisme, déficience causée par le stress.

Être tolérant envers soi

Le stress vient souvent d’une exigence accrue envers soi. Les personnes perfectionnistes ont un besoin de contrôle très important et doutent de leurs compétences. Cela les place souvent dans des situations qu’elles jugent très angoissantes. Pour arriver à mieux gérer ces dernières, il est recommandé de se mettre moins de pression et d’accepter ses failles.

Se mettre à la méditation

La médiation est une arme puissante face au stress chronique. Des études scientifiques, menées par Varela et Davidson (2003), ont démontré qu’elle améliorait la plasticité cérébrale et rendait l’individu plus apte à modifier ses perceptions. En changeant l’image qu’il a des situations stressantes, l’individu ne les redoute plus et se sent apaisé.

Dormir suffisamment

Le stress engendre des insomnies et des troubles de l’endormissement. Par ailleurs, si le sommeil est insuffisant en nombre d’heures ou s’il est de mauvaise qualité, cela va aussi générer des angoisses. Ainsi, il s’agit d’un cercle vicieux. Pour se sentir mieux dans sa peau, il est conseillé d’agir sur ce point. La vidéo suivante propose de nombreuses astuces pour dormir mieux et suffisamment.

Faire une activité physique régulière

Selon le psychologue portugais De Matos et ses collaborateurs (2009), de nombreuses recherches ont montré que la sédentarité et l’anxiété étaient corrélées. Elles attestent également que l’activité physique régulière réduit considérablement le niveau du stress chez les participants. En effet, les molécules sécrétées, même grâce à 30 minutes de marche par jour, peuvent aider à retrouver la sérénité.

Utiliser des huiles essentielles anti-stress

Les HE sont un remède naturel et ancestral qui a des vertus prouvées sur les angoisses. Elles permettent de réguler la tension artérielle et le rythme cardiaque, de combattre les insomnies, de lutter contre la prise de poids… Elles agissent donc sur de nombreux symptômes. Il suffira de sélectionner les meilleures huiles essentielles pour lutter contre le stress.

Prendre des compléments alimentaires anti-stress

De nombreuses vitamines, minéraux et autres oligo-éléments participent à réduire le stress. Le magnésium réduit la fatigue et rétablit le fonctionnement nerveux normal. Quant aux vitamines B et C, elles normalisent les fonctions psychiques. Ainsi, leur prise en complément alimentaire peut soulager la personne vivant sous un stress continuel.

Stress Chronique : se faire aider par un spécialiste

Il est important de noter que le stress chronique est souvent pathologique. Il faut donc le soigner convenablement pour éviter des répercussions assez graves comme les maladies cardiovasculaires. Si les astuces proposées plus haut ne suffisent pas, il est impératif de consulter un psychologue, un psychiatre ou une psychothérapeute. Ces spécialistes sauront prendre en charge convenablement la personne en souffrance.

La médication

Après avoir établi l’anamnèse, avoir observé cliniquement le sujet et parfois donné quelques tests à passer, un psychiatre pourra juger si ce dernier a besoin d’un traitement médical pour s’en sortir. Il pourra, alors, prescrire des anxiolytiques, des anti-dépresseurs ou de l’homéopathie pour soigner le stress. Il faudra, ensuite, suivre minutieusement les prescriptions et faire preuve d’observance.

La psychothérapie

Le spécialiste peut recommander d’associer traitements chimiques et thérapie, comme il peut ne conseiller que l’une de ces deux prises en charge.

Il existe la psychanalyse qui est efficace, mais qui met parfois beaucoup de temps avant que la personne qui souffre sente un soulagement. Mais il y a également de nombreuses psychothérapies brèves pour lutter efficacement contre le stress chronique. L’hypnose, la thérapie de l’acceptation et de l’engagement (ACT), la thérapie systémique et la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) en font partie. Cette dernière est spécialement intéressante face aux troubles anxieux. Elle transforme les perceptions et les croyances du sujet et l’aide à prendre du recul par rapport à celles-ci. Elle permet aussi de mieux gérer ses émotions et à s’armer pour affronter les difficultés actuelles ou futures.

Conclusion

Les astuces données aujourd’hui aident à dépasser le stress chronique efficacement, et à long terme. Elles doivent très souvent être utilisées parallèlement à un traitement médicamenteux ou à une prise en charge psychologique. Dans d’autres articles de notre site, qui est une référence en matière de bien-être et de gestion de l’anxiété, nous proposons des techniques qui aident les personnes, qui se trouvent assaillies par les angoisses, à déstresser rapidement.

A retenir

Le stress, omniprésent dans notre société moderne, se manifeste par une multitude de symptômes physiques et psychologiques. Ces signes, allant de l'irritabilité aux troubles alimentaires, peuvent gravement impacter notre quotidien. Identifiés par des tensions musculaires, des palpitations cardiaques ou encore des insomnies, ils sont le reflet d'une tension psychique accrue. Il est essentiel de reconnaître ces symptômes pour adopter des stratégies adaptées, telles que la méditation ou le yoga, afin de retrouver un état de bien-être.

10 signes qui montrent que vous êtes en proie au stress

Selon le sondage réalisé par l’Observatoire du stress de la Fondation Ramsay Générale de Santé, 9 personnes sur 10 estiment être stressées. De plus, elles affirment que l’intensité de leurs angoisses est devenue plus importante au cours des 3 dernières années.

En effet, cet état psychologique a trouvé, durant ce siècle, un terrain idéal pour prospérer. Pandémie, milieu professionnel de plus en plus exigeant, manque de temps pour soi et pour ses relations, sont quelques-unes des causes qui font de nous des sujets de moins en moins à l’abri des tensions psychiques. Mais vu l’impact de ses dernières sur notre santé, il est important d’apprendre à repérer les signes de stress pour réagir rapidement et adopter des stratégies qui permettent de revenir à un état de bien-être.

Le stress : qu’est-ce que c’est et quelles sont ses causes ?

Étymologiquement, le terme stress vient du latin (stringere) et veut dire « resserrer » ou « rendre raide ».

Définition du stress

En 1926, il a été défini scientifiquement par Selye, comme étant un syndrome général d’adaptation, mis en place par l’organisme, pour retrouver une homéostasie perdue suite à la menace d’agents extérieurs. Ainsi, face au « danger », le sujet va passer par trois phases. Pendant celle d’alarme, des réactions physiologiques se mettront en place pour qu’il trouve la force nécessaire pour « combattre ou fuir » (to fight or to flight). Durant l’épisode de résistance, les baromètres physiologiques devront être régulés afin de permettre à l’individu de maintenir le niveau d’énergie requis le temps que le stimulus angoissant disparaisse. Enfin, au dernier stade, l’épuisement commence à se voir et les ressources physiques et psychiques sont complètement dépassées. (Fink, 2010).

Agents déclencheurs du stress

Selye pensait au départ que les mêmes causes déclenchaient les mêmes réactions chez tout le monde. Plus tard, cette définition a été revue et les recherches ont mené à la conclusion selon laquelle les déclencheurs du stress variaient d’une personne à une autre. Ainsi, ces derniers dépendraient de divers paramètres individuels comme la perception, les croyances, la personnalité, l’état psychique au moment de la confrontation avec l’agent susceptible de le stresser.

Cependant, il est possible de catégoriser les causes comme suit :

10 symptômes psychologiques et physiques du stress

Le stress se déclare à travers un florilège de symptômes qui peuvent être très handicapants au quotidien. Ils peuvent toucher les sphères : psychique, cognitive, musculosquelettique, gastro-intestinale, dermatologique et cardio-vasculaire.

Irritabilité

Elle est définie, par le dictionnaire de la psychologie (1999), comme une hypersensibilité aux stimuli extérieurs et une réaction à ces derniers par de la colère, de l’hostilité et des comportements qui peuvent être agressifs. Les personnes stressées manifestent une irritabilité disproportionnée. En effet, le stress accapare tellement leurs pensées et leur psyché qu’elles sont inaptes à se dégager de ces perceptions et de prendre du recul par rapport aux évènements qu’elles vivent.

Trouble de l’attention

Le stress réduit les capacités attentionnelles et de concentration. Oublis, erreurs et maladresses sont souvent relevés par l’entourage ou les collègues. Cela a été scientifiquement corroboré par une expérience menée par Vedhara et ses collaborateurs (2000). Ils ont noté une altération de l’attention chez les sujets placés dans une situation anxiogène.

État dépressif

Le stress, sa symptomatologie et ses diverses réactions physiologiques (neuro-inflammation, production de la sérotonine…) peuvent être à l’origine de l’apparition d’états dépressifs. En effet, le fait d’être toujours assailli par les angoisses et ne plus pouvoir jouir des moments de bonheur quotidien, isole de plus en plus le sujet et le pousse petit à petit dans le gouffre de la dépression.

Palpitation cardiaque

Lors de la phase d’alarme du modèle conçu par Selye, l’organisme va déclencher la sécrétion des catécholamines (adrénaline et noradrénaline). Ces derniers agiront directement sur les artères pour provoquer une vasoconstriction et entraîner une accélération du rythme cardiaque. Le cœur battra la chamade lors d’un stress aigu et de la confrontation à un événement anxiogène. Mais même en cas de stress chronique, des palpitations cardiaques seront souvent constatées.

Tension musculaire

On disait qu’étymologiquement le terme stress renvoyait au fait de devenir raide. C’est ce qui se passe effectivement sur le plan physique. Le stress va déclencher une raideur musculaire et une très forte tension. Cette dernière peut même être douloureuse au niveau de la zone de la nuque et des trapèzes. On parlera alors de cervicalgies générées par cet état psychique.

Troubles cutanés

Les liens entre les tissus de l’épiderme et ceux du système nerveux sont très étroits. Et lorsque le stress est prolongé, cela se voit sur la peau. On pourra alors observer des manifestations spécifiques à diverses dermatoses. Il pourrait y avoir des poussées d’acné sur le bras et sur le visage, de l’urticaire, des plaques d’eczéma

Maux de tête

Les céphalées de tension sont ces maux de tête, généralement dus au stress, et qui se manifestent suite aux contractions musculaires. L’individu, victime d’angoisse, se plaint souvent, en fin de journée, de l’impression d’avoir un étau douloureux autour du crâne.

Maux de ventre

Après le système nerveux central, le système digestif constitue le plus grand centre névralgique du corps humain. Et ces deux entités sont en interaction. Le stress de l’un se répercute sur l’autre donnant lieu à de multiples symptômes gastro-intestinaux comme les douleurs au ventre ou à l’estomac… Parfois, cela se complique encore plus et dépasse le stade de la douleur pour donner naissance à des ulcères.

Insomnie et fatigue

Parmi les hormones du stress les plus connues, il y a le cortisol. En cas de stress chronique, il va être sécrété à forte dose régulièrement. L’élévation de ce taux au moment du coucher va donner lieu à des insomnies. Ces dernières auront pour conséquence une fatigue continuelle. Celle-ci peut également être causée par la sur-stimulation des glandes surrénales.

Trouble alimentaire

Le stress peut donner lieu à des comportements alimentaires variés. En effet, en agissant sur les neuropeptides Y, le cortisol va générer des fringales et de la boulimie. Mais il se peut aussi, qu’avec l’apparition d’une symptomatologie d’allure dépressive, il y ait au contraire une perte d’appétit.

Les moyens naturels pour vaincre le stress et guérir ses symptômes

Dès le repérage des premiers signes physiques ou psychiques du stress, il est important de se prendre en charge et d’auto-gérer son état. En effet, il est tout à fait possible de recourir à des moyens accessibles et naturels pour retrouver la sérénité.

Selon Lebel (2013), pour atteindre la paix, il faut se fixer trois objectifs : mieux se connaître, apprendre à contrôler ses réactions physiologiques et ses comportements, et enfin, mettre en place des habitudes de vie saines.

En ce qui concerne le premier but, la sophrologie et la méditation pourraient aider à l’atteindre. Ces pratiques donnent du recul par rapport aux ressentis et permettent d’accepter les émotions telles qu’elles viennent.

Quant au yoga, à la respiration abdominale et à la visualisation, elles arment la personne des outils nécessaires pour atteindre la deuxième ambition. Elles facilitent l’endormissement et réduisent la fatigue ainsi que l’irritabilité.

Enfin, adopter une hygiène de vie, comprend un régime alimentaire anti-oxydant ainsi qu’une limitation de la consommation de la caféine, de l’alcool et du tabac. Un éloignement de la lumière bleue des écrans permet aussi de favoriser un sommeil reposant. Il en est de même pour la marche régulière.

Conclusion

Le stress et ses symptômes sont gênants, car ils déconnectent la personne de son quotidien et l’empêchent de vivre normalement. Mais, le plus grave dans tout cela, c’est qu’ils épuisent le sujet aussi bien mentalement que physiquement. Et cela peut s’observer quand ça en arrive à provoquer des pathologies assez graves touchant la sphère digestive ou cardio-vasculaire. Il faut savoir, qu’en plus des moyens naturels précédemment cités, d’autres méthodes permettent de combattre rapidement les angoisses.

L’appréhension et les états anxieux sont des maux quotidiens qui affectent la plupart d’entre nous à un moment ou un autre de notre vie. Et souvent, les troubles du sommeil ne sont jamais loin : ils concernent 15 à 20 % des Français selon l’INSERM. Mais comment vaincre le stress et l’insomnie, quand on ne souhaite pas tout de suite se tourner vers des anxiolytiques ou des somnifères ? Est-ce qu’Euphytose est efficace contre le stress ? Composition, bienfaits, effets secondaires, contre-indications, posologie et avis des consommateurs : voici tout ce qu’il y a à savoir sur ce médicament naturel et populaire.

Quelle est la composition d’Euphytose ? 

Quelle solution naturelle existe-t-il face au stress et aux problèmes d’endormissement ? Euphytose, voilà un traitement à base de plantes dont la composition des comprimés, simple, lui permet d’agir efficacement et en douceur sur notre organisme. 

PlantePartie utiliséeQuantité en milligrammes
ValérianeExtrait sec de racine50
PassifloreExtrait sec des parties aériennes40
AubépineExtrait sec de sommités fleuries10
BalloteExtrait sec de sommités fleuries10

1 – Valériane

L’usage de cette plante herbacée remonte à l’Antiquité où elle était déjà connue pour ses propriétés bienfaitrices sur les troubles légers du sommeil et de l’anxiété. Son effet sédatif calme la nervosité et les palpitations, d’où son surnom de « valium végétal ».

2 – Passiflore

La passiflore – à ne pas confondre avec la fleur du fruit de la passion à laquelle elle ressemble ! – est une plante originaire d’Amérique du Sud, traditionnellement utilisée pour la sédation. Ses principes actifs (dont les flavonoïdes) lui confèrent une action thérapeutique sur les insomnies et les états anxieux, renforcée par son association à l’aubépine.

3 – Aubépine

Cet arbuste à petites fleurs blanches et baies rouges pousse en France et en Europe. Elles possèdent des propriétés intéressantes afin de calmer les nuits agitées et les émotions nerveuses en agissant sur les troubles du rythme cardiaque. 

4 – Ballote

Voici la dernière plante entrant dans la composition d’Euphytose. Les molécules contenues dans ses fleurs violettes possèdent un effet antispasmodique et sédatif, idéal pour faire face aux difficultés à s’endormir et aux tensions musculaires liées aux stress.

Pourquoi utiliser Euphytose contre le stress ?

Des cachets d’origine naturelle composés de plantes à visée principalement sédative : voilà de prime abord un produit très intéressant afin de calmer les états nerveux et anxieux. Mais comment agit Euphytose sur le stress ? Ces comprimés enrobés ne vont pas avoir d’effet direct sur les causes de la tension mentale, propres à chaque personne, mais sur sa symptomatologie. Zoom sur les bienfaits d’Euphytose.

Avantages 

Ce médicament va venir soulager naturellement les symptômes du stress léger ou modéré : 

En réduisant ces signes cliniques, ce combo de plantes va donc faciliter notre capacité à traverser les phases de stress de la vie quotidienne, privée ou professionnelle. Sans risque de dépendance ou d’accoutumance – Euphytose n’est pas une drogue –, beaucoup de personnes en glissent ainsi une plaquette dans leur sac afin d’en avoir toujours sur soi et ainsi facilement gérer le stress.

? Euphytose est un médicament sans ordonnance et souvent en vente libre en pharmacie : il se révèle donc facile d’accès. Non remboursé par la Sécurité sociale, son prix reste cependant très abordable : il est généralement compris entre 4 € et 11 €.

Délai d’action

Au bout de combien de temps Euphytose fait-il effet ? Cela dépend des personnes, l’apaisement pouvant se faire ressentir de façon presque immédiate – permettant ainsi de déstresser rapidement – ou au bout de quelques jours, voire quelques semaines de traitement.

? Si aucune amélioration n’est perçue après deux semaines, l’avis d’un médecin sur une autre médication s’avère recommandé. Dans tous les cas, la prise en continu d’Euphytose ne devrait pas excéder 1 mois sauf indication médicale contraire.

Effets secondaires et contre-indications

Malgré l’absence de risques liés à un surdosage, la iatrogénie médicamenteuse de ce produit pharmaceutique n’est pas nulle : les plantes médicinales ne sont en effet pas sans danger. Voyons point par point quels sont les effets indésirables de l’Euphytose.

Au-delà de ces effets secondaires, voici aussi les principales contre-indications à connaître : 

? Notre conseil : afin de profiter des bienfaits d’Euphytose, l’avis d’un médecin ou pharmacien quant à son indication en regard de l’état de santé reste essentiel.

Comment et quand prendre Euphytose en cas de stress ? Explications

L’idéal consiste à avaler le cachet avec un grand verre d’eau ou une boisson chaude. Mais combien faut-il en consommer par jour ? Tout dépend de la raison pour laquelle on utilise ce médicament.


Soulager le stress

Voici la posologie afin de calmer les états neurotoniques : 

? Il existe aussi une version spécialement destinée à la réduction du stress : EuphytoseZen®, un complément alimentaire végétal à base de rhodiola rosea et de bacopa monnieri.


Favoriser le sommeil 

Voici la posologie pour aider à l’endormissement et à la réduction des insomnies : 

? Là aussi, une formule a été spécifiquement élaborée afin d’apaiser les nuits agitées : EuphytoseNuit®, contenant de l’extrait de passiflore et de la mélatonine (hormone du sommeil), en sachets ou en comprimés.

Quels sont les avis des consommateurs qui prennent Euphytose ?

Ce médicament bénéficie dans l’ensemble de très bons retours quant à son efficacité sur les signes légers d’anxiété et de perturbation du sommeil. « Dénouer les nœuds dans le ventre », « j’en ai toujours une boîte sur moi » ou encore « on se sent apaisé » : voici des propos fréquents parmi les avis des consommateurs. 

En conclusion, à la question « est-ce qu’Euphytose est efficace contre le stress ? », la réponse est un grand oui lorsque ce dernier reste modéré ! Voilà un médicament accessible et naturel à envisager avant de se tourner vers ceux, plus forts, aux effets iatrogènes parfois lourds.

⏩ Pour aller plus loin dans la découverte des plantes aux propriétés relaxantes : quelles fleurs de Bach utiliser pour le stress ?

A retenir

Le stress, bien qu'étant une réaction physiologique normale, peut avoir des conséquences délétères sur la santé et la qualité de vie. Ses origines varient selon les sensibilités individuelles, allant des problèmes relationnels aux facteurs environnementaux. Toutefois, il existe des moyens naturels pour combattre et prévenir le stress, tels que le sommeil, l'aromathérapie, l'activité physique, les techniques de relaxation et une alimentation équilibrée. Adopter ces méthodes au quotidien permet de retrouver sérénité et bien-être.

L’Organisation Mondiale de la Santé a rappelé, dans une récente note scientifique (mars 2022), la hausse significative (25 %) des cas d’anxiété et de dépression depuis la pandémie. Par la même occasion, elle a alerté sur le manque d’investissement des divers pays pour agir contre la multiplication des facteurs de stress que subissent les populations. D’ailleurs, au moment où les états étaient complètement dépassés, l’OMS avait publié des guides pour aider chaque personne stressée à gérer elle-même ses angoisses et à avoir une bonne qualité de vie.

Indépendamment du Covid et des autres causes des troubles anxieux, il existe, en effet, divers moyens, totalement naturels, qui permettent de retrouver la quiétude et la sérénité. Chaque individu, voulant se protéger des affres du stress, pourra facilement les utiliser régulièrement.

Le stress : qu’est-ce que c’est et comment affecte-t-il votre vie ?

Le stress a beau être un processus physiologique normal à la base, il peut avoir des conséquences assez néfastes sur la vie d’une personne.

Définition du stress

Hans Selye, l’un des pionniers des recherches sur cette notion, décrivait cet état comme le piment de la vie. Selon lui, seule une personne morte pouvait ne pas stresser.

Et, en effet, physiologiquement parlant, il faudrait être de marbre pour ne pas réagir lorsqu’on est soumis à un examen ou quand on est face à une situation où notre intégrité physique est menacée, par exemple. Ce type de réaction est tout à fait normal et sain. Cela mobilise les ressources physiques et psychologiques pour combattre ou pour fuir. L’organisme se place, alors, en phase d’alarme. Durant le stade de résistance, il va sécréter des hormones, comme les glucocorticoïdes, qui lui permettent d’avoir assez d’énergie pour affronter les sollicitations environnementales. Mais si la situation se prolonge, ses capacités vont être dépassées et il va s’épuiser. C’est alors que le stress ne sera plus bon pour la santé, mais délétère.

Généralement, le sujet peut en arriver là suite à diverses causes, qui sont dépendantes des sensibilités personnelles. En effet, face à un même souci relationnel, professionnel ou financier, tous les individus ne réagiront pas d’une manière similaire et ne manifesteront pas obligatoirement le même niveau de stress. Un manque de confiance en soi, une maladie et certaines variables de l’environnement (bruits, inconfort, catastrophes naturelles…) peuvent aussi compter parmi les origines de la rupture avec un état de bien-être antérieur.

Les symptômes du stress et son impact sur la vie quotidienne

Parmi les variables qui permettent d’évaluer si un état mental est pathologique ou pas, il y a son impact sur la qualité de vie de la personne. Des recherches comme celle de Bonnaud-Antignac et ses collaborateurs (2015) ont clairement montré une forte dégradation de cette dernière face au stress.

En effet, celui-ci va modifier le rapport aux autres et au monde. Le sujet ne pourra plus aborder son quotidien de la même manière puisque ses émotions et ses perceptions sont obnubilées par la situation qui l’angoisse. Il sera également focalisé sur ses symptômes physiques (palpitations cardiaques, troubles digestifs et du sommeil…) et ses difficultés psychiques (troubles de la concentration, incapacité à prendre des décisions, nervosité…). Tout cela rendra sa perception de son environnement assez pessimiste et le renfermera sur lui-même. Il pourra même s’adonner à la consommation de substances addictives dans le but de se calmer.

Le stress peut également affecter la vie professionnelle. Dans ce cas, il s’agit assez souvent (mais pas toujours) d’un cercle vicieux. La qualité de vie au travail génère de l’inconfort à cause des nombres d’heures passées à effectuer sa tâche, au manque de reconnaissance ou encore à des problèmes avec des collègues. En contrepartie, ce malaise va rendre encore plus dur l’investissement du salarié. Cette dynamique toxique pourra mener celui-ci à prendre des congés répétitifs. Il pourra même démissionner, car il n’arrivera plus à gérer ses symptômes et les sollicitations environnementales.

5 Astuces pour vaincre le stress

Pour éviter d’atteindre ces stades d’altération de la qualité de vie, il existe des méthodes qui aident à se prendre en charge et à sortir de l’emprise du stress.

Dormir plus

Le sommeil est l'une des fonctions qui maintiennent l’être humain en bonne santé. En effet, il présente de nombreux bienfaits et ceux-ci permettent de lutter efficacement contre les angoisses. Les recherches attestent que lorsqu’une personne dort, son immunité est boostée et ses cellules sont réparées ou régénérées. De plus, cela lui évite des maladies cardiovasculaires (qui constituent le principal risque psychosocial du stress). Cela améliore également des facultés cognitives et pallie à ses soucis de concentration. Pour arriver à dormir plus, il est recommandé d’éviter les écrans le soir. En effet, la lumière bleue perturbe l’horloge biologique.

Utiliser les huiles essentielles

De nombreuses recherches ont travaillé sur les bienfaits de l’aromathérapie sur les personnes stressées (Freeman et ses collaborateurs, 2019). Elles ont prouvé que le recours à certaines huiles essentielles pour se détendre, était une très bonne alternative. Ces dernières agissent sur divers symptômes comme les insomnies, l’accélération du rythme cardiaque ou encore les tensions musculaires.

Pratiquer une activité physique régulière

Le sport améliore les défenses immunitaires et renforce donc l’organisme dans sa lutte face au stress. Il permet également de détourner l’attention du sujet de ses perceptions et ses angoisses. Il participe aussi fortement à faire baisser le niveau de l’anxiété grâce à la libération de certaines molécules qui favorisent la décontraction. C’est ce qu’a révélé la méta-analyse de Long et celle de Crew et Landers (citées par Poirel, 2017). Cette dernière a aussi montré une baisse significative des réponses somatiques lors de la confrontation à des situations stressantes chez les personnes pratiquant une activité régulière.

Essayer les techniques de relaxation

Il existe diverses techniques de relaxation qui ont prouvé leur efficacité sur le stress. Parmi ces dernières, il y a la médiation de pleine conscience qui fait aujourd’hui partie des outils des psychothérapeutes cognitivo—comportementalistes, ces spécialistes des troubles anxieux. Il est également recommandé de réapprendre à respirer abominablement pour améliorer son sommeil, son rythme cardiaque et retrouver ainsi une bonne qualité de vie. Enfin, la visualisation permet de se recentrer, d’accepter ses émotions et de prendre du recul sur son vécu.

Faire le plein de magnésium

Le magnésium est un oligoélément qui devrait être l’allié des sujets stressés. En effet, il prévient les maladies cardio-vasculaires et agit comme un décontractant musculaire. Une étude réalisée par le laboratoire Sanofi (2018), a montré que la prise de Mg (associée ou pas à la vitamine B6) permettait de réduire considérablement le niveau de stress (même sévère) chez les participants ayant reçu le traitement en comparaison avec le groupe placebo.

Quels aliments anti-stress devez-vous inclure dans votre régime ?

Les nutritionnistes et certains chercheurs en psychologie croient dur comme fer que le bien-être est dans l’assiette. En effet, le régime alimentaire joue un rôle très important sur la santé mentale. Comme un diabétique surveille sa consommation de glucose, une personne stressée devrait se renseigner sur les produits qui causent la hausse du taux de cortisol. Elle devrait donc éviter le sucre, les aliments raffinés ou trop salés, les fritures, le café, les sodas et l’alcool.

En contrepartie, elle gagnerait à privilégier les aliments riches en :

Conclusion

Les astuces proposées pour venir à bout du stress qui vous gâche la vie, sont à utiliser quotidiennement afin d’en tirer tous les bénéfices attestés scientifiquement. Elles permettent aussi bien de lutter contre les angoisses que de les prévenir. Dans les articles publiés sur Calmement, il y a d’autres techniques qui permettent de retrouver la paix interne. Parmi ces dernières, il y a le recours aux fleurs de Bach, ces élixirs naturels aux nombreuses vertus rassérénantes.

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