Le stress, surnommé à juste titre le Mal du Siècle, n'est pas uniquement un fardeau mental. Il s'insinue insidieusement dans chaque recoin de notre corps, affectant divers organes et systèmes. Selon la Fédération Française de Cardiologie (2021), la corrélation entre cet état et les maladies cardiovasculaires est désormais clairement admis par la communauté scientifique. Parmi les symptômes observés, il y a le pincement au cœur qui peut susciter une inquiétude légitime chez ceux qui en font l'expérience.

Comprendre le pincement au cœur dû au stress : causes et mécanismes

Le pincement au cœur peut survenir aussi bien lorsque le sujet fait face à un stress aigu ou à un stress chronique. Cette sensation assez désagréable se manifeste comme suit :

Les effets physiologiques du stress sur le cœur

Lorsqu’une personne est stressée, une série de réactions se déclenche dans son organisme. Certaines d’entre elles vont être à l’origine d’un pincement au cœur. Les voici :

 Les facteurs de risque associés au pincement au cœur dû au stress

Face au stress, chaque personne réagira différemment, tant au niveau comportemental que sur le plan physiologique. Nous savons cependant que certains facteurs, vont irrémédiablement augmenter le risque de présenter un pincement au cœur. Parmi ces derniers, l’American Heart Association (2021) cite :

Les conséquences à long terme du pincement au cœur dû au stress

Les pincements au cœur dus au stress ne sont pas les seuls symptômes que le mal du siècle peut faire éclore au niveau du système cardiaque.

En effet, il peut réellement être mortel et causer des accidents cardio-vasculaires à force de stimuler l’amygdale.  Cette dernière va provoquer la forte sécrétion de globules blancs via la moelle épinière. Ceux-ci seront par la suite envoyés vers les artères où ils risquent de s’entasser formant une artérosclérose et constituant un grand facteur de risque d’infarctus, comme l’explique la Fédération française de Cardiologie (2018).

Il faut aussi savoir que le stress peut être la cause d’une cardiomyopathie, d’après le site des Hôpitaux Universitaires de Genève (2022). Suite aux fortes sollicitations du cœur à travers l’augmentation fréquente du rythme cardiaque, les muscles de ce dernier s’affaiblissent et cela entraîne un dysfonctionnement transitoire du ventricule gauche.

Prévenir et gérer le pincement au cœur dû au stress : conseils pratiques

Afin de prévenir l'émergence de symptômes, tels que les pincements, il est impératif de cultiver un mode de vie sain qui renforce le corps, tout en développant des compétences en matière de gestion du stress. Cet équilibre entre bien-être physique et mental est essentiel pour préserver la santé cardiovasculaire et éviter les effets néfastes du stress sur l’organisme.

Adopter un mode de vie sain pour diminuer le stress

Un mode de vie qui n’est pas sain peut fragiliser l’organisme, le rendant plus vulnérable aux conséquences délétères du stress. Afin d’éviter cela, il est important de :

Pratiquer des techniques de relaxation pour réduire le stress

Maintenant, pour bien s’armer mentalement, il est conseillé de s’initier aux techniques de relaxation et de les utiliser régulièrement.

Prévenir et gérer le pincement au cœur dû au stress : conseils pratiques

Quand consulter un professionnel pour un pincement au cœur dû au stress ?

Selon Thompson et Shea (2022), la pointe au cœur dure généralement moins de 30 secondes. D’ailleurs, dans ce cas-là, il est bien sûr toujours conseillé de consulter même s’il est pratiquement certain que les manifestations ne sont pas graves. Mais là où il est impératif d’aller à l’hôpital ou d’appeler le 15, c’est lorsque les pincements durent plus que quelques minutes. Le fait qu’ils soient associés à d’autres symptômes comme une douleur dans le bras droit et/ou au niveau de la mâchoire doit également alerter la personne.

Les professionnels de santé à contacter en cas de symptômes persistants

Même lorsque les pincements sont clairement occasionnés par le stress, nous conseillons quand même de consulter, en premier lieu, le médecin traitant ou un cardiologue. Ces derniers réaliseront les examens somatiques nécessaires pour éliminer toute cause somatique.

Par la suite, il faudra prendre rendez-vous chez un psychiatre ou un psychologue pour qu’ils évaluent l’état sujet et lui proposent une prise en charge adaptée à son cas. Une psychothérapie pourra alors être proposée au patient. Il se peut parfois que la prescription d’un traitement médicamenteux soit également nécessaire.

Témoignage inspirant : vaincre le pincement au cœur dû au stress

Si le pincement au cœur dû au stress est angoissant, mais peu inquiétant, il doit quand même être pris comme une sonnette d’alarme qui indique le moment est venu d’apprendre à dompter ses angoisses. C’est ce que nous retenons du témoignage de Céline, une jeune maman qui a dépassé ces symptômes.

Témoignage de Céline

« Je me souviens de ce 25 février-là  comme si c'était hier. Il s’agit de l’un de ces moments à marquer d’une pierre blanche, car ils changent votre vision de la vie. C'était lors d'une réunion au travail, une journée déjà bien chargée. Soudain, une douleur vive au cœur, un pincement que je n'avais jamais ressenti auparavant. La panique a pris le dessus, et j'ai cru que c'était la fin. Je pensais immédiatement à mes enfants et à leur future vie sans moi… Heureusement, mes collègues ont réagi rapidement et une ambulance est vite arrivée. Le diagnostic était sans appel, le stress était en cause ! C'était un soulagement, mais en même temps, cela m'a fait réaliser à quel point je me malmenais moi-même. Mon médecin m'a expliqué que le changement de mon hygiène de vie était impératif. Ces horaires de travail sans limite, ces déjeuners sautés et d’autres pris dans le fast-food situé sous les bureaux, les nuits à bosser et à cogiter… Tout cela devait s’arrêter.

J'ai commencé par revoir mon alimentation, en privilégiant des repas plus équilibrés. La malbouffe est devenue un vieux souvenir aujourd’hui. Je me suis mise au sport, même si je le détestais au début. La première séance de yoga a été un véritable désastre, mais j'ai persisté. J'ai appris à apprécier la méditation et la relaxation, des instants de calme dans ma vie trépidante. Maintenant, je prends chaque jour avec un sourire, je danse au rythme du stress, et je ne le laisse plus dicter ma vie. Grâce à ces pincements au cœur, je me suis rendue compte qu’il est essentiel de s'occuper de soi. La vie est trop courte pour laisser les préoccupations et les angoisses la gâcher. »

Les conseils des experts pour surmonter le pincement au cœur dû au stress

Les découvertes issues de la recherche, ainsi que les experts en bien-être mental et en santé cardiaque, ont permis de déterminer différents comportements à adopter ou à éviter afin de surmonter le pincement au cœur :

Les conseils des experts pour surmonter le pincement au cœur dû au stress

Conclusion

Le stress peut fortement influencer la santé cardiaque et cela se manifeste parfois à travers des pincements au cœur. Des mesures simples, comme une alimentation équilibrée, l'exercice régulier et la pratique de techniques de relaxation, permettent de prévenir ces symptômes. La méditation ainsi que l’évitement du tabac et de l’abus d’alcool peuvent aussi aider la personne qui présente de telles manifestations. Même si ces dernières sont bénignes, il est toujours important de consulter un professionnel de la santé si elles persistent. Un cardiologue permet de s’assurer de l’absence de causes somatiques. Quant au psychologue ou au psychiatre, ils accompagnent le sujet pour qu’il retrouve une vie épanouissante, où les angoisses sont parfaitement gérées.

Pincement au cœur dû au stress : prévention et symptômes

Les tremblements, ce sont des mouvements involontaires. Généralement rythmiques, ils consistent en des oscillatoires de muscles antagonistes, selon Gonzalez-Usigli (2022). Ils touchent principalement les mains, la tête, le visage, les cordes vocales, le tronc ou les jambes. Même si certains sont d’ordre pathologique et s’inscrivent dans le cadre de maladies comme la sclérose en plaques, la plupart du temps, ils sont physiologiques et causés par le stress.

Qu'est-ce que le tremblement de stress et quelles sont ses causes ?

Le tremblement physiologique peut être causé par la faim, le froid, l’effort physique ou encore certains médicaments. Lorsqu’il est provoqué par un stress, il aura des symptômes spécifiques et ces derniers ne manqueront pas de déclencher à leur tour d’autres réactions chez le sujet qui en souffre.

Les symptômes du tremblement de stress

Appelés également tremblements fonctionnels ou psychogènes, ces mouvements dûs au stress ont la particularité d'apparaître et d’être fortement accentués par des émotions vives et les angoisses. Ils se présentent généralement de manière subite et le sujet se sent impuissant face à ce symptôme, car il est incapable de l’arrêter.  D’après le National Institute of Neurological Disorders and Stroke, leur intensité augmente lorsque la personne y prête attention et elle diminue si elle est distraite. Parmi les manifestations observées, il y a :

Les facteurs qui peuvent déclencher le tremblement de stress

Le stress déclenche toute une kyrielle de manifestations physiques et psychiques. Certaines d’entre elles sont à l’origine des tremblements :

Les conséquences du tremblement de stress

Le souci avec les tremblements psychogènes, c’est qu’ils vont eux même provoquer chez l’individu un stress supplémentaire. En effet, face à ces secousses corporelles, le sujet est confronté à son incapacité à contrôler ses propres mouvements lorsqu’il doit gérer un évènement anxiogène. Cela décuple son appréhension de ces situations et augmente son niveau d’angoisse.  Il est alors possible qu’il se réfugie dans le tabagisme, l’alcool ou dans l’utilisation de substances addictives, car il pense à tort que cela va le détendre. Or, de tels comportements ne feront qu’amplifier les symptômes.

Par ailleurs, la personne qui est aux prises avec de telles manifestations risque de perdre sa confiance en elle. Le fait d’être soumise au regard d’autrui au moment où elle se sent faible et incapable d’avoir une maîtrise de son corps a généralement un impact négatif sur son image d’elle-même.

le tremblement de stress et quelles sont ses causes

Comment remédier au tremblement de stress

La reprise de contrôle sur ses muscles et la disparition des tremblements devront irrémédiablement passer par une excellente gestion du stress. Celle-ci est essentielle pour retrouver le bien-être psychologique et s’armer pour affronter les situations menaçantes ou perçues comme telles. Afin d’arriver à maîtriser son état psychique, il y a les techniques de relaxation que tout sujet peut apprendre à utiliser seul, mais il y a aussi les psychothérapies.

Les techniques de relaxation pour réduire le tremblement de stress

Parmi les meilleures techniques de relaxation qui visent à réduire le stress et les tremblements, il y a le training autogène de Schultz. Il s’agit d’une technique d’auto-régulation facile à utiliser à tout moment de la journée pour déstresser et relâcher ses tensions. Cette auto-hypnose passe par la décontraction de tous les groupes musculaires, l’un après l’autre, provoquant une onde de bien-être et dissipant les angoisses qui abrasent la capacité de rationalisation.

Nous pouvons également recommander la respiration diaphragmatique. Selon Maleki et ses collaborateurs (2022), le fait de réapprendre à respirer profondément a un effet positif incontestable sur le stress et ses symptômes. Une meilleure oxygénation de l’organisme va réduire le rythme cardiaque, activer le système nerveux parasympathique et diminuer les contractions et les secousses involontaires des muscles.

Les approches thérapeutiques pour traiter le tremblement de stress

Diverses approches thérapeutiques peuvent être envisagées pour réduire le stress et les tremblements. Celles qui ont prouvé leur grande efficacité, ce sont :

Conseils pratiques pour faire face au tremblement de stress au quotidien

Parallèlement aux remèdes précédemment développés, il y a d’autres astuces qui permettent de venir à bout du stress et des tremblements. Celles-ci devraient être intégrées dans le quotidien du sujet afin de fortifier ses ressources face aux situations stressantes.

Les stratégies d'adaptation pour gérer le tremblement de stress dans les situations quotidiennes

Pour Lazarus et Folkman (1984) : « Les stratégies d’adaptations sont l’ensemble des efforts cognitifs et comportementaux destinés à maîtriser, réduire ou tolérer les exigences internes ou externes qui menacent ou dépassent les ressources d'un individu ».

Pour réussir à ne pas être dépassé par le stress, il est recommandé d’évaluer de manière rationnelle la situation pour savoir si elle est contrôlable ou pas. Si elle l’est, il faut alors définir des objectifs pour arriver à la gérer. Cependant, si elle s’avère ingérable, il est conseillé de lâcher prise et de ne pas se mettre en échec.

Une personne qui stresse par rapport à un exposé qu’elle doit présenter, n’est clairement pas face à un événement totalement incontrôlable, même si cela peut lui paraître être le cas au départ. Éviter la situation, c’est se laisser guider par ses émotions. Au final, cela risque de la rassurer un moment d’être débarrassée de la tâche, mais sur le long terme ceci est loin d’être efficace. Par contre, si elle essaye de trouver des moyens de se  sentir à l’aise le jour J, même si quelques tremblements la gêneront, cela l'encouragera à réitérer l’expérience jusqu’à la maîtriser parfaitement.

L'importance d'un mode de vie sain pour réduire le tremblement de stress

Un sommeil de qualité, une alimentation équilibrée et une hydratation optimale réduisent considérablement l’état de tension du sujet et les risques qu’il présente des tremblements. Il est donc important de se relaxer 30 minutes avant d’aller au lit et de dormir 8 heures entières. Il faut en complément un régime alimentaire comprenant des fruits, des légumes, des céréales, des légumineuses, des produits laitiers en quantités raisonnables, du poisson et des viandes maigres.

Il est important aussi de savoir que cela évite à l’organisme le stress oxydatif. Sur le long terme, ce dernier pourrait causer divers troubles neurologiques, dont les tremblements.

Les activités relaxantes qui peuvent aider à atténuer le tremblement de stress

Le choix des activités relaxantes qui permettent de réduire le stress va dépendre des goûts du sujet. Parmi celles que nous conseillons, il y a :

Conseils pratiques pour faire face au tremblement de stress au quotidien

Témoignage

Il est capital que la personne qui se trouve entre les griffes du stress et qui manifeste des tremblements se rassure en sachant qu’elle n’est pas seule et que beaucoup de personnes sont passées par là. En voici une.

A, une jeune femme qui a réussi à contrôler ses tremblements de stress

« Il y a quelques mois, alors que je venais d'intégrer l'université, j'ai remarqué des tremblements inexpliqués dans mes mains. C'était une période de grands changements pour moi. J'avais dû quitter le cocon familial pour poursuivre mes études dans une autre ville. Tous mes repères étaient soudainement chamboulés, et cela avait déclenché une série de symptômes liés au stress. J'ai développé de l'eczéma, mes nuits étaient agitées, j'étais souvent irritable, et mes mains tremblaient. C'était un moment difficile…Et pour aggraver les choses, une camarade de classe m'avait attribué le surnom sournois de "Miss Parkinson". La situation était d'autant plus difficile à vivre que la plupart de mes cours impliquaient des manipulations en laboratoire. C’était réellement un véritable calvaire.

Ces secousses involontaires de mon propre corps m’étaient réellement insupportables et plus j’y pensais, plus elles devenaient intenses. J'ai dû trouver des moyens de faire face à ces tremblements et de gérer mon stress. J'ai commencé à pratiquer la respiration profonde, cela me permettait de me détendre la nuit. Mais c’est vraiment la méditation qui m’a le plus aidée. J’ai beaucoup lu dessus et j’ai regardé des vidéos sur Youtube m’ont énormément aidée.

Parmi les autres éléments qui m’ont aidé à traverser cette période, il y a le fait que j’ai toujours bénéficié du soutien social de mes amis d’enfance et que je me suis fait pas mal de potes au fil des semaines. Je prenais aussi des tisanes apaisantes à la camomille. Ah, je viens  de me rappeler qu’un pharmacien m’avait donné du Gelsemium. Si j’ai par la suite arrêté ce traitement homéopathique, il m’arrive d’en reprendre lorsque je suis à nouveau stressé ou que je me prépare à passer un examen. »

Quand faut-il consulter un professionnel en cas de tremblement de stress ?

Les tremblements ne sont ni un symptôme dangereux, ni inquiétant. Cependant, il est parfois essentiel de consulter.

Les signes indiquant qu'il est temps de demander de l'aide professionnelle

Si le tremblement apparaît de manière soudaine et sans aucun rapport évident avec un état de stress, il est alors important d’aller voir un spécialiste.

C’est aussi le cas même si le lien de causalité est avéré et dans le cas où les symptômes sont persistants ou deviennent gênants au point d’entraver le quotidien du sujet. La personne n’arrive plus à réaliser correctement certaines tâches, telles que le fait d’écrire ou de tenir convenablement les objets. Cette gêne peut également être sociale et isoler l’individu qui refuse que l’entourage remarque ses tremblements.

Les spécialistes vers lesquels se tourner pour obtenir un soutien

Il est important de commencer par un neurologue qui éliminera toute cause neurologique. Si l’étiologie somatique est éliminée et que les tremblements sont clairement psychogènes, il est conseillé de consulter un psychologue ou un psychiatre. Ces spécialistes de la santé mentale évalueront l’état de l’individu et détermineront s’il s’agit d’un « simple » stress ou d’un véritable trouble anxieux.  Ils orienteront alors le sujet vers un psychothérapeute afin de suivre la thérapie qui conviendra le mieux à son cas.

Il faut noter que dans certains cas, l’inconfort ou l’affection psychologie peut nécessiter l’administration d’un traitement médicamenteux par le psychiatre.

Conclusion

Le stress déclenche la libération d'adrénaline. Associée ou pas à des symptômes, tels que la fatigue et un sommeil perturbé, cette dernière peut entraîner des mouvements involontaires dans certaines parties du corps. Ces tremblements risquent de créer un cercle vicieux en intensifiant les angoisses de l'individu et en affaiblissant son estime de lui-même. Afin d’éviter cela, des approches telles que la relaxation, la psychothérapie, la pleine conscience et un mode de vie sain se sont révélées efficaces. Dans certains cas, il peut être nécessaire de consulter un médecin ou un psychologue pour exclure d'autres causes sous-jacentes et améliorer la qualité de vie du sujet.

Trembler de stress : Comprendre les causes et comment y remédier

Le stress peut se traduire de bien des manières dans notre vie. Outre les tourments mentaux et émotionnels qu'il entraîne, il peut insidieusement s'attaquer à notre corps, générant des douleurs musculaires. Ces manifestations physiques peuvent devenir un fardeau à gérer au quotidien. Dans cet article, nous explorerons les mécanismes à l'origine de ces algies, ainsi que les méthodes permettant de les prévenir et de les soulager.

Qu'est-ce que le stress et comment agit-il sur la santé physique ?

Défini pour la première fois par Hans Selye en 1925, le stress correspond à l’ensemble des moyens physiologiques et psychiques que l’être humain met en œuvre afin de s’adapter à un événement donné. Le père de ce concept a identifié deux types de stress (Ruelle, 2015). Le premier est positif et permet à la personne de se surpasser. C’est le cas par exemple des sportifs ou des individus qui veulent réussir un examen. Il devient par contre négatif quand il paralyse le sujet et l’empêche d’atteindre ses objectifs.

Nous pouvons également distinguer l’état chronique de l’aigu. Ce dernier est normal, et il survient face à une situation anxiogène bien spécifique puis disparaît. Parmi ses symptômes, nous observons :

Lorsque cet état de mal-être se chronicise, il peut avoir des conséquences néfastes sur la santé physique et psychique. On pourra alors noter l’émergence d’un état anxieux ou dépressif. Et en raison des perturbations hormonales liées à cette suractivation physiologique constante, la personne pourra présenter divers maux inexpliqués par des causes somatiques tels que les éruptions cutanées, des troubles cardio-vasculaires, des problèmes digestifs et des douleurs musculaires ou articulaires.

Les causes du stress qui entraînent des douleurs musculaires

Pour bien comprendre comment le stress peut engendrer des douleurs musculaires, il faut bien sûr identifier les causes de ce mal-être psychique. Depuis l’élaboration du concept par Selye à ce jour, les spécialistes s’accordent pour définir 5 grandes étiologies, qui peuvent s’entremêler ou pas :

Les causes du stress qui entraînent des douleurs musculaires

Les conséquences du stress sur les muscles

De nombreux mécanismes physiologiques peuvent expliquer l’apparition de douleurs musculaires chez les personnes stressées. Il est important de noter que ces algies peuvent parfois être le symptôme de tout un trouble musculosquelettique (TMS). Découvrons par quelles voies le stress agit sur les muscles :

Comment reconnaître les douleurs musculaires liées au stress ?

Les myalgies se différencient des simples courbatures par le fait qu’elles ne sont pas dues à un effort physique intense. En plus, lorsque ces douleurs ne sont pas liées au stress, elles n’ont pas d’explication somatique et ne sont pas causées par un traumatisme physique quelconque.  Il est, par ailleurs, possible d’être certain que ces manifestations sont en lien avec le vécu psychique à travers les indices suivants :

Les différentes techniques de soulagement du stress et des douleurs musculaires

La gestion du stress et de ses conséquences sur les douleurs musculaires est essentielle pour retrouver le bien-être. Il est alors capital de recourir à des techniques reconnues pour soulager les myalgies et réduire les angoisses et autres symptômes d’inconfort psychique. Toutefois, il est important de comprendre et d’accepter que dans certaines situations, le recours à un professionnel de la santé est indispensable.

La méditation pleine conscience pour soulager le stress et les tensions musculaires

Experte en Mindfulness, Dr Shapiro déclare en 2006 que : « La méditation se réfère à une famille de techniques qui ont en commun une tentative consciente de focalisation de l’attention de manière non analytique et une tentative de ne pas demeurer sur des pensées discursives et de rumination ».

En effet, cette pratique a pour objectif d’ancrer le sujet dans le présent et de l’aider à prendre du recul par rapport à ses ressentis, à ses émotions, et même à ses sensations corporelles afin de les accepter et de mieux vivre avec. Hautement apaisante, cette méthode est désormais reconnue comme un des outils de la thérapie cognitivo-comportementale. Sa promotion au grade d’approche scientifique vient du fait que de nombreuses études ont démontré son impact très significatif sur le stress et sur ses diverses conséquences, dont les tensions musculaires et les myalgies.

L'activité physique pour réduire le stress et détendre les muscles

Normalement, personne n’ignore aujourd’hui que le sport n’a pas que des bienfaits sur la santé physique. En effet, il s’agit également d’un excellent moyen d’accéder à un bien-être psychologique. Nous ne comptons plus les études qui ont mis en relation l’activité sportive et divers aspects psycho-physiologique tels que la confiance en soi, la qualité de sommeil, la régulation de l’humeur…

En ce qui concerne le stress, il est clairement réduit via l’exercice modéré et quotidien.  En effet, au moment de la pratique sportive, le corps sécrète des substances euphorisantes telles que la dopamine et l’endorphine. Ces dernières contrebalancent les effets du cortisol et diminuent significativement les tensions musculaires et psychiques. Parmi les disciplines les plus recommandées, il y a la natation, la course à pied et le yoga.

Les techniques de respiration pour apaiser les douleurs musculaires liées au stress

La respiration diaphragmatique est une technique qui se distingue de la respiration thoracique que l’on retrouve chez les personnes aux prises avec le stress. Cette dernière, qui mobilise principalement la partie supérieure de la poitrine et les muscles de la cage thoracique, est souvent peu profonde. En plus, elle s'accompagne de tensions musculaires. En revanche, la respiration diaphragmatique est plus lente et intense. Elle conduit à une meilleure oxygénation sanguine. Elle est particulièrement bénéfique pour les individus stressés, car elle active le système nerveux parasympathique et réduit le rythme cardiaque, les contractions des muscles ainsi que les angoisses.

Pour y arriver, il faut s’installer dans un endroit calme, inspirer doucement par le nez, en gonflant le diaphragme et en faisant en sorte que l'abdomen se soulève.  Par la suite, l’expiration passera lentement par la bouche. Cette méthode de relaxation peut être pratiquée à tout moment de la journée et elle aurait un grand impact sur la qualité du sommeil si elle est réalisée juste avant l’endormissement.

Les différentes techniques de soulagement du stress et des douleurs musculaires

Conseils pour prévenir le stress et les douleurs musculaires à long terme

La prévention du stress permet d’éviter l’apparition de certains symptômes dûs à ce mal-être, mais réduit également le risque de chronicisation des troubles. Voici nos astuces pour garantir le bien-être et contourner les douleurs aux muscles :

En conclusion

Le stress est un facteur majeur contribuant aux douleurs musculaires. Les mécanismes par lesquels il impacte les muscles, consistent, entre autres, en une sur activation du système nerveux végétatif et du SNC. Il est clair que des techniques telles que la méditation de pleine conscience, l'activité physique modérée et la respiration diaphragmatique peuvent apporter un soulagement significatif. Par ailleurs, la prévention du stress est cruciale pour éviter la chronicisation des symptômes. Une alimentation saine et équilibrée, une hydratation optimale, un sommeil de qualité, des postures appropriées et des étirements réguliers sont des composants à intégrer impérativement dans la routine quotidienne.

Stress et douleurs musculaires : comment les reconnaître et les soulager ?

Le stress peut exercer un impact significatif sur le bien-être physique d'une personne, et ceci s'étend parfois à sa santé oculaire. Parmi les phénomènes pouvant être influencés par cet état psychologique, nous retrouvons les corps flottants dans les yeux. Ces derniers, bien qu'ils soient une cause fréquente de consultation en ophtalmologie, sont généralement sans danger pour la vision selon le Dr Isabelle Hubert (2012).  Cependant, il est essentiel de prendre des mesures pour prévenir et traiter cet inconfort visuel, et cela passe aussi par la gestion efficace du stress.

Qu'est-ce que sont les corps flottants dans les yeux et quel est leur lien avec le stress ?

Les corps flottants dans les yeux ou les mouches volantes portent le nom médical de myodésopsies.  D’après le Dr Ignasi Jürgens, il s’agit d’un trouble oculaire qui se traduit par l’apparition de taches, de points ou de filaments noirs ou gris dans le champ visuel. Ce phénomène est le résultat de la formation d'opacités dans l’humeur vitrée de l'œil. Ces agglutinations de protéines et de débris cellulaires vont projeter leur ombre sur la rétine et gêner ainsi le sujet. Cela se produit généralement après avoir longuement fixé une surface claire telle qu’une feuille de papier, un plafond, le ciel…

La population la plus touchée par cet inconfort, ce sont les personnes de plus de 60 ans. Cependant, nous pouvons quand même l’observer chez des individus plus jeunes. Ces derniers peuvent être myopes ou peuvent avoir subi un traumatisme oculaire. Il faut aussi savoir que le décollement du vitré et la chirurgie de la cataracte favorisent les myodésopsies.

En l'absence de toute cause somatique, le stress et la fatigue sont communément reconnus comme des facteurs prédisposant à de telles manifestations, lesquelles sont couramment considérées comme bénignes par les ophtalmologistes.

Les causes des corps flottants dans les yeux liés au stress

Nous savons aujourd’hui que le stress agit sur la peau, les systèmes digestif et cardiovasculaire, et même sur les yeux. Cela peut causer de grands dégâts allant jusqu’à la perte de la vue selon certaines études.

Le lien entre le stress et la détérioration de la santé oculaire

Le stress est un phénomène tout à fait normal. Cependant, lorsqu’il dure, il peut réellement devenir problématique, car il épuise le sujet mentalement, mais aussi physiquement.

Au moment de sa survenue, il va déclencher un ensemble de réactions physiologiques qui ont pour objectif de préserver l’individu de la menace réelle ou perçue. Parmi le florilège de manifestations que nous pouvons observer, il y a la tension musculaire générale du corps. Elle touche d’ailleurs les muscles des yeux à cause de la sécrétion d’hormones comme l’adrénaline et le cortisol (Sabel et ses collaborateurs, 2018). Si cela persiste, la personne va souffrir de tension oculaire, qui peut également être liée à une accélération du rythme cardiaque et une hypertension artérielle lors de situations anxiogènes.

Nous retrouvons, par ailleurs, une dilatation des pupilles chez les sujets stressés. Cette réaction instinctive vise à améliorer les capacités à détecter les éventuelles menaces en éclairant le champ visuel. Son prolongement dans le temps provoque une fatigue oculaire.

D’après le site de l’Académie Américaine d’Ophtalmologie, ces perturbations causées par le stress peuvent provoquer ou aggraver divers troubles :

Les facteurs de stress qui peuvent entraîner l'apparition de corps flottants dans les yeux

De nombreux agents stressants peuvent provoquer l’apparition, mais surtout, l’accentuation d’une myodésopsie. Généralement, ce sont ceux qui occasionnent un stress chronique et ils peuvent se trouver dans diverses sphères de la vie d’une personne :

Les causes des corps flottants dans les yeux liés au stress

Comment remédier aux corps flottants dans les yeux causés par le stress ?

Afin de ne plus subir les corps flottants qui irritent, frustrent et provoquent à leur tour un fort retentissement psychologique et un stress supplémentaire, il est important de mettre en place des méthodes qui permettent de retrouver le bien-être mental. Parfois, de telles techniques pourront être complétées par des traitements médicaux.

Techniques de relaxation pour réduire le stress et améliorer la santé oculaire

Le relâchement physique induit obligatoirement une détente au niveau psychique, et inversement. Et comme le stress occasionne l’apparition des corps flottantes, en venir à bout va se répercuter positivement sur la santé oculaire. Pour arriver à un état de sérénité, il est possible de pratiquer :

Les traitements médicaux disponibles pour traiter les corps flottants dans les yeux causés par le stress

Il est recommandé de prendre rendez-vous chez un ophtalmologiste en cas de survenue de corps flottants, associée à l'apparition d'éclairs lumineux. Il faut également consulter lorsque les mouches volantes semblent immobiles, ou quand leurs dimensions augmentent. En effet, il se pourrait alors que les symptômes soient liés à une déchirure ou un décollement de la rétine qui nécessite une prise en charge rapide.  Cependant, même dans le cas où les manifestations et leurs causes ne sont pas alarmantes du point de vue médical, il se peut que la gêne emmène le sujet à demander un traitement médical. Dans ces cas-là, voici les principales options qui s’offrent à lui :

remédier aux corps flottants dans les yeux causés par le stress

L'importance de prendre soin de sa santé mentale pour prévenir les corps flottants dans les yeux liés au stress

La santé mentale est un concept qui est relativement nouveau. Il n’englobe pas uniquement l’absence de troubles psychiatriques. En effet, il revoit aussi au bien-être.

Chaque être humain a sa propre disposition à souffrir ou non d’un malaise ou de maladies psychiques. Cela va dépendre de la génétique, de la situation économique et de l’environnement familial et social.  Mais tout un chacun doit se prémunir et se protéger de sorte à trouver un équilibre qui lui évite de présenter des pathologies et des manifestations somatiques liées au stress, telles que les corps flottants. 

Pour cela, l’OMS (2022) recommande de veiller à être épanoui et à s’épargner des angoisses inutiles. A cette fin, elle suggère de développer ses compétences sociales et émotionnelles. Elle conseille d’atteindre un bon niveau culturel et de s’entourer de relations positives. La stabilité de la vie professionnelle et des repères favorise également la résilience et prévient le stress.

Comment prévenir le stress et les corps flottants dans les yeux ?

En plus des techniques de relaxation, divers moyens s’offrent au sujet pour qu’il arrive à gérer efficacement son stress et s’évite des manifestations comme les corps flottants dans les yeux. Parmi les conduites recommandées, il y a le fait de :

Conclusion

Le stress peut avoir un impact sur la santé oculaire en provoquant des manifestations telles que des corps flottants dans les yeux, connus sous le nom de myodésopsies. Ces phénomènes sont fréquents à partir de 60 ans et généralement inoffensifs pour la vision. Afin de prévenir et de traiter cet inconfort visuel, il y a la méditation pleine conscience, le yoga et le massage oculaires, le sommeil de qualité, l’éloignement des écrans ainsi que la pratique d’activités en extérieur. En cas de symptômes graves ou soudains, il est recommandé de consulter un ophtalmologiste pour envisager des traitements médicaux, comme le laser Yag ou la vitrectomie.

Stress et corps flottants dans les yeux : découvrez les causes et comment y remédier !

Touchant plus de 3 millions de Français, le Syndrome du côlon irritable (SCI) est un trouble qui peut vite devenir invalidant et toucher la qualité de vie des patients. Son intérêt scientifique réside dans le fait qu’il illustre parfaitement les interactions entre le cerveau et la sphère gastro-intestinale. En effet, les chiffres et les résultats des études sont sans conteste : le SCI est très souvent associé à l'anxiété et à la dépression, soulignant ainsi l'étroite relation entre la santé mentale et le bien-être intestinal.

Qu'est-ce que le syndrome du côlon irritable ?

Nous retrouvons diverses appellations pour ce trouble : le SCI, le syndrome de l’intestin irritable (SII), la colopathie fonctionnelle…  

Toutes se réfèrent à cette pathologie qui a un impact sur la santé physique et mentale, se manifestant par des douleurs abdominales fréquentes et des troubles du transit tels que la constipation, la diarrhée ou une alternance des deux types de dysfonctionnement. Le sujet peut également présenter un ballonnement, des algies ano-rectales, des hémorroïdes, des brûlures d’estomac, des maux de tête, une fatigue chronique…

L’étude de Cruz et ses collaborateurs (2007) atteste que le syndrome du côlon irritable est souvent associé à d’autres symptômes d’ordre psychiatrique tels qu’une dépression ou de l’anxiété. Ces derniers peuvent précéder ou accompagner les manifestations gastro-intestinales.

Touchant essentiellement l’adulte jeune (entre 20 et 30 ans), cette maladie affecte plus les femmes que les hommes, avec un ratio de 2/1. D’après l’APSSII, elle est généralement chronique et elle peut évoluer en suivant un des schémas suivants :

le syndrome du côlon irritable

Les facteurs psychologiques influençant le syndrome du côlon irritable

Depuis les années 2000, les chercheurs en santé mentale et en gastrologie n’ont cessé d’étudier les relations entre le microbiote et le cerveau pour comprendre comment les troubles intestinaux peuvent influer sur les maladies mentales et inversement. Découvrons l’impact de l’anxiété et de la dépression sur le syndrome du côlon irritable.

L'anxiété et son impact sur le syndrome du côlon irritable

Les études démontrent que le syndrome du côlon irritable est plus souvent associé aux pathologies anxieuses comme le trouble panique et l’anxiété généralisée qu’à la phobie sociale ou spécifique et aux troubles obsessionnels compulsifs (TOC).

Il est, par ailleurs, indéniable que l’anxiété a un impact sur le SCI. En effet, les patients rapportent tous une augmentation de l’intensité et de la fréquence de leurs symptômes par périodes de stress et une diminution de manifestation lorsqu’ils sont en vacances.

La dépression et son influence sur le syndrome du côlon irritable

Le lien entre le SCI et les troubles de l’humeur est clairement confirmé par la science. Rien que dans les recherches de Banjree et de Fond, rapportées par Carra A Simpson et ses collaborateurs en 2020, nous retrouvons que 84 % des participants touchés par la colopathie fonctionnelle souffrent également de dépression.

Dans la littérature scientifique, nous remarquons que les pathologies dépressives, accompagnant le syndrome intestinal, contribuent à l’aggravation des symptômes et qu’elles affectent négativement la qualité de vie du patient.

Les facteurs psychologiques influençant le syndrome du côlon irritable

Les mécanismes biologiques liant anxiété, dépression et syndrome du côlon irritable

La relation entre le syndrome du côlon irritable, l’anxiété et la dépression est clairement à double sens.

En effet, les troubles psychologiques semblent avoir un impact sur la motilité du côlon et de l’intestin grêle via la suractivation du système nerveux autonome et la perturbation de la régulation de la sérotonine. On observe alors une augmentation ou une réduction de la force des contractions du système digestif qui entraînent un changement dans la rapidité de dégradation des aliments et par là, l’apparition de la diarrhée ou de la constipation.

Selon Gwee et ses collègues (2003), les cytokines inflammatoires, dont l'interleukine-6 (IL-6), qui sont associées à la dépression et à l'anxiété, pourraient aussi contribuer au  développement ou à l'aggravation du SCI. Ceci se produit via le déclenchement d’inflammations dans le tube digestif.

Pour ce qui est du microbiote, s’il est perturbé, il va agir à son tour sur le fonctionnement psychique pour le déstabiliser. 

Nous retrouvons ainsi des recherches qui ont montré qu’une dysbiose (perte de l’homéostasie au niveau des intestins) engendre une augmentation du taux de cortisol salivaire et par conséquent une élévation des niveaux d’anxiété. Il a également été prouvé que ce déséquilibre de la flore intestinale peut provoquer une anomalie dans la sécrétion de divers neurotransmetteurs tels que le GABA et la sérotonine. Cela joue un rôle majeur dans l’émergence des affections anxio-dépressives.

Les approches de traitement pour les personnes souffrant de SCI associé à un trouble anxieux ou à une dépression

L’inconfort et la souffrance des sujets présentant le SCI font que la vie devient réellement difficile, et ce, surtout quand les troubles se chronicisent et durent dans le temps. Heureusement, diverses méthodes thérapeutiques permettent d’adoucir le quotidien. Il arrive même parfois qu’elles éradiquent la pathologie. Parmi les solutions le plus souvent proposées par les spécialistes, il y a :

Thérapies cognitivo-comportementales pour gérer l'anxiété intestinale

La thérapie cognitivo-comportementale a, à maintes reprises, prouvé son efficacité dans le traitement du SCI. Dans cette étude,  61 % des participants ont remarqué une amélioration de leur état contre seulement 43 % des sujets qui ont suivi une autre psychothérapie.  

Pour que la TCC soit efficace dans ce cas précis, il est important que le thérapeute réalise une psychoéducation du patient pour que ce dernier devienne parfaitement conscient des liens entre son état mental et ses symptômes. Il faut également qu’il apprenne à gérer et à rationaliser ses pensées et ses cognitions négatives. Enfin, l'entraînement à la relaxation permet de mieux faire face au stress et de modifier la perception de la douleur (Sabate, 2022).

Médicaments utilisés pour soulager l'anxiété intestinale

Les progrès des connaissances en matière de l’axe intestin-cerveau ont permis de comprendre que les psychothérapies, mais également les traitements anxiolytiques et/ou antidépresseurs pouvaient être d’une grande efficience face au syndrome du côlon irritable.

Ainsi, le patient aura bien sûr droit à un laxatif ou à un ralentisseur du transit intestinal, selon la forme de SCI dont il souffre. Son médecin lui prescrira aussi un médicament antispasmodique pour traiter les douleurs abdominales. Mais il pourra surtout lui proposer un inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine (ISRS) ou un antidépresseur tricyclique.

Les approches de traitement pour les personnes souffrant de SCI associé à un trouble anxieux ou à une dépression

Conseils pratiques pour gérer l'anxiété liée au syndrome de l’intestin irritable au quotidien

En plus du recours aux traitements susmentionnés, la personne souffrant de syndrome du côlon irritable peut réduire son anxiété toute seule en utilisant des techniques de relaxation. Elle peut également s’entourer d’individus expérimentant les mêmes vécus.

La prévention de l'anxiété en lien avec le syndrome du côlon irritable : comment réduire les risques ?

Afin de sortir des griffes de l’anxiété liée au SCI, il faut aussi bien essayer de réduire les symptômes de la maladie qu’améliorer son bien-être psychique de manière générale. Ainsi, le patient peut :

La prévention de l

Les autres troubles gastro-intestinaux liés à l'anxiété et à la dépression

L’interaction intestin-cerveau fait que l’anxiété et la dépression peuvent occasionner divers autres troubles intestinaux. Parmi ces derniers, nous retrouvons :

Conclusion

Ainsi, le syndrome du côlon irritable est une maladie chronique qui affecte la motilité des intestins provoquant une modification du transit. Elle s’accompagne de douleurs abdominales récurrentes et très souvent d’anxiété ou de dépression. Au niveau biologique, ce trouble est lié à l'interaction entre le microbiote intestinal et le cerveau. Cette connexion contribue à aggraver aussi bien les symptômes psychiques que somatiques. Pour traiter efficacement le SCI, une approche prenant en compte à la fois les aspects physiologiques et psychologiques est essentielle. C'est pourquoi les spécialistes prescrivent fréquemment des antidépresseurs et des psychothérapies.

Le lien entre anxiété, dépression et syndrome du côlon irritable décrypté

Les deux psychiatres français Olivier Saladini et J-P Luauté suggèrent que la dépersonnalisation est un dysfonctionnement du mécanisme adaptatif en réponse à une situation de danger vital. Dans la population générale, il est estimé que près de 50 % des individus peuvent expérimenter cette manifestation au moins une fois dans leur vie. Cependant, ce trouble, qui est peut être profondément déstabilisant, se retrouve, surtout dans divers troubles mentaux, voire somatiques, et il est principalement associé à l'anxiété.

Qu'est-ce que la dépersonnalisation en cas d'anxiété et quels sont ses symptômes ?

Dans la cinquième édition du Manuel Diagnostique et Statistique des Troubles Mentaux (DSM-5), la dépersonnalisation est classée en tant que trouble dissociatif, caractérisé par la perte de la cohérence de l'expérience subjective.

Pour simplifier tout cela, nous allons examiner de plus près les symptômes de ce trouble qui peuvent d’ailleurs se manifester de manière prolongée ou récurrente. La personne en a toujours conscience, mais n’arrive généralement pas à les contrôler.

Le détachement de soi

Selon Didier Lauru  (2004), le sujet qui vit une dépersonnalisation a d’abord une impression d’étrangeté par rapport à lui-même. C’est comme s’il se regardait de l’extérieur et qu’il était totalement déconnecté de son corps.  Il positionne alors tel un observateur extérieur de ses sensations, de ses émotions, de ses pensées et parfois même de ses actes. Il peut expérimenter un engourdissement physique tout comme une indifférence émotionnelle absolue et/ou une distorsion mnésique.

La déréalisation

Certains auteurs ne peuvent séparer la dépersonnalisation de la déréalisation. D’autres les considèrent comme deux entités indépendantes. Nous pensons qu’au vu des témoignages des patients, il est pratiquement impossible de les dissocier. En effet, lorsque la personne se déconnecte d’elle-même, elle éprouvera une perte de sentiment d'identité et elle aura irrémédiablement une impression d'irréalité et de détachement par rapport à son environnement.

Il est très important de noter que la déréalisation en cas d'anxiété se caractérise par le fait que l’individu éprouve une distorsion ou une altération de sa perception du monde réel, mais qu’il conserve une appréciation générale de la réalité intacte. C’est ce qui le distingue d’ailleurs du sujet souffrant de schizophrénie.

Quelles sont les causes et les facteurs déclencheurs de la dépersonnalisation en cas d'anxiété ?

La dépersonnalisation peut toucher tous les types de structures psychologiques et se retrouver dans diverses maladies mentales. Découvrons quand et pourquoi elle se manifeste lorsqu’on est face à une affection où l’anxiété est prédominante.

Le stress chronique

Lorsqu’un sujet subit un stress intense, il passe par trois phases : l’alarme, la résistance et l’épuisement avant d’arriver à un état d’homéostasie. Mais si le stress se prolonge dans le temps, les mécanismes d’adaptation et les stratégies de coping peuvent être soumis à rude épreuve. A ce moment-là, les angoisses atteignent un niveau tel qu’elles engendrent un épisode de dépersonnalisation. En effet, c’est comme si l’inconscient coupait momentanément l’individu de lui-même et de son environnement afin de se préserver d’un vécu ingérable.

Les troubles anxieux, tels que les attaques de panique et l’anxiété généralisée

Figurant parmi les symptômes importants des tableaux cliniques des troubles anxieux, la dépersonnalisation s’observe assez fréquemment.

Son incidence lors d’une attaque de panique est pourtant variable d’une culture à une autre selon certains chercheurs. Cela peut aller de 7 % à 69 % avec moindre occurrence chez les patients méditerranéens que chez les anglo-saxons ( Shiori et ses collaborateurs, 1996).

D’autres recherches ont montré que plus le sujet est atteint d’anxiété de manière précoce et plus son niveau d’angoisse est élevé, plus il risque d’expérimenter la dépersonnalisation.

Enfin, l’étude de Toni, Cassano, Perugi, Murri, Mancino et Petracca, citée Saladini et Luauté (2003), suggère que c’est un dysfonctionnement temporo-limbique qui est à l’origine du phénomène dans les pathologies anxieuses.

Les dissociations traumatiques, telles que dans le trouble de stress post-traumatique (TSPT)

Lorsqu'un individu est confronté à la mort, à des blessures graves, ou à une menace pour son intégrité physique ou pour celle d'autrui, on considère généralement un tel événement comme traumatisant. Ce dernier peut engendrer par la suite un état de stress post-traumatique chez le sujet.

Là où la dépersonnalisation apparaît généralement, c’est au moment même de l’occurrence de la situation traumatogène et/ou rapidement après. Il s’agit alors d’une sorte de dissociation péri-traumatique visant à préserver l’équilibre mental du sujet.

L'utilisation de substances psychoactives

Il arrive fréquemment que le sujet, en proie à une anxiété accablante, se réfugie dans l’alcool et l’utilisation des drogues, croyant que cela pourrait l’aider à retrouver le bien-être. Évidemment, ceci est totalement erroné, puisque la relaxation sera de courte durée et qu’elle sera rapidement rattrapée par un niveau d’angoisse encore plus important que celui de départ.

En plus, il faut savoir que les intoxications éthyliques et toxiques vont créer un déséquilibre cérébral qui augmentera le risque de dépersonnalisation. La psychologue Marlene Steinberg a même souligné que la marijuana peut rendre le trouble chronique.

les causes et les facteurs déclencheurs de la dépersonnalisation en cas d

Comment faire face à la dépersonnalisation en cas d'anxiété : les solutions possibles

Afin d’arriver à gérer les épisodes de personnalisation, il faut s’attaquer à son origine et donc travailler sur l’anxiété. Pour cela, il y a les psychothérapies, les traitements médicamenteux, mais il existe également des méthodes que chacun peut utiliser au quotidien pour gagner en sérénité.

La thérapie cognitivo-comportementale (TCC)

La TCC est l’approche thérapeutique idéale des troubles anxieux. En effet, elle va permettre au sujet d’identifier ses pensées irrationnelles qui font qu’il est constamment angoissé. Parallèlement, une restructuration cognitive sera mise en place permettant d’évaluer les schémas de pensées, de les rationaliser et de les remplacer par des cognitions positives ou du moins plus réalistes. Par ailleurs, le thérapeute dispensera une psychoéducation au patient. Cela aidera celui-ci à comprendre et gérer ses divers symptômes, dont la personnalisation. Enfin, il l’initiera aux techniques de relaxation pour l’armer face au stress.

La gestion de l'anxiété par des techniques de relaxation

Ceci peut aussi se faire en dehors du cadre de la TCC. La personne sujette à l’anxiété pourra se former à diverses méthodes qu’elle pratiquera par la suite de manière régulière :

Les médicaments prescrits par un psychiatre

Les traitements qui fonctionnent le mieux sur la dépersonnalisation et la déréalisation sont ceux qui ciblent le trouble mental qui a déclenché de tels symptômes. Dans le cas de l’anxiété, les psychiatres prescrivent généralement des anxiolytiques ou des antidépresseurs sous la forme d’inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine.

Nous rappelons que seul un médecin est habilité à prescrire ces médicaments et qu’il est impératif de respecter les doses recommandées par le spécialiste.

L'adoption d'un mode de vie sain

L’alimentation équilibrée n’a pas pour seul objectif de retrouver une jolie silhouette. En effet, elle participe grandement à l’équilibre mental de l’individu.  Éviter les matières grasses, la restauration rapide, les boissons sucrées et le café va avoir des conséquences positives sur le bien-être général.  Il en sera de même de la consommation des fruits, des légumes et des protéines de qualité.

Par ailleurs, nous recommandons vivement la pratique quotidienne d’une activité physique. Celle-ci stimulera la production de la dopamine et des endorphines et régulera  ainsi l’anxiété.

Le soutien social

Le soutien social est une variable qui a souvent été délaissée en psychologie. Pourtant, depuis les années 2000, nous constatons un regain d’intérêt pour cette notion et pour sa relation avec le bien-être mental. La recherche de Brummet, citée par Juéry (2019), confirme que le support des pairs peut diminuer la détresse psychologique lorsque le sujet a connu des événements traumatiques. D’autres études ont démontré l’effet tampon des relations sociales face aux situations stressantes.

La dépersonnalisation en cas d'anxiété : quand faut-il consulter un professionnel ?

Il existe 3 principaux critères qui définissent le moment opportun pour consulter un psychologue ou un psychiatre.

L'impact significatif sur la qualité de vie quotidienne

La dépersonnalisation générée par l’anxiété et le trouble anxieux lui-même peuvent avoir des conséquences importantes sur la qualité de vie. En effet, il se peut que ces manifestations rendent difficile l’accomplissement des missions professionnelles et des tâches quotidiennes. La personne devient inapte à contrôler ses émotions et à se comporter comme à son habitude.

La persistance des symptômes pendant une période prolongée

Le fait que la dépersonnalisation ne se limite pas à un épisode isolé va  déstabiliser le sujet au plus haut point. Cela risque d’interférer avec ses obligations personnelles et professionnelles, mais également d’accentuer ses troubles anxieux. Nous pourrons même assister à l’apparition d’autres affections psychiques telles que la dépression.

Les pensées suicidaires ou les comportements autodestructeurs

Il est toujours urgent de prendre rendez-vous chez un professionnel quand les idéations suicidaires ou des actes auto-agressifs font leur émergence. Il faut en parler autour de soi et  agir rapidement pour éviter les passages à l’acte. La demande de consultation peut aussi bien être exprimée par la personne concernée que par son entourage.

La dépersonnalisation en cas d

Conclusion

La dépersonnalisation est un trouble retrouvé dans le tableau clinique des troubles anxieux. Il se manifeste par une déconnexion de son corps et de ses émotions et par un sentiment de déréalisation. Le sujet peut présenter un tel épisode quand il est confronté à un stress chronique, ou lorsqu’il souffre d’anxiété généralisée, d’attaques de panique ou d’un état de stress post-traumatique.  Ce symptôme peut également être créé ou chronicisé par la consommation d’alcool ou de drogues. Heureusement, des solutions existent comme l’adoption d’un mode de vie sain, la pratique sportive, le recours à un soutien social, les techniques de relaxation ou les thérapies cognitivo-comportementales.

Comprendre la dépersonnalisation en cas d

Le dernier rapport de Santé Publique France, datant du mois de juin 2023, montre que 22 % de la population française consomme une quantité d'alcool excédant les limites considérées comme normales. Bien que ce pourcentage ait connu une légère baisse en comparaison avec les années précédentes, son niveau demeure préoccupant vu les conséquences délétères de l'abus et de la dépendance à l'alcool sur l’anxiété et la santé mentale en général.

Quels sont les effets néfastes de l'alcool sur la santé mentale et l'anxiété ?

S’il n’est pas évident de définir une limite de consommation raisonnable de l’alcool, l’Institut National du Cancer et Santé Publique France ont pourtant tenté en 2017 de fixer un seuil. Ils jugent non-préjudiciable le fait de boire dix verres standards hebdomadairement, et ce, sans dépasser deux verres par jour. Au-delà, ils estiment que des effets nocifs sur la santé mentale ne tarderaient pas à apparaître.

Les effets de l’alcool sur la santé mentale

Parmi les conséquences négatives de la consommation de l’alcool sur le bien-être mental de la personne, les études ont répertorié :

Les effets de l'alcool sur l'anxiété

De nombreuses études scientifiques se sont penchées sur les liens entre l'alcool et ce trouble psychologique. Les résultats publiés par Zullino et son équipe en 2013 indiquent que 20 % des individus souffrant de dépendance à l'alcool affichent également de l’anxiété. Par ailleurs, des recherches menées par l'Epidemiologic Catchment Area (ECA) ont révélé que 26 % des patients atteints de troubles anxieux présentent une addiction à l'alcool concomitante. Ainsi, dans cette interaction entre l'anxiété et la consommation d'alcool, il peut être difficile de déterminer quelle est la cause et quelle est la conséquence. Mais ce qui est certain, c’est que dans ce cercle vicieux, les effets de la boisson peuvent être les suivants :

les effets néfastes de l

Comment l'alcool aggrave-t-il les symptômes d'anxiété ?

En général, les individus aux prises avec des troubles anxieux ont souvent tendance à croire que la consommation d'alcool améliorera leur bien-être. Cependant, cette croyance est fausse, du moins sur le long terme. En réalité, l'alcool va provoquer l'effet inverse de celui recherché. Son utilisation régulière en tant qu’automédication peut perturber l'équilibre des substances chimiques dans le cerveau. 

Voici les mécanismes par lesquels l’alcool agit sur les symptômes d’anxiété selon Silberman et ses collaborateurs (2009) :

-   Au tout début, l’effet est clairement anxiolytique : ceci se fait par une action sur les neurotransmetteurs inhibiteurs et excitateurs du cerveau. Il va alors augmenter l’effet de l’acide gamma-aminobutyrique (Gaba) pour donner lieu à une désinhibition chez l’individu. Parallèlement, il va diminuer le rôle du glutamate, ce qui engendrera un  apaisement.

-       Le lendemain, l’anxiété regagne le sujet, un peu plus intensément : le déséquilibre induit la veille par la consommation d’alcool entraînera une réaction du cerveau. Face au haut taux du Gaba associé à un faible niveau de glutamate, il va contrebalancer la tendance recréant l’anxiété.

L'alcool comme déclencheur d'attaques de panique et de crises d'anxiété

Commençons d’abord par informer les personnes souffrant de troubles anxieux sur leur vulnérabilité accrue au développement d'une addiction à l'alcool. En effet, leur risque est 2,4 fois supérieur à celui de la population générale.

Parallèlement, et comme susmentionné, l’alcool augmentera l’anxiété et la tendance à manifester des crises de panique. Silberman et ses collègues (2009) pensent que les expositions aiguës et chroniques vont avoir une influence sur la communication synaptique excitatrice et inhibitrice du cerveau et entraîneront un effet hautement anxiogène sur l’individu. Il convient de rappeler que, comme l'a souligné Cosci en 2007, ces changements neurochimiques peuvent survenir aussi bien lorsqu'un sujet utilise l’éthanol en tant qu’automédication, que dans le cas d'une dépendance avérée ou lors du sevrage.

L'alcool comme facteur de diminution de l'efficacité des traitements contre l'anxiété

Si les anxiolytiques ont pour mission d’apaiser le sujet de réduire le niveau de son anxiété, ils peuvent également avoir des effets négatifs, tels que l’étourdissement, la somnolence, les troubles de l’équilibre et de la mémoire…

En les mélangeant avec l’alcool, ils risquent d’être encore plus nocifs pour l’individu, tout en perdant de leur efficience. En effet, ce cocktail aura tendance à augmenter la sédation du patient, celle-ci peut atteindre des seuils qui mettent en danger sa vie. Il peut aussi endommager le foie, provoquer une détresse respiratoire ou une overdose le faisant tomber dans le coma ou entraînant sa mort. 

Il est donc capital de s'abstenir totalement de la consommation d'alcool lors de la prise d'un traitement anxiolytique.

L'alcool et la perturbation du sommeil, un facteur aggravant pour l'anxiété

La durée et la qualité du sommeil ont un impact direct sur la gestion du stress, sur l’irritabilité et sur le niveau d'anxiété. Il faut d’ailleurs noter que contrairement aux idées reçues, l'alcool n'est pas le meilleur allié pour des nuits paisibles, loin de là. Il est vrai qu’il peut faciliter l'endormissement en agissant sur l'adénosine et le système GABAergique, mais il a une action néfaste sur le reste de la nuit.

En effet, selon Dematteis et Pennel (2018), le sommeil sera perturbé par des réveils fréquents en raison de la métabolisation de l'alcool, qui provoque une diminution des taux sanguins de l’hormone de croissance et de la mélatonine. Certains chercheurs ont même observé des cas d'apnées du sommeil chez des patients souffrant d'alcoolisme.

l

Les alternatives à l'alcool pour gérer le stress et l'anxiété

Maintenant qu’il est clair que l’alcool est loin d’être un allié contre l’anxiété, il est important de trouver d’autres moyens qui permettent d’atteindre le bien-être. Voici les alternatives que nous considérons comme les plus efficaces :

Si les méthodes naturelles ne permettent pas de s’en sortir seul, il faut faire face à la réalité et reconnaître que le trouble anxieux nécessite de prendre rendez-vous avec un spécialiste. Le psychologue ou le psychiatre sauront faire le bon diagnostic et orienter vers le traitement médicamenteux et/ou psychothérapeutique qui convient le mieux au patient.

Les ressources d'aide disponibles pour les personnes souffrant d'anxiété liée à la consommation d'alcool

Lorsqu’une personne souffre d’une anxiété consécutive à la consommation d’alcool, elle peut s’orienter vers les organismes suivants :

Principales ressources dans la prise en charge des addictions, schéma retrouvé sur le site https://www.solidarites-usagerspsy.fr/

Pour conclure,

Celui qui utilise l’alcool comme automédication contre l’anxiété risque gros.   En effet, ce remède n’en est pas un. Il s’agit d’un poison qui interfère via des neurotransmetteurs pour aggraver la symptomatologie anxieuse et diminuer l’efficacité des anxiolytiques, noyant le sujet dans un tourbillon infernal fait d’angoisses, de dépression, d’addiction et d’idéations suicidaires. Heureusement, il existe de nombreuses alternatives naturelles qui permettent de dépasser efficacement l’anxiété. Et si cela ne suffit pas, il est important de connaître les divers dispositifs qui ont été mis en place par l'État pour aider le patient à aller mieux.

Alcool et anxiété : les effets néfastes sur la santé mentale
crossmenu linkedin facebook pinterest youtube rss twitter instagram facebook-blank rss-blank linkedin-blank pinterest youtube twitter instagram