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Comment traiter les boutons de stress au bras ?

30 mai 2022
Rédigé par Inès

Les boutons sont dus à une affection dermatologique et ils sont parfois difficiles à assumer. Ils peuvent apparaître sur le visage mais aussi sur diverses parties du corps. Au niveau du bras, ils provoquent une douleur lancinante, très désagréable. Parmi les causes de leur apparition, il y a parfois des troubles hormonaux, une mauvaise hygiène de vie et un régime alimentaire oxydatif. Mais ils peuvent aussi être déclenchés par le stress psychologique. En effet, la peau subit, souvent de plein fouet, les états mentaux. S’il existe des moyens naturels et efficaces pour éradiquer temporairement ces pustules, il est primordial d’apprendre à gérer ses angoisses pour en finir définitivement avec ce type de manifestations cutanées.

Quelle est la relation entre le stress et les problèmes de peau ?

Tout le monde sait que certaines pathologies dermatologiques sont très souvent causées par le stress ou aggravées par ce dernier. Les chercheurs ont tenté de prouver le lien entre l’état psychique et l’épiderme en adoptant divers axes.

Sur le plan nerveux et immunitaire

Il a été clairement établi que, dès les premières phases de l’embryogenèse, les nerfs du cerveau et de la peau étaient reliés et appartenaient tous les deux à l’ectoderme. Des analyses histologiques ont démontré un lien fort subsistant entre la fibre nerveuse et les cellules de Langerhans (Hosoi et ses collaborateurs, 1993). Ces dernières sont responsables de l’immunité de l’épiderme. Ainsi, en cas de stress, la barrière immunitaire peut être fragilisée.

Au niveau physiologique et endocrinien

Le stress va provoquer la sécrétion de divers neurotransmetteurs. Ces derniers permettent à la personne de réunir ses ressources énergétiques et mentales pour « affronter » ou « fuir » l’événement angoissant. Mais une fois ce dernier dépassé, si le sujet est toujours aussi angoissé, le taux élevé de certaines hormones va devenir délétère. Le cortisol perdra alors de sa fonction anti-inflammatoire et ouvrira la porte à diverses inflammations. Celles-ci touchent très souvent la peau, vu la relation entre le cerveau et l’épiderme. En effet, selon Choi et ses collaborateurs (cités par Hosoi, 2006), une altération de la barrière épidermique est observée suite à l’action du stress sur l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénal.

Sur un plan psychique

Pomey Rey était une dermatologue qui s’est ensuite convertie en psychanalyste. Ses observations soutenaient l’idée que des dermatoses étaient causées par des événements de vie traumatisants ou stressants. Ces constatations ont été confirmées par un grand nombre de ses collègues. La pionnière de la psychodermatologie explique cela en se basant sur la notion de Moi-peau de Didier Anzieu. Cette conception soutient que le Moi se construit, en partie, grâce aux soins apportés à la peau de l’enfant. Et plus tard, quand ce dernier est soumis à certaines pressions, c’est son épiderme qui va « décompenser » et déclarer des affections (Vust, 2010).

Comment se manifestent les boutons de stress sur les bras ?

Ces boutons sur le bras sont généralement dus à une poussée d’acné. Cette dermatose inflammatoire se manifeste, en effet, aussi bien sur le visage, qu’au niveau du dos ou en haut des bras.

Excès de sébum

Le stress va modifier la texture de l’épiderme en agissant, entre autres, sur les glandes sébacées. Ces dernières sécréteront alors du sébum en grande quantité. Ainsi, la peau au niveau de la zone touchée est généralement très grasse. Les pores s’en trouveront dilatés, et ainsi, les boutons et les points noirs trouveront un milieu favorable pour se manifester et se multiplier.

Boutons généralement douloureux

Les boutons de stress au bras sont généralement assez gros. Même si on peut observer des pustules ou des papules, il s’agit le plus souvent de kystes. Ils sont généralement très inflammés et douloureux.

Cicatrices

Très souvent, une fois asséchés, les boutons de stress laissent des traces sur la peau. C’est pourquoi, il est fortement déconseillé de manipuler ce type de boutons. Il est par contre recommandé, si les poussées sont fréquentes, de consulter un dermatologue qui prescrira un traitement visant à les faire disparaître.

3 Astuces naturelles pour soulager les problèmes de peau dus au stress

Mis à part les traitements médicamenteux, il est possible de diminuer l’inflammation, de limiter l’apparition des boutons ou d’accélérer leur disparition en employant des moyens simples ou en évitant certains gestes.

Se vaporiser régulièrement le bras

L’eau thermale peut être un très bon remède lorsqu’une personne a des boutons de stress. En effet, ce liquide minéral et naturel dispose de divers bienfaits sur la santé. S’en vaporiser, régulièrement, sur le bras, et ce, pendant une cure de longue durée, va permettre d’assécher les pustules ou les kystes. Cela agira aussi sur les folliculites profondes en les éliminant. De plus, ça réduira les risques de se retrouver avec des cicatrices (Sanders, 2006). Par ailleurs, il faut savoir que cette eau est apaisante. Elle calmera donc les douleurs.

Utiliser une crème hydratante

Dans l’imaginaire collectif, vu leur excès de sébum, les peaux acnéiques n’ont pas besoin d’hydratation. Pourtant, ce type d’épiderme a autant besoin que les autres de ce type de soin. Cependant, il doit être appliqué qu’une fois le bras bien nettoyé par un gel spécifique adapté au corps. Cela permet de réduire le surplus de gras et de faire bénéficier le derme des propriétés du produit. Il est recommandé, bien sûr, d’opter pour une crème non comédogène et antioxydante pour éviter l’apparition de nouveaux boutons.

Éviter les gommages

Ces derniers contiennent, la plupart du temps, des agents très abrasifs. Ce type de traitement est donc fortement déconseillé pour les peaux acnéiques. Cela risque de les irriter et de fragiliser encore plus la barrière cutanée. De plus, il est important de savoir que plus la peau se retrouve asséchée plus les glandes sébacées vont travailler et sécréter du sébum. Il s’agira alors d’un cercle vicieux. Par ailleurs, certains gommages mécaniques risquent de provoquer de nouvelles lésions et des surinfections.

Soigner le stress pour traiter durablement les boutons de stress au bras

L’eczéma, le zonal’urticaire et l’acné sont tant de manifestations dermatologiques, qui sont soit causées soit aggravées, par le stress. Il est, bien sûr, important de les traiter pour diminuer leur impact sur la psychologie de la personne. En effet, elles peuvent être assez néfastes puisqu’elles génèrent souvent de l’anxiété, une mauvaise image de soi, un retrait social… Mais ce qui est primordial, c’est de venir à bout des angoisses qui en sont la source.

Il faudrait, alors, ne plus se laisser abattre par le stress, mais changer sa perception de son environnement pour arriver à affronter les situations anxiogènes. S’armer d’outils pour gérer quand on ne veut pas se laisser dépasser par les évènements, c’est la clé pour sortir de cette dynamique qui donne lieu à des pathologies somatiques. Cela permettra au sujet de ne plus souffrir de boutons au bras, au visage ou d’autres troubles touchant la sphère gastro-intestinale ou même cardiovasculaire.

Pour arriver à atteindre un équilibre psychique, il suffit parfois d’utiliser des moyens naturels. On peut en citer la méditation, les huiles essentielles, les fleurs de Bach… Mais si l’intensité des angoisses est trop importante et qu’elle menace les capacités adaptatives du sujet, il est conseillé de consulter un psychiatre ou un psychothérapeute.

Conclusion

Ainsi, le stress est à l’origine de nombreux maux qu’il est possible de traiter un à un. En cas de boutons, l’hydratation, l’eau thermale et l’évitement des traitements irritants permettent d’apaiser, de faire disparaître les pustules et de ne pas avoir de cicatrices. Mais il ne faut surtout pas oublier de traiter les angoisses pour éviter les récidives ou les complications. En plus des moyens cités plus haut, l’homéopathie peut être envisagée comme une excellente alternative pour trouver la sérénité.

Les auteurs de cet article :
Inès
Inès, Psychologue Clinicienne
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