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Comprendre et lutter contre la paresthésie liée au stress ?

16 mai 2022
Rédigé par Inès

Le stress se manifeste à travers une symptomatologie très variée. Les éléments les plus connus de cette dernière sont l’irritabilité, les tensions musculaires et les palpitations cardiaques. Mais il existe aussi certains signes qui peuvent passer inaperçus et qui devraient pourtant alerter la personne qui les ressent. Parmi ces derniers, il y a la paresthésie qui est ce trouble sensitif assez désagréable, tout en étant très rarement douloureux. Selon le manuel statistique et diagnostique des maladies mentales (DSM 5), elle s’observe souvent chez les sujets souffrant d’attaques de panique. Un traitement de fond de l’état psychologique pourrait l’éliminer. Parallèlement, au moment de son occurrence, certains gestes aident à la calmer.

Qu’est-ce que la paresthésie ?

Étymologiquement, le terme paresthésie est d’origine grecque et signifie sensation anormale. Il s’agit effectivement d’un trouble neurologique qui touche le sens du toucher. La personne ressent des fourmillements, des picotements ou un engourdissement d’un ou de plusieurs de ses membres. Elle peut toucher les zones riches en nerfs, telles que le visage, les mains, les doigts ou les jambes. Certains rapportent une impression de brûlure ou de « peau cartonnée ». Pour faire simple, cela consiste en une perte de la sensibilité qui peut être totale ou partielle. Tout cela est généralement ponctuel et la sensation de douleur est très souvent absente. Cependant, si les manifestations deviennent chroniques, il se peut que ça puisse présenter un certain danger pour l’individu. En effet, ça pourrait rendre la conduite difficile et périlleuse ou occasionner de nombreuses chutes (Levin, 2021).

Diverses causes peuvent être en jeu. Elles ont généralement pour point commun un dysfonctionnement du SNC ou du système nerveux périphérique. Si parfois, il s’agit juste d’une compression d’un nerf après avoir maintenu une position corporelle inadaptée, dans d’autres cas, l’origine est une maladie. Cela peut être le syndrome du canal carpien, la sclérose en plaques ou le diabète. La paresthésie constitue également un des symptômes retrouvés chez les sujets stressés, qui souffrent de spasmophilie ou d’attaques de panique.

5 conseils pour calmer les fourmillements dans les jambes

La paresthésie est toujours désagréable à vivre. Heureusement, il existe des moyens rapides, simples et naturels de la faire disparaître. Si malgré l’utilisation de ces méthodes, la sensation persiste et s’associe à d’autres troubles (vertiges, difficultés à parler…), il est important de consulter un médecin rapidement. L’hypothèse que ce symptôme soit un signe avant-coureur d’un AVC n’est pas à éliminer.

Faire un bain de sel d’Epsom

Le sel d’Epsom, ou sel anglais, est réputé pour ses propriétés décontractantes et relaxantes. Il est composé de sulfate et de magnésium. En le diffusant dans l’eau du bain, les personnes souffrant de fourmillements pourront doublement bénéficier de ses propriétés. En effet, d’un côté, il agira sur l’engourdissement et de l’autre, ça aura un impact sur le stress. D’ailleurs, il faut savoir que les sujets stressés et les spasmophiles souffrent d’une carence en magnésium. Et ce minéral est tout à fait capable de traverser la barrière cutanée pour faire bénéficier l’organisme de ses vertus (Chandrasekaran et ses collaborateurs, 2016).

Prendre un bain chaud

L’engourdissement est généralement occasionné par une mauvaise circulation sanguine. Le sang alimentant difficilement les nerfs de la main, par exemple, la personne perdra sa sensibilité à ce niveau-là. Les bains chauds ont pour réputation de détendre les muscles, de réduire la pression artérielle et de faire en sorte que le liquide vital circule de manière plus fluide. Cela permet de retrouver rapidement sa sensorialité et de faire disparaître les fourmillements.

Se masser pour en finir avec les jambes engourdies

Les massages de la zone engourdie permettent de la stimuler et d’améliorer la circulation du flux sanguin. En utilisant une substance comme l’huile de magnésium transcutané, il y aura en plus un apport en ce minéral dont la personne est généralement carencée. Il faut savoir que la réflexologie est aussi très recommandée dans le cas de la paresthésie. En massant les points réflexes du membre concerné par ce trouble, la personne ressent rapidement la disparition de la sensation désagréable et un regain de sensibilité.

Tirer profit des propriétés anti-inflammatoires du curcuma

Certaines plantes présentent de nombreuses vertus pour le corps et l’esprit. Le curcuma fait sûrement partie des épices les plus intéressantes. Il s’agit d’un anti-inflammatoire très puissant. Il permet donc de soulager les paresthésies et de réduire l’inconfort ressenti. Par ailleurs, la poudre ocre agit également sur de nombreux symptômes et risques du stress. En effet, elle diminue l’anxiété, améliore la digestion, atténue les problèmes dermatologiques et permet de prévenir les maladies cardiaques (Hombourger, 2010).

Etirer le membre touché

Lorsqu’une personne ressent un picotement, un engourdissement ou des fourmis dans les jambes ou dans les mains, il est conseillé d’étirer le membre. Même si cela est très agréable, le bénéfice en sera rapidement ressenti. En bougeant la zone concernée et en faisant des mouvements assez amples, cela réactive la circulation sanguine et lui rend sa fluidité. Il existe d’ailleurs de nombreuses postures de yoga qui soulagent les fourmillements. Elles sont généralement recommandées pour les personnes souffrant du canal carpien ou de sclérose en plaques.

Comment vaincre la paresthésie grâce à un traitement durable du stress ?

La paresthésie n’est pas une pathologie à part entière. Il s’agit généralement d’un des symptômes d’une neuropathie ou d’autres désordres métaboliques ou psychiques. Elle ne bénéficie donc pas d’un remède spécifique reconnu. Les recommandations médicales orientent plutôt vers le traitement de sa cause (Levin, 2021).

Dans les cas où elle est psychogène et que c’est le stress qui en est l’origine, il faudra consulter un spécialiste de la santé mentale. Suite à une ou plusieurs consultations, le médecin posera un diagnostic et prescrira un médicament pour soulager les angoisses et aider le sujet à affronter les situations anxiogènes. Des benzodiazépines, des anxiolytiques non-benzodiazépines ou des antidépresseurs pourront alors être envisagés.

L’homéopathie peut elle aussi être envisagée. D’ailleurs, cette alternative peut aussi bien agir sur les angoisses que sur le fourmillement. Le kali phosphorique, par exemple, réduit aussi bien les engourdissements qu’il diminue la nervosité, le surmenage et la fatigue.

Le professionnel peut aussi indiquer une prise en charge psychothérapeutique qui viendra à bout des troubles psychiques. La TCC est spécialement efficace en cas de troubles anxieux avec attaques de panique.

Par ailleurs, parallèlement à tout cela ou dans les cas de stress très léger, la personne peut se prendre en charge elle-même en adoptant une certaine hygiène de vie et des gestes quotidiens qui procurent du bien-être. Une alimentation saine, un sommeil reposant, de la respiration abdominale, de la méditation et une pratique sportive régulière seront alors les clés de la sérénité.

Conclusion

Il n’y a pas de traitement spécifique pour se débarrasser des fourmillements. Cependant, des moyens naturels peuvent les calmer. Il est également possible d’en venir à bout en traitant leur cause naturellement ou avec un traitement médicamenteux. Ce dernier n’est à envisager que si l’anxiété est évaluée par un médecin comme étant pathologique. Enfin, les huiles essentielles constituent une autre alternative intéressante pour les combattre et en finir avec le stress.

Les auteurs de cet article :
Inès
Inès, Psychologue Clinicienne
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